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mercredi, juin 12, 2024

Un rapport mondial explique pourquoi l’Algérie fait partie des pays qui produisent le moins sur la planète

L’Algérie est classée parmi les pays qui produisent le moins dans le monde. Oui, l’Algérie dispose des capacités productives très faibles, voire dérisoires, révèle à ce propos l’indice des capacités productives (ICP) qui a été établi par La Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED), une agence de l’ONU chargée de mener la délicate mission d’intégrer les pays en développement dans l’économie mondiale de façon à favoriser leur essor. 

Déterminé par huit composants et quarante-six indicateurs, avec des performances notées de 1 à 100, il permet de mesurer la capacité de ses 193 Etats membres à réaliser leur transformation socio-économique. La CNUCED définit les capacités productives comme les ressources productives, les capacités entrepreneuriales et les liens de production qui, ensemble, déterminent la capacité d’un pays à produire des biens et des services qui lui permettent de croître et de se développer.

Ces 8 composants sont le Capital humain, capital naturel, énergie, transport, technologies de l’information et de la communication (TIC), institutions, secteur privé, changement structurel. Avec cet indice des Capacités Productives (ICP), la CNUCED, basée à Genève, veut « aider les pays en développement à améliorer leurs politiques de développement et à réduire la pauvreté. Il va aussi renforcer leur résilience économique face à des chocs tels que celui de la pandémie de coronavirus qui dévaste les économies du monde entier », explique ainsi cette organisation lors du lancement au début du mois de février dernier de ce nouveau indice qui mesure la capacité des pays à réaliser leur transformation socio-économique.

Le nouveau rapport mondial de la CNUCED nous permet de savoir que l’Algérie n’atteint qu’un Indice des capacités productives de 27,8, sur 100 ! Une très faible moyenne qui lui permet à peine de faire mieux que la Libye ravagée par la guerre avec un ICP  de 24,2. Notre pays est distancé ainsi par l’Égypte de 29,4 et le Maroc de 30,5.

Dans la région Afrique du Nord et Moyen-Orient (MENA), l’Algérie ne peut pas rivaliser aussi avec Jordanie  qui se situe à 31 d’ICP, et même la Palestine Occupée a des capacités productives beaucoup plus importantes que l’Algérie grâce à un indice ICP évalué à 31,3 sur 100.

La très mauvaise note de l’Algérie s’explique en grande partie par sa dépendance excessive aux exportations de matières premières et à une production limitée à quelques secteurs, indique à ce sujet la CNUCED. L’ICP dévoile également « des lacunes significatives » dont souffre structurellement l’Algérie dans des aspects clés liés aux capacités productives, notamment en lien avec les changements structurels, les institutions, l’énergie, les technologies de l’information et de la communication (TIC) et le capital humain. Ainsi, l’Algérie est lourdement handicapée par ses notes obtenues en terme de transport (8,5) et et de TIC (11,3).

C’est dire enfin que l’Algérie est encore loin de pouvoir booster sa production nationale pour pouvoir atteindre un niveau de développement appréciable. La conclusion de l’ICP de la CNUCED est sans appel : avec son de mode actuel de gouvernance, l’Algérie ne peut pas assurer le développement des capacités productives et la transformation structurelle de son économie.

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