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jeudi, juillet 18, 2024

Malgré un baril de pétrole à 84 dollars, l’Algérie a gagné des recettes de l’équivalent de seulement 13,5 milliards de dollars

Les autorités algériennes continuent de manipuler leur opinion publique concernant la vérité sur la situation financière du pays. Preuve en est, le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a tenté ce mardi 2 novembre de faire croire aux Algériennes et Algériens que leur pays s’enrichit grâce aux nouveaux revenus générés par l’augmentation des prix du baril de pétrole. Or, ce ministre est lui-même incapable de décrypter la véritable signification des chiffres qui lui ont été avancés par la direction générale de Sonatrach. 

En effet, devant les membres Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) à l’occasion d’un débat dans le cadre du débat autour des dispositions du projet de loi de Finances 2022, Mohamed Arkab a révélé que les recettes d’exportations d’hydrocarbures de l’Algérie se sont élevées à fin septembre dernier à 24 milliards USD enregistrant une hausse sensible de plus de neuf (9) mds USD (+62%) par rapport à la même période de 2020, soutenues par l’augmentation du volume d’exportation via les pipelines. Sauf que cette interprétation des chiffres est totalement malhonnête et fausse.

Pourquoi ? Parce que l’augmentation des exportations des hydrocarbures du pays de 62 % par rapport à l’année 2020 est une évidence et une suite logique à la reprise économique mondiale qui a suivi la vaccination massive dans les pays développés contre la pandémie de la COVID-19. Celle-ci avait paralysé entièrement l’économie mondiale et a plongé les prix du baril de pétrole et du gaz naturel dans le rouge durant de longs mois. Il était donc certain que le retour à une activité « normale » de l’économie mondiale allait  engendrer une croissance exponentielle de la demande  sur l’énergie notamment les hydrocarbures.

Mais ce que Mohamed Arkab ne dit pas, c’est le montant en vérité dérisoire des recettes en devises de l’Algérie en dépit d’un prix du baril très élevé. En effet, l’Algérie a gagné seulement 24 milliards de dollars de janvier jusqu’à fin septembre 2021. Ce qui confirme les prévisions initiales formulées par plusieurs experts et économistes affirmant que les recettes des exportations de Sonatrach peuvent atteindre les 31 milliards de dollars à la fin de l’année 2021. Mais ce que personne n’ose dire aux Algériens est que ces recettes ne sont guère une performance, bien au contraire, un échec !

Et pour cause, sur ses 24 milliards de dollars réalisés par Sonatrach, le Trésor Public va percevoir seulement l’équivalent de 13,5 milliards de dollars au titre de la fiscalité pétrolière. Effectivement, et c’est toujours Mohamed Arkab qui le confirme publiquement, les recettes estimatives de la fiscalité pétrolière ont atteint , fin septembre dernier, 1.857 mds DA, en augmentation de 29% par rapport à la même période de l’année précédente. Sauf que ce résultat est réellement ridicule au regard de la flambée affolante des prix du baril de pétrole car un pays pétrolier digne ce nom, grâce à un baril qui dépasse les 70 dollars depuis juin 2021, il pourrait engranger facilement des revenus supérieurs à 45 milliards de dollars !

Des sommes que l’Algérie avait déjà empoché dans un passé récent. Rappelons-nous de 2010 où l’Algérie avait engrangé  des recettes des hydrocarbures (gaz et pétrole) de 55,7 milliards de dollars alors qu’à l’époque le prix du baril de pétrole tournait autour de 76 jusqu’à 81 dollars, soit des niveaux moins élevés que ceux observés aujourd’hui où le baril de pétrole a dépassé les 84 dollars et risque de franchir la barre des 90 dollars d’ici la fin de l’année.

Encore plus près de nous, en 2017, les recettes d’exportation de pétrole et de gaz ont atteint 33,2 milliards de dollars alors que le prix du baril de pétrole était fixé entre 51 et 56 dollars. Aujourd’hui, le pétrole est plus cher de 30 dollars par baril. Et en dépit de cela, l’Algérie va gagner moins d’argent en 2021 par rapport… à 2017 ! Ces vérités, Mohamed Arkab refuse de les dire aux Algériens pour ne pas les offusquer. Il leur cache la vérité parce qu’il sait pertinemment que le bilan financier de l’année 2021 pour le secteur des hydrocarbures du pays, le poumon économique du pays, est une véritable calamité par rapport aux véritables opportunités que nous fournissait cette actuelle embellie des prix des hydrocarbures.

Il faut savoir que la flambée » des cours actuels du pétrole est de plus de 67%. Le prix du brut s’étant élevé à 69 dollars/baril fin septembre dernier, contre 41 dollars/baril durant la même période en 2020, soit un écart de 28 dollars. En 2020, l’Algérie a gagné des recettes de 21 milliards de dollars grâce à ses exportations des hydrocarbures. En 2021, elle se dirige vers un bilan de 31 milliards de dollars alors que si elle avait de bonnes capacités de production et d’exportation, elle aurait pu gagner nettement plus de 45 milliards de dollars comme en 2007 où lorsque notre pays avait encaisser… 56 milliards de dollars car cette année-là le prix du baril de pétrole tournait autour de 81 dollars. Exactement comme cette année 2021.

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1 تعليق

  1. Tant que Tebboune dépose l’argent du pétrole dans la banque de samamra , c’est normal que samamra ne soit pas content ce qu’il faut c’est que les algériens engueule Tebboune pour qu’il dépose plus , sinon samamra déclenchera une crise cardiaque , ce sacré samamra le divin qui sait tout ,le DRS du makhsen a trouvé un vrai perroquet qui pipe du vent 24/24 heures.