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dimanche, juin 16, 2024

Emmanuel Macron : « Un jour, l’Algérie nous pétera à la figure ! »

Une vaste déstabilisation de l’Algérie est l’un des scénarios de crise jugés les plus dangereux par les autorités françaises. C’est du moins ce que nous apprend un livre-enquête qui vient de paraître à Paris en apportant des révélations inédites sur les dessous secrets des relations liant l’Algérie à la France.

Ce livre est intitulé « Le Déclassement Français, Quai d’Orsay, DGSE: Les secrets d’une guerre d’influence stratégique » et il a été publié aux éditions Michel Lafon ». Ces deux auteurs sont Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Christian Chesnot est un journaliste français, spécialiste du Moyen-Orient, travaillant à la rédaction de France Inter depuis 2005. Georges Malbrunot est lui-aussi un spécialiste du Moyen-Orient et du conflit israélo-palestinien et Grand Reporter au Figaro. Ces deux journalistes sont considérés comme une référence très sérieuse et crédible en ce qui concerne l’actualité des pays du Monde Arabe.

Il sont les auteurs de plusieurs ouvrages savants comme « l’Irak de Saddam Hussein : portrait total » ou « Les années Saddam : révélations exclusives » ainsi que « Qatar, les secrets du coffre-fort ». Dans leur dernier ouvrage paru le 13 janvier 2022, tout un chapitre est consacré aux dessous des relations diplomatiques tumultueuses entre l’Algérie et la France. C’est dans ce sillage que Christian Chesnot et Georges Malbrunot rapportent dans leur ouvrage les confessions de plusieurs diplomates et gradés du renseignement français.

Et c’est dans les colonnes de cet ouvrage que nous apprenons que « le dossier algérien donne des maux de tête aux responsables français jusqu’au sommet de l’État ». Pour preuve, « lors d’une réunion à l’Élysée consacrée à des scénarios de crise dans le monde, Emmanuel Macron a eu cette réplique : « Un jour, l’Algérie nous pétera à la figure ! » Comme une bombe à retardement… », révèle même livre-enquête qui met ainsi en lumière l’importance stratégique que revêt la stabilité de l’Algérie aux yeux de la France et ses divers dirigeants.

« Certes, pour les décideurs français, l’Algérie n’est pas un dossier simple, mais ceux-ci devraient être mieux informés de la réalité du pouvoir algérien, qui est toujours dans une posture de rapport de force avec Paris et, surtout, qui nous connaît mieux que nous le connaissons compte tenu de l’importance de la diaspora algérienne dans l’Hexagone », confient confessent encore de nombreuses sources aux deux journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot.

« De nombreux responsables à Alger ont étudié en France, à commencer par le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane, diplômé de l’École nationale des finances publiques de Clermont-Ferrand », rappelle le même ouvrage qui s’inquiète d’un manque criant d’une expertise de qualité sur l’Algérie au plus haut sommet de l’establishment français.

« Malheureusement, l’expertise académique sur le Maghreb en général et sur l’Algérie en particulier est en pleine déshérence en France, à quelques exceptions près. À la cellule diplomatique de l’Élysée, il existe bien un conseiller Afrique du Nord et Moyen-Orient, mais ce dernier est en réalité happé par les affaires du Levant et du golfe Persique qui monopolisent toute son énergie », notent enfin les deux auteurs en estimant que « la nomination à l’Élysée d’un conseiller spécialement en charge des trois pays maghrébins (Maroc, Algérie, Tunisie) ne serait pas du luxe, compte tenu des enjeux stratégiques majeurs de l’autre côté de la Méditerranée (migrations, consolidation des implantations chinoise et turque aux portes de l’Europe, montée en puissance d’un conservatisme religieux, voire d’un islamisme radical, etc.) ».

 

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