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samedi, juin 22, 2024

Formation du futur nouveau gouvernement : aucun parti politique n’a été encore contacté par le Palais Présidentiel d’El-Mouradia

Abdelaziz Djerad, l’actuel Premier-ministre, a démissionné officiellement ce jeudi 24 juin conformément à l’article 113 de la Constitution et ce, suite à la proclamation mercredi soir des résultats définitifs des élections législatives du 12 juin 2021 par le Conseil constitutionnel. Mais, décidément, Djerad est parti… pour rester encore il est désigné officiellement pour « gérer les affaires courantes dans l’attente de la désignation d’un nouveau gouvernement ». Et cette attente risque de se prolonger pendant plusieurs jours car le Palais Présidentiel n’a encore entamé aucune consultation officielle ou officieuse avec les partis politiques sortis vainqueurs des élections législatives du 12 juin dernier. 

lL’article 103 de la nouvelle Constitution adoptée dans des circonstances troublantes avec une forte abstention le 1er Novembre 2020 stipule que « le gouvernement est dirigé par un Premier ministre lorsqu’il résulte des élections législatives une majorité présidentielle. Le gouvernement est dirigé par un chef du gouvernement lorsqu’il résulte des élections législatives une majorité parlementaire ».

Or, jusqu’à aujourd’hui, il n’y a encore aucune majorité parlementaire qui s’est constituée. Les résultats définitifs des élections législatives du 12 juin dernier n’ont offert la majorité à aucune formation politique. Et pour l’heure, aucune alliance n’a été mise en place pour rafler les 204 sièges du nouveau parlement qui permettra ainsi de dégager un nouveau pôle politique fort et puissant sur la scène politique algérienne. En l’absence d’une alliance politique qui dispose d’au moins 204 sièges au Parlement, le pays restera privé d’une majorité parlementaire et la formation du nouveau gouvernement est automatiquement gelée, voire ralentie.

Le nouveau Parlement reste donc une entité indéfinissable et totalement opaque qui ne peut offrir aucune alternative politique capable de donner naissance à un nouveau gouvernement au Président Abdelmadjid Tebboune. Pour rappel, les résultats proclamés font ressortir que le parti du Front de libération nationale (FLN) reste toujours en tête avec 98 sièges, suivi des Indépendants avec 84 sièges, du Mouvement de la société pour la paix (MSP) avec 65 sièges et du Rassemblement nationale démocratique (RND) qui a remporté 58 sièges. Pour qu’une majorité parlementaire puisse voir le jour, il faut que le FLN, le RND et le MSP forment une alliance solide pour obtenir la mainmise sur les 221 sièges du nouveau parlement.

Si cette alliance est composée rapidement, Tebboune sera contraint de négocier avec elle pour désigner le nouveau gouvernement et nommer le futur Premier-ministre ou Chef de gouvernement. Oui, une grande inconnue demeure encore au niveau de ce poste névralgique pour le pays. Si cette majorité parlementaire n’est pas en faveur de Tebboune, ce dernier sera obligé de nommer un Chef de Gouvernement. Mais si cette alliance lui prête allégeance, la situation change radicalement avec la nomination d’un… Premier-ministre.

C’est une véritable imbroglio auquel sera confrontée l’Algérie dans les jours à venir car personne ne connaît réellement les intentions politiques des uns et des autres. Le FLN, RND et le MSP pourront-ils former une alliance présidentielle ? Un pari risqué car cette alliance rappellera aux Algériens l’ère… d’Abdelaziz Bouteflika où ces partis dominaient outrageusement la scène politique grâce à « une alliance présidentielle » créée en 2004 et prolongée jusqu’à 2012. Rien n’a donc changé avec la « Nouvelle Algérie » ?

Les autres partis politiques qui semblaient proches ou privilégiés par Abdelmadjid Tebboune ont fortement déçu lors de ces élections législatives anticipées. Le Front El Moustakbal a obtenu seulement 48 sièges et  Mouvement El Binaa de Bengrina 39 sièges tandis que Jil Jadid de Sofiane Djilali a été totalement humilié avec un seul… siège ! Ces trois leaders politiques étaient, pourtant, les interlocuteurs privilégiés du Palais Présidentiel d’El-Mouradia depuis le retour de Tebboune en Algérie à la fin du mois de février 2021 à la suite d’une longue hospitalisation en Allemagne.

Ces trois partis devaient initialement composer une « alliance présidentielle ». Tebboune sera-t-il contraint de négocier avec le MSP, le FLN ou le RND ? Jusqu’à ce jour, le mystère demeure entier puisque le Palais Présidentiel d’El-Mouradia n’a pas encore « convié » les partis politiques vainqueurs des élections législatives anticipées à une rencontre au sommet pour discuter des modalités de la formation du nouveau gouvernement. C’est dire que Tebboune temporise et réfléchit à une stratégie pour sortir de l’actuelle impasse politique dans laquelle le pays se retrouve une nouvelle fois depuis le 12 juin dernier.

Une impasse qui risque de conduire un certain Abdelaziz Djerad a rester encore au pouvoir pendant une nouvelle période « indéterminée » puisque Tebboune pourrait imposer un « technocrate » comme chef de gouvernement et octroyer quelques portefeuilles ministériels aux partis vainqueurs des élections comme le FLN, RND ou le MSP. C’est le seul consensus qui pourrait voir le jour prochainement. A moins qu’un autre technocrate a été d’ores et déjà contacté pour prendre la place de Djerad. Nous n’avons pas pu confirmer la moindre information fiable sur cette piste privilégiée par certaines sources bien introduites au sein du sérail algérien.

 

 

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6 تعليقات

  1. Si le gouvernement a démissionné ce qui veut dire que chingriha vice ministre de la défense a démissionné , mais comme ce pouvoir qui marche sur sa tête avec un Bral qui ne connait rien on peut tout s’attendre .A mon avis chingriha qui est en Russie va rentrer en Algérie avec une liste de la part de Poutine ou les hommes ont été choisis pour la continuité du système toujours avec une marionnette comme président et le vrai président de la République Vice ministre chingriha fixera les
    nouveaux ordres pour la nouvelle Algérie et mettre le pays et le peuple aux pas.