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samedi, juin 22, 2024

Les autorités françaises confirment la détention de deux navires algériens et s’expliquent

Les autorités françaises ont confirmé officiellement ce vendredi 5 novembre la mise en détention et l’immobilisation de deux navires algériens. Cette décision a été prise à la suite d’un inspection des autorités portuaires françaises qui a révélé des salaires impayés, des conditions de vie insalubres et des défaillances techniques à bord de porte-conteneurs appartenant à la compagnie nationale algérienne, à savoir la CNAN-Nord, l’une des filiales du Groupe algérien de transport maritime (GATMA) qui comprend six sociétés, dont deux spécialisées dans le transport maritime de marchandises et deux autres dans le domaine des services maritimes, en sus d’une (1) société dans le transport des voyageurs et une autre dans la maintenance maritime et la construction de navires.

Deux navires algériens sont bloqués dans les ports français de Brest et de Marseille. Il s’agit du Saoura et le Tamanrasset. Les deux navires sont retenus de force par les autorités françaises pour raisons de retard de salaire. « Tant que l’armateur n’aura pas rémunéré ses marins, le navire restera à quai », a confirmé à ce propos René Kérébel, chef du Centre de sécurité des navires de Brest (CSN), dans une déclaration reprise par le quotidien français Le Figaro.

Ce scandale qui ébranle de plein fouet la CNAN-Nord a commencé le 29 octobre dernier lorsque le service des Affaires maritimes du Finistère en Bretagne a envoyé à bord du navire algérien Saoura une délégation après une alerte lancée par l’association de défense des marins Mor Glez. Le rapport d’inspection, révèle à ce propos Le Figaro, indique des manquements de salaire pour «au moins dix marins», certains depuis juillet, d’autres depuis août. Le même média français cite Laure Tallonneau, inspectrice pour la fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), d’après laquelle la totalité de l’équipage serait en fait concernée par des défauts de paiement, soit 22 marins.

Les inspecteurs français ont constaté également que les cabines des matelots du Saoura ne sont pas « dans un état acceptable », et répertorie de nombreux problèmes techniques : pannes de l’installation de communication par satellite, du système de ballastage et du système LRIT d’identification et de suivi des navires à grande distance.  Le service d’inspection des navires a conclu ainsi qu’il faut procéder au blocage du navire algérien pour non-conformité.

Cette sanction s’inscrit dans le cadre d’une convention internationale, que l’Algérie a ratifiée. La «Charte des gens de mer», élaborée en 2006 pour rappeler les droits des marins, considère comme un «abandon» tout manquement à la paye mensuelle du marin. «La loi française est particulièrement claire sur le sujet : à partir de deux mois de retard de salaire, elle considère que les besoins vitaux des marins ne sont pas remplis, ce qui constitue un délit», explique Laure Tallonneau, inspectrice de l’ITF, citée par le Figaro, qui a demandé à la Direction Mer et Littoral (DDTM) à Brest de faire valoir cette loi. « Tout navire pénétrant dans un port français est soumis à ce règlement : l’armateur reçoit une mise en demeure de l’État français de 72h, qui, s’il n’est pas respecté, peut valoir 75.000 euros d’amende par marin et 5 ans de prison », précise cette même interlocutrice.

Il faut savoir effectivement que le contrôle des navires au titre de l’ « État du port » consiste à vérifier que les navires étrangers faisant escale dans les ports internationaux sont bien conformes aux normes découlant des conventions internationales applicables en matière de protection de l’environnement marin, de sauvegarde de la vie humaine en mer et de conditions de vie et de travail des gens de mer. Lors de ces contrôles, l’État du port peut aller jusqu’à immobiliser un navire étranger pour imposer la rectification, avant départ, des défauts les plus graves.

Le Figaro nous apprend enfin que  le consulat d’Algérie à Nantes a pris contact en début de semaine avec les autorités portuaires de Brest. Mais aucune information n’a filtré sur les discussions menées avec le diplomate algérien. Et pour l’heure, le navire Saoura est toujours mis en détention à Brest. Le chef du Centre de sécurité des navires de Brest a assuré enfin au Figaro que les problèmes techniques sont secondaires. « Dès lors que les salaires seront payés, le reste pourra faire l’objet de discussions », a affirmé en dernier lieu ce haut responsable français en charge du service d’inspection des navires.

 

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4 تعليقات

  1. La France est l’ennemi éternel !
    Qu’attendent ils pour couper les relations diplômatiques ?
    Il faut interdire air France et virer l’ambassadeur.
    Fermer les écoles françaises.
    Mais bon ils ne vont pas se suicider quand même.
    Car ceux qui glorifient la France ce n’est pas le peuple, c’est les grabataires.
    Les Espagnols et je sais de quoi je parle, sont en train de traire la vache et c’est les Giniros qui payent la vaseline. Mais bon du moment que ce n’est pas la France,tout va bien.