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mercredi, juin 12, 2024

Elle est venue en France chercher une vie « meilleure », elle finit brûlée vive : l’histoire cruelle de l’algérienne Chahinez B.

Décédée suite à une «détresse respiratoire secondaire à une combustion vitale», la victime, Chahinez B., était toujours en vie au moment de l’immolation. Interrogé par les enquêteurs, Mounir B. a indiqué qu’il était persuadé que son épouse avait un amant. Il a notamment dit vouloir la punir en «brûlant un peu sa femme pour lui laisser des marques», a indiqué lors d’une conférence de presse la procureure de la République de Bordeaux Frédérique Porterie. L’homme avait déjà été condamné 7 fois pour, notamment, conduite sous emprise de l’alcool, pour «violences avec usage d’une arme», pour «vol avec destruction ou dégradation», et pour «violences par conjoint en présence d’un mineur».

Originaire d’un petit village en Algérie, Chahinez B. avait rencontré Mounir B. par le biais de sa belle-sœur, en 2015. Cette dernière avait présenté Chahinez à son agresseur alors que celui-ci était venu passer des vacances en Algérie, indique au Figaro une source policière. Mère de deux enfants âgés aujourd’hui de 12 et 7 ans et issus d’un premier mariage, Chahinez rêve alors de partir vivre en France avec Mounir, «de nationalité française», précise la même source. Né en Algérie en 1976, Mounir B. a obtenu la double nationalité française et était employé en contrat de CDI comme maçon en France depuis 2009, où il s’était installé en 1999 après avoir fait de nombreux allers-retours avec l’Algérie, a précisé la procureure. Il s’était marié une première fois en 2000 avec une jeune femme de nationalité française, avec qui il a eu trois enfants. Le couple a divorcé en 2015.

Arrivée en France en 2016, Chahinez obtient la nationalité française après son mariage avec Mounir B. et de leur union naît, en 2016, un petit garçon, Saïd.

La famille s’installe dans un quartier pavillonnaire calme, avenue Carnot, à Mérignac. Employée de mairie à la restauration scolaire au sein de l’école du Burck, où se rendent sa fille et l’un de ses fils, Chahinez est connue pour être une femme discrète, entièrement dévouée à ses enfants. «Ce n’était pas une famille particulièrement connue par la mairie, mais ce n’était pas une femme isolée. Deux des ses enfants étaient scolarisés dans l’école du quartier et son mari était connu pour ses antécédents»,

Mais le couple bat rapidement de l’aile. En 2020, Chahinez dépose une première plainte contre son mari pour violences. «Elle voulait vivre en France comme une Française, mais son mari n’était pas de cet avis. Il voulait une Algérienne comme en Algérie», explique une source proche du dossier. «Elle n’était pas très libre, elle voulait sortir dans des cafés et mettre des jeans, mais lui ne voulait pas», poursuit la même source, «son mari est quelqu’un d’assez autoritaire, qui montrait clairement qu’il n’avait pas peur de la police et de la justice».

Une semaine avant le drame, la mère de famille est interpellée par Mounir B., sorti de prison en décembre 2020 après été incarcéré en juin 2020 pour «violences volontaires par conjoint» en récidive. Mounir retrouve Chahinez devant le supermarché du quartier et l’apostrophe brutalement. «Il l’a attrapée par le collet et lui a fortement serré le cou. Il aurait pu l’étrangler si personne n’était intervenu», rapporte le maire de Mérignac. Mounir B. s’est ensuite évaporé dans la nature, jusqu’à ce mardi 4 mai où, «avec une volonté de cruauté barbare», il a assassiné la mère de son enfant.

Source : Le Figaro 

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6 تعليقات

  1. Clairement un mec paumer qui a gâché sa vie et celles de ses proches en prenant une, et pas des moindres.
    La mère de son enfant…
    Après, le communiqué des autorités bien françaises en dit long sur ceux qu’ils considèrent comme des citoyens de seconde zone.
    Bizarrement, le vieux facho de Dole, la semaine dernière qui a voulu tuer du «  bicot «  n’a pas eu le même traitement médiatique et voulait vivre comment? Comme un bon gaulois en décimant une famille maghrébine?
    Tout cela on le doit en grande partie à nos valeureux harkas.
    Il sont où nos fils de pute de députés représentants de l’étrangers ( à la double nationalité) ?
    Race maudite de cafards en rangers à scratch.
    Allah y Rham cette princesse et protège et guide ses enfants .

  2. Juste un divorce aurait été suffisant, encore un qui n’a pas mesuré les conséquences de son geste et qui n’a rien compris à la vie, Résultats des courses, deux familles détruites et 3 enfants orphelins avec de graves conséquences psychologiques. La violence faite aux femmes doit être banni de nos sociétés, car moi en tant que homme, je n’accepterai jamais que ma fille soit violenté par qui se soit et surtout pas, par son mari. Paix à son âme à cette femme.

  3. C’est un problème les féminicides !
    En Algérie, en 2020, il y a eu 54 féminicides !

    Selon l’article 479 du code pénal algérien, les meurtres commis en flagrant délit d’adultère sont excusables et il y a une réduction de la peine !
    Il y aussi les violences conjugales et la fameuse # clause du pardon # en cas de violence conjugale. La justice algérienne ne protège pas la femme battue. Elle l’incite à accorder le pardon à son mari !
    D’autant plus, que la femme subit des pressions familiales et économiques qui la poussent à rester avec le mari violent !

    En conséquences, la réglementation est à revoir !

  4. Beaucoup plus mon ami.
    Les chiffres ne veulent rien dire dans cette prison à ciel ouvert.
    Et l’on sait tous, qu’en milieu carcéral, « les promenades «  ne sont pas toujours roses…
    À quand la première femme de l’Algérie indépendante et fédérale?