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mercredi, juin 19, 2024

Inquiétant : ni Alger ni aucune autre ville algérienne n’est capable de proposer des services financiers modernes

Inquiétant et alarmant. Ni Alger ni aucune ville algérienne n’est capable de proposer des services financiers modernes capables d’attirer des investisseurs étrangers ou des facilitations en faveur du commerce international. C’est un indice mondial qui a écarté tout bonnement l’Algérie et toutes ses villes du classement des centres financiers les plus importants et dynamiques du monde. 

En effet, l’Algérie est totalement absente du classement du Global Financial Centre Indices (GFCI) rendu public à la fin du mois de septembre dernier. Cette publication, fruit d’un partenariat entre le think-tank Z/Yen et la City of London, n’accorde aucun intérêt à notre pays parce qu’il est totalement déconnecté du système financier mondial qui ne cesse de connaître des mutations innovantes.

Publié semestriellement, en mars et septembre chaque année, GFCI classe, pourtant, plusieurs villes africaines et arabes parmi les plus importantes places financières dans le monde. Doha, Riyadh, Abu Dhabi, Dubai, Johannesburg, Cap Town, Maurice, Kigali au Rwanda ou Lagos au Nigeria ainsi que Téhéran ou Koweit City sans oublier Nairobi, toutes ces villes africaines et arabes ont été ainsi classées et retenues par le GFCI. Alger ou Oran ainsi que toutes les autres villes algériennes n’ont pas pu rivaliser avec toutes ces villes du continent africain ou de la région Moyen-Orient. Pourquoi ? Parce que le système financier et bancaire algérien est encore archaïque et totalement dépassé par les innovations mondiales. L’Algérie n’a même pas encore lancé le paiement en ligne ou le paiement mobile alors que le reste du monde expérimente les monnaies électroniques et les banques en ligne.

Le retard de l’Algérie dans le secteur financier est immense. Et le fossé ne cesse de se creuser entre l’Algérie et ses voisins ou autres pays africains. A titre d’exemple, Casablanca grâce à sa place financière Casa Finance City trône à la première place financière du continent selon « Global Financial Centers Index ».

La ville marocaine est considérée comme faisant partie des places financières les plus attractives permettant ainsi aux multinationales de choisir l’emplacement de leurs nouvelles filiales. Casablanca occupe le 53ᵉ rang parmi les 116 centres financiers et ce, avec 632 points, respectivement aux niveaux africain et mondial. Dans la région Mena, Casablanca occupe la troisième place et ce juste après Dubaï, et Abu Dhabi.

Pourquoi ce qui est possible à Casablanca ne l’est pas encore à Alger, Oran ou Constantine ? L’absence de l’Algérie du classement du Global Financial Centers Index est une honte absolue. C’est la démonstration de son sous-développement économique. Un mal qui ronge profondément le pays et les dirigeants actuels ont échoué encore à proposer un remède concret ou sérieux.

Soulignons que le Global Financial Centers Index est le plus fiable des indices mondiaux mesurant la compétitivité des centres financiers. Ce classement explique à chaque fois comment face à un monde de plus en plus globalisé et interdépendant via les technologies de l’information et de la communication (TIC), les centres financiers sont confrontés à une concurrence plus intense que d’autres secteurs. Les services financiers se retrouvent au cœur de l’économie mondiale, agissant comme facilitateurs du commerce international et des investissements à l’étranger.. L’étude GFCI se base sur deux types de sources pour évaluer la compétitivité des centres financiers allant d’une échelle de 1 à 1 000.

L’étude porte d’une part, sur des déterminants quantitatifs et, d’autre part, sur des appréciations réalisées à partir d’enquêtes en ligne auprès de professionnels du secteur. Ainsi, la compétitivité d’un centre financier est basée sur cinq indicateurs, allant de l’environnement des affaires (stabilité politique, régulation, etc.), aux ressources humaines (formation, flexibilité, etc.), en passant par les infrastructures (coût et disponibilité de bureaux, TIC, transports, etc.), le développement du secteur financier (volumes, disponibilité de capital, etc.) et la réputation (perception en tant que lieu agréable pour vivre, degré d’innovation, etc.). Sur ces 5 indicateurs, l’Algérie n’arrive même pas à concurrencer le Maroc, le Rwanda, Kenya ou le Nigeria. Triste et révoltant.

 

 

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5 تعليقات

  1. La priorité du système mafieux n’est pas la modernisation des structures fonctionnelles du pays, ni le développement d’un système productif efficace, mais plutôt la pérennité du cadre sclérosé et sclérosant pour se maintenir contre vents et marées. Toute tentative de modernité d’où qu’elle vienne est une hérésie dans ce pays qui a déjà hypothéqué l’avenir de plusieurs générations. Le massacre des terres agricoles fertiles, la dislocation du tissu des petites entreprises productives qui subissent des entraves au quotidien, l’incompétence, népotisme et corruption qui règnent en maîtres dans les strates dirigeantes, la démographie galopante, la réinvention du désert par les incendies criminels punitifs visant une région particulièrement, l’insouciance environnementale, aucune action ou programme de prospective pour appréhender une matrice d’avenir, abandon de souveraineté à des intérêts étrangers sur des pans stratégiques de l’économie nationale, promotion et encouragement du commerce de bazar informel qui ne profite pas a l’état, mais à ceux qu’il a élevé comme suppôts des ses actions malfaisantes etc. sont quelques uns des points qui entravent toute tentative de structuration moderne.
    On peut ajouter bien d’autres choses, quand un état bafoue ses propres lois constitutionnelles et sonne la charge contre la liberté de penser, contre la presse libre, contre une école moderne, contre le syndicalisme, contre la liberté d’opinion, contre la liberté de culte , décrète unilatéralement, arrête, condamné, emprisonne sans recours, s’impose en dictateur fascisant, il n’y a plus d’avenir possible pour sa jeunesse qui préfère risquer sa vie sur des barques de fortune pour fuir la malédiction quotidienne.
    Avec tout cela , le pouvoir mafieux se gargarise avec ses tv poubelles, sa journée de l’imam, sa grande mosquée, avec ses partis croupions satellites maléfiques, ses serviteurs, ses barbouzes, son injustice du téléphone, ses atteintes aux libertés individuelles et collectives.
    Ce n’est pas avec un système éducatif sinistré, avec une précarité généralisée, avec des généraux mafieux, avec une bigoterie institutionnalisée et des imams soldatesque et relais néfaste du pouvoir mafieux, un ministère des affaires religieuses, un autre des moudjahidines de de 110 ans et plus, des strates corrompues de l’état, ce n’est pas en emprisonnant des penseurs, des écrivains et des journalistes, tout en imposant le carcan et la camisole araboislamique qu’on bâtira la modernité.
    Celle-ci se trouve et se consolide dans les pays de la liberté, de la créativité, de l’innovation, de la recherche scientifique, du développement durable et de la transition écologique, pas dans un pays qui saccage ses terres agricoles, qui incendie ses forêts et qui dévaste sa flore et sa faune, lors que celle-ci n’est tout simplement pas offerte à des. Émirs braconniers au mépris de toute fibre nationaliste.
    La liste est longue…

  2. @Axis7
    Toi le mokoko occupe-toi de la misère du pauvre peuple marocain qui subit les mêmes affres de la part de la vermine entourant Haroun El Poussah, le descendant de Glaoui autrement dit Bibendoum 6, le noceur de Cana-bis et Iznogood son majordome chambellan Azoulay.
    Les deux régimes sont issus de la même matrice araboislamique négatrice de lHistoire véritable de l’Afrique du Nord. Occupe-toi plutôt de ton royaume de cocagne le Zetlaland, colonisateur d’un peuple pacifique démuni, donc haggar à l’image de tous les colons. Va libérer le rifain zefzafi et ses compagnons.
    Va caqueter su fr.360.ma. Ils sont prolixes sur ce site basse-cour de gallinacés.
    Ayya oust fssa !