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jeudi, juin 20, 2024

Le Cap-Vert, le Ghana ou le Botswana font désormais mieux que l’Algérie dans la numérisation des services publics

Après avoir été larguée par les pays occidentaux ou asiatiques développés, l’Algérie commence aujourd’hui à accuser un retard inquiétant par rapport à plusieurs pays africains concernant la numérisation des services publics. C’est du moins ce que nous apprend un important rapport international établi par l’Organisation des Nations-Unies communément appelées l’ONU. 

Ce rapport est l’indice de développement du e-gouvernement qui est élaboré annuellement par l’ONU. La gouvernance numérique ou les services publics digitaux concernent diverses prestations réalisées jusque-là par des institutions publiques avec des supports classiques, à savoir la fameuse paperasse de la bureaucratie vieillotte. Dans le monde moderne, la gouvernance numérique permet aux habitants des pays les plus avancés d’accéder à ses services publics… en ligne. Il s’agit du paiement d’impôts, la demande de visa, la création d’entreprises, la délivrance d’actes administratifs comme les actes de naissances ou de mariages, etc. Des procédures administratives que plusieurs pays d’Afrique ont rendues possibles en ligne pour emboiter le pas aux pays les plus développés qui facilitent la vie à leurs populations.

L’Algérie, certes, fournit des efforts pour se moderniser dans ce domaine, mais son développement est ralenti par plusieurs obstacles économiques et politiques liés au fonctionnement complexe de son régime politique. Ces obstacles désavantagent l’Algérie dans sa compétition avec les autres pays africains en matière de gouvernance numérique.

Ainsi, plusieurs pays de notre continent affichent un indice de développement du e-gouvernement plus élevé que l’Algérie. Notre pays est, par exemple, absent du trio des pays  qui dominent le classement de l’e-gouvernement en Afrique. Il s’agit de Maurice, les Seychelles et l’Afrique du Sud.

Plusieurs pays africains ont adopté des stratégies, politiques et plans numériques qui leur ont permis d’améliorer leur niveau africain et mondial et de devancer l’Algérie qui, hier encore, leur faisaient de l’ombre. C’est le cas du Ghana, Botswana, le Gabon ou le petit Cap-Vert, un pays insulaire de moins de 500 mille habitants,  qui sont largement passés devant notre pays dans le classement africain de la numérisation des services publics. L’Egypte, la Tunisie, le Maroc ou le Kenya ont également surpassé l’Algérie et disposent d’un indice de développement de l’e-gouvernement nettement plus élevé.

En vérité, l’Algérie est classée en 2020 au 13e rang africain et ne figure plus dans le TOP 10 des pays africains affichant le meilleur indice de développement de l’e-gouvernance. Sur le plan mondial, l’Algérie arrive à la 127e place sur 193 pays. Une piètre performance pour un pays qui compte un énorme potentiel au regard des qualités scientifiques et intellectuelles de sa jeunesse et de ses atouts géostratégiques.

L’Algérie fait, malheureusement, partie de ces pays africains qui affichent encore « des lacunes persistantes en matière d’infrastructure et de développement du capital humain ont empêché de nombreux pays de cette région de passer aux niveaux supérieurs », déplore à ce propos les Nations-Unies.

 

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