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samedi, juin 15, 2024

La formation et l’encadrement des sportifs vont coûter à l’Algérie l’équivalent de 110 millions de dollars USD : mais pour quel résultat ?

Officiellement, l’Algérie dépense beaucoup d’argent pour prendre en charge la formation et l’encadrement de ses sportifs. Mais, il s’avère que ces budgets onéreux ne donnent pas des résultats satisfaisants à en juger des mauvaises performances de plusieurs sélections nationales dans de nombreuses sportives. Le bilan de la participation algérienne aux Jeux Olympiques de TOKYO en été 2021 témoigne parfaitement de cette régression inquiétante du sport algérien en dépit des budgets successives qu’il consomme annuellement. 

Oui, personne n’a oublié le triste épisode des Jeux Olympiques de Tokyo. Les Algériens avaient quitté Tokyo, la mine défaite. Pour la première fois depuis l’édition 2004 en Grèce, l’Algérie n’avait pas figuré pas au tableau des médailles. Le sport algérien a ainsi régressé de manière inquiétante, notamment après la faillite des deux disciplines qui nous avaient habitués à mieux par le passé, à savoir l’Athlétisme et la Boxe. A quelques exceptions près, la majorité des 44 athlètes engagés dans 14 disciplines algériens présents au pays du soleil levant n’ont fait que de la figuration, pour ne pas dire autre chose, comme en témoignent les résultats catastrophiques obtenus lors de cette grande manifestation sportive. On est loin des prévisions et ambitions affichées par les fédérations sportives avant le déplacement au Japon.

Ce bilan très médiocre tranche paradoxalement avec les moyens financiers mis à la disposition des sportifs algériens par l’Etat. En effet, rien qu’en 2022, un budget colossal de l’équivalent de 110 millions de dollars USD sera affecté à de nombreux instituts et centres de formations sportives. Oui, en 2022, plus de 15 milliards de Da ont été accordés par l’Etat algérien au ministère de la Jeunesse et des Sports pour financer le fonctionnement de divers institutions sportifs répartis sur l’ensemble du territoire national,  a constaté Algérie Part en épluchant et en analysant la répartition des crédits ouverts, au titre du budget de fonctionnement, par la loi de finances pour 2022.

Au moins 720 millions de Da de subventions seront accordées aux instituts nationaux de formation supérieure (INFS) de sport et de jeunesse. Le lycée sportif national de Draria va bénéficier d’un budget de 443 millions de Da en 2022. Au moins 110 millions de Da vont être alloués au cours de cette année 2022 aux centres de regroupement et de préparation des talents et de l’élite sportive.

Les écoles sportives nationales et régionales spécialisées seront subventionnées à hauteur de 315 millions de Da. L’école supérieure en sciences et technologie du sport bénéficiera aussi de 388 millions de Da de subventions publiques en 2022. Quant aux offices des parcs omnisports de wilayas (O.P.O.W), ils toucheront des financements publics de plus de 5,7 milliards de Da en 2022, soit l’équivalent de 41 millions de dollars USD.

Il s’agit de budgets importants, voir considérables au regard des ressources financières dont disposent l’Algérie notamment en cette période de crise financière marquée par des baisses significatives des ressources en devises du pays provenant des hydrocarbures. Sur le papier, l’Etat algérien investit énormément sur les sports et fait des efforts pour renforcer les conditions de formation et d’entraînement des sportifs. Malheureusement, ces efforts ne paient pas et les résultats sont cruellement décevants. Où va réellement donc tout cet argent investi sur le sport algérien ? Comment est-il réellement géré sur le terrain ? Algérie Part mène en ce moment des investigations approfondies et reviendra sur ce sujet avec de plus amples révélations.

 

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