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lundi, juillet 15, 2024

COVID-19. L’Algérie s’apprête à franchir la barre des 2 millions de personnes vaccinées

La 3e vague de l’épidémie de la COVID-19 a produit un effet de choc sur de très nombreux algériennes et algériens qui étaient naguère récalcitrants pour se faire vacciner. Depuis la semaine passée, un véritable engouement populaire pour la vaccination contre la COVID-19 a été observé au niveau de plusieurs centres de vaccination à Alger et d’autres grandes villes du pays, a pu constater Algérie Part au cours de ses investigations. 

Cet engouement a permis à l’Algérie d’accélérer enfin la cadence des vaccinations qui tournaient terriblement au ralenti depuis le mois de février-mars derniers. Ainsi, la semaine passée, plus de 500 mille personnes ont été vaccinées à Alger et d’autres grandes villes du pays, ont confirmé à Algérie Part des sources proches de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), la principale institution algérienne chargée de chapeauter la campagne de vaccination contre la COVID-19 à travers le pays.

La semaine dernière, à Alger, un record a été enregistré avec pas moins de 50 mille personnes vaccinées en 24 heures à travers l’ensemble des centres de vaccination et des polycliniques habilitées à vacciner la population contre la COVID-19. C’est la première fois que l’Algérie enregistre un tel record. Avec cette soudaine accélération, le pays s’apprête à franchir dans les jours à venir la barre des 2 millions de personnes vaccinées, attestent nos sources que ce nombre était d’à peine 1 millions de personnes vaccinées à la fin du mois de juin dernier. Ces chiffres restent naturellement dérisoires par rapport aux besoins exigés par l’immunité collective qu’il faut obtenir pour endiguer sérieusement la progression de l’épidémie sur le territoire national. L’Algérie a besoin de vacciner plus de 20 millions de personnes pour s’approcher de l’objectif de cette immunité collective qui permettra au pays de résister aux vagues meurtrières de la pandémie.

Malheureusement, le stock des doses des vaccins anti-COVID dont disposent les annexes de l’IPA est d’à peine 3 millions de doses. Ce qui ne permettra pas d’atteindre les objectifs tracés par les autorités sanitaires au cours de cet été ni d’ici la fin de l’année 2021. L’Algérie espère renforcer ses capacités de vaccination avec l’entrée en vigueur du projet du groupe pharmaceutique publique Saidal qui compte produire à partir de septembre prochain 2,5 millions de doses de vaccins anti-Covid par mois, de type Spoutnik V et Sinovac, a indiqué mardi dernier à Alger le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Abderrahmane Lotfi Djamel Benbahmed. S’exprimant sur les ondes de la Chaine III de la Radio nationale, M. Benbahmed a expliqué que les deux vaccins, russe Spoutnik V et chinois, Sinovac, seront produits, à l’unité Saidal de Constantine, avec une capacité de production mensuelle de 2,5 millions de doses par mois, comme première phase.

Pour l’heure, ce projet demeure encore une simple annonce et plusieurs sources bien introduites au sein du ministère de la Santé clament leur scepticisme et n’accordent que très peu de crédit aux capacités de Saidal à mener ce projet ambitieux jusqu’au bout.

Le dernier espoir de l’Algérie reste enfin le laboratoire chinois Sinovac qui s’est engagé avec l’Institut Pasteur à livrer 15 millions de doses d’ici la fin de l’année. C’est le seul accord concret et réalisable qui pourrait permettre à l’Algérie de vacciner massivement sa population à partir de janvier 2022.

En attendant, des files d’attente impressionnantes se constituent devant plusieurs centres de vaccination à Alger dans l’espoir de se faire vacciner. Tous les observateurs de la situation épidémiologique en Algérie ont fait ce constat : les ravages de la 3e vague ont suscité une énorme frayeur au sein de la population algérienne. Celle-ci a abandonné ses réticences et de très nombreux algériens veulent, désormais, se soumettre à la vaccination pour éviter les formes les plus graves de l’infection à la COVID-19.

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