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lundi, juin 24, 2024

Exclusif. Sonatrach va réinjecter 150 millions d’euros dans les caisses de la raffinerie Augusta

A la direction générale de Sonatrach, le dossier de la raffinerie italienne Augusta est devenu un véritable casse-tête. Pis encore, la mauvaise gestion de ce dossier commence à engendrer d’immenses pertes financières. Preuve en est,  à partir de janvier 2020, Sonatrach va réinjecter dans les caisses de cette raffinerie italienne acquise en décembre 2018 pas moins de 150 millions d’euros pour garantir son fonctionnement et renflouer son fonds de roulement, a-t-on appris au cours de nos investigations.

En réalité, cette somme d’argent est le montant de la TVA que Sonatrach était contrainte de verser à la région Italienne de la Sicile lors de la finalisation du processus de l’acquisition de la raffinerie d’Augusta. Cette TVA doit être récupérée par Sonatrach au début de l’année 2020. Mais, selon nos investigations, cet argent ne reviendra pas en Algérie car la direction générale de Sonatrach vient de décider de réinjecter cet argent dans les caisses de la raffinerie d’Augusta dont le fonctionnement et l’achat des matières premières nécessitent chaque année au moins 300 millions de dollars.

Malheureusement, le vice-président des activités de commercialisation de Sonatrach, M. Ahmed El-Hachemi Mazighi, l’homme en charge de ce dossier au niveau de la compagnie nationale des hydrocarbures, pèche par un manque criant de pragmatisme et n’a développé aucun projet sérieux autour de cette imposante raffinerie italienne qui peut rapporter tant de bénéfices à l’Algérie. Au lieu d’établir une stratégie efficace pour gérer cette raffinerie avec un partenaire international connaisseur du marché européen, Sonatrach patine et se retrouve contrainte à sortir son chéquier pour faire face aux 30 millions d’euros de salaires des employés italiens et les 300 millions d’euros pour le financement de l’approvisionnement en matières premières de cette immense raffinerie dotée d’une capacité de production de 10 millions de tonnes de carburants et disposant de trois terminaux pétroliers de Palerme, Naples et Augusta, ainsi que des participations dans des pipelines reliant la raffinerie aux différents terminaux. Ce potentiel qui vaut de l’or est entièrement gâché par l’actuelle direction générale de Sonatrach.

 

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