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samedi, juin 22, 2024

Malgré la crise financière, l’Etat algérien a augmenté dangereusement ses dépenses

En dépit d’une très dure et difficile conjoncture financière, l’Etat algérien a poursuivi ses dépenses budgétaires élevées sans tenir compte du poids inquiétant du déséquilibre financier engendré par ce train de vie que l’Algérie ne peut plus financer faute de ressources et de nouvelles richesses. Explications.

« A fin mars 2021, les dépenses budgétaires ont crû de 8,67 %, atteignant 2 738,9 milliards de dinars contre 2 520,4 milliards de dinars une année auparavant », nous apprend ainsi une note de conjoncture réalisée par la Banque d’Algérie pour étudier les évolutions des tendances financières et monétaires du pays durant les 6 premiers mois de l’année 2021.

Consulté par Algérie Part, ce document explique que le déficit du solde budgétaire « s’est dégradé de 45,25 % entre mars 2020 et mars 2021 et a atteint 1 402,4 milliards de dinars contre 965,5 milliards de dinars à fin mars 2020 ». Il est à noter à ce propos que le solde budgétaire de l’État est la différence entre le niveau des recettes et le niveau des dépenses constatées dans le budget de l’État. Lorsque ce solde est positif, il s’agit d’un excédent. Dans le cas contraire, on parle de déficit.

Le solde du budget est négatif d’un Etat lorsque ses dépenses (hors remboursement d’emprunt) excèdent ses recettes (hors emprunt). L’Etat ne pouvant être en cessation de paiement, un déficit budgétaire nécessite que celui-ci contracte de nouveaux emprunts qui ont pour conséquence d’augmenter la dette publique. Ce qui pourrait peser énormément sur les équilibres financiers du pays et sa croissance économique.

En dépit de cette réalité économique amère et préoccupante, la Banque centrale algérienne nuance les conséquences négatifs de l’actuelle politique économique du gouvernement algérien. La Banque d’Algérie estime, à ce propos, que « la baisse enregistrée des prêts nets du Trésor et du solde des comptes spéciaux a contribué à atténuer la dégradation du déficit
global qui s’élève à 1 569,7 milliards de dinars contre 1 343,7 milliards de dinars un an auparavant, soit une hausse de 16,83 % moindre que celle du déficit budgétaire ».

L’analyse de la banque d’Algérie peine à convaincre les spécialistes et experts des questions économiques car l’énorme déficit budgétaire algérien, évalué à hauteur de plus de 11,2 milliards de dollars USD durant la période s’étalant de mars 2020 jusqu’à 2021, demeure une source d’instabilité majeure pour les finances publiques du pays en l’absence d’une stabilité au niveau des recettes fiscales et pétrolières ou gazières du pays. En clair, avec des revenus de plus en plus faibles, l’Etat algérien continue d’augmenter ses dépenses sans penser aux conséquences sur le quotidien de la population algérienne qui risque de subir des lendemains peu enchanteurs.

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7 تعليقات

  1. Loco, balou, les carottes sont cuites notre équipe a eu la malediction de tebboune et chengriha,rien ne sert de courir il faut partir à point en Algérie ça monte ça monte et chute vertigineuse , la honte.aux moins y’aura pas de morts dans les rues d’Algérie et la merde en France et cette fois si zemmour ne pourra pas dire c’est toujours les mêmes qui foutent la merde.