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mercredi, juin 12, 2024

Confidentiel. Le numéro 2 de l’APS incarcéré depuis 4 mois à la prison de Koléa parce qu’il a commenté un dessin hostile aux « généraux » sur les réseaux sociaux

Le directeur de l’information de l’Agence APS, Bahet Lounis, considéré comme le numéro 2 de l’agence de presse gouvernementale algérienne, est incarcéré depuis au moins 4 mois à la prison de Koléa dans la wilaya de Tipaza. Ce journaliste algérien a été arrêté man militari, sa maison perquisitionnée par les services de sécurité et placé ensuite en détention provisoire par la Justice pour avoir uniquement partagé et commenté sur les réseaux sociaux un dessin de presse jugé hostile et attentatoire à l’intégrité morale de l’institution militaire en Algérie. 

C’est une affaire qui a été totalement étouffée par les services de sécurité et les magistrats. Il s’agit, effectivement, d’un dossier judiciaire dont aucun élément n’a jamais pu fuiter et la direction générale de l’APS s’est bien gardée de l’ébruiter. Bahet Lounis a été arrêté brutalement, interrogé longuement et présenté ensuite devant un tribunal à Alger après avoir été dénoncé aux autorités algériennes par l’un de ses collègues au sein de l’APS.

Quel est le crime de Bahet Lounis ? Il a uniquement « Liké » et « partagé » un dessin de presse, à savoir une simple caricature du dessinateur Ghilas Ainouche qui est établi depuis plusieurs mois en France après avoir fui la répression et la dictature en Algérie. Le dessin en question critique et épingle les « généraux » de l’institution militaire algérienne. Il s’agit d’une simple caricature partagée par Ghilas Ainouche sur les réseaux sociaux, à savoir Facebook et Twitter, ls derniers espaces de liberté d’expression en Algérie.

Le journaliste, et haut responsable de l’APS, Bahet Lounis a mis un « Like » et un commentaire sur ce dessin de presse. Une démarche qui va offusquer et scandaliser l’un de ses collègues qui avait jugé utile d’avertir les services de sécurité afin de « dénoncer un acte de trahison ».

En un temps record, la machine judiciaire et sécuritaire s’est mise en branle pour broyer Bahet Lounis. Ce dernier est même soupçonné de « connivence avec les lobbys marocains » parce qu’il était auparavant le correspondant de l’APS au Maroc à Rabat et Casablanca en 2011. La vie de Bahet Lounis a basculé ainsi dans un véritable cauchemar à cause d’un simple… « Like et commentaire » d’un dessin de presse sur les réseaux sociaux. C’est une affaire inédite et extravagante qui en dit long sur la dimension totalement affolante et irrationnelle que revêt depuis plusieurs mois la répression massive des libertés fondamentales en Algérie par le pouvoir aux commandes du pays.

 

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6 تعليقات

  1. Comme dirons certains Franco algeriens, c’est pas bien de sympathiser avec # certaines Parties connues pour leurs hostilités à l’Algérie #
    En faisant partie de l’APS : (la fameuse agence qui colporte constamment des complots), il doit assumer son rôle de complotiste jusqu’au bout !
    Résultat en Algérie ! La Case Prison 👮😷👮🚓 !

  2. Il faudra que ce harki collègue de Bahet Lounis se prépare à subir un châtiment exemplaire une fois que la junte est neutralisee qui st pour bientôt. Tous ces harkis civils bras droit du régime militaire identifies et connus de la population vont regretter le jour où leur mamans les ont mis bas… ca sera plus atroce pour eux et pire que les harkas en 1962…malheureusement on va assister à des scènes de lynchage sur les places publiques et de vengeance

  3. La Corée du Nord n’a qu’à bien se tenir, elle n’a plus le monopole de la soumission forcée de sa population ,la nouvelle junte l’a supplanter allègrement dans ce domaine.
    Par contre, les coréens peuvent être rassurés
    sur une chose, ils ne sont pas près d’être rattrapés sur la fabrication de missiles, la nouvelle junte ne sait ni lire ni écrire , alors delà à fabriquer des missiles, ce n’est pas demain la veille.
    Pauvre de vous.

  4. Bahet Lounis aurait dû se souvenir que Nous, nous avons une haine farouche de tout ce qui est caricatural. Et quand celle-ci s’attaque à nos imams ou à nos militaires ça devient une insulte à notre honneur et à notre patrie.

    Ainsi la Nouvelle Algérie est en marche vers des lendemains qui vont faire déchanter bien des citoyens de ce pays quand ils s’apercevront que vivre « en dictature » implique maints renoncements dont celui de pouvoir penser, et, qu’exprimer ses pensées présentent des risques. Quant à revendiquer ou à critiquer c’est déjà ni plus ni moins être un traître en puissance payé par fafa ou les maccocos.

    Nous rejoignons ainsi allègrement tous ces régimes liberticides qui gouvernent leur peuple derrière le paravent de la république au bénéfice d’une caste basée sur l’ethnie, les militaires, la religion et les oligarques (Alliance des baïonnettes et des coffres-forts) … Les exemples ne manquent pas actuellement dans le monde.
    Les événements du Kazakhstan, pays producteur de pétrole/gaz comme nous et ancienne colonie comme nous,…mais de l’Urss, illustrent parfaitement ce qu’une dictature engendre après de 32 ans de pratique. Sans d’ailleurs que notre gouvernance très à cheval sur les principes d’indépendance pour le Sahara ou la Palestine ne manifeste la moindre protestation sur l’intervention russe comme sur l’atroce répression qui a lieu dans ce pays. Pas plus d’ailleurs quand nos amis chinois ont supprimé le régime démocratique qui régissait Hong Kong et dont l’écrasante majorité des hongkongais se satisfaisait pleinement. Ne parlons pas des Quîgours…

    Ainsi nous avons, pour notre part, une oligarchie qui prend ses racines dans une caste militaire autonome du pouvoir civil et des milieux affairistes corrompus avec l’appui de religieux rétrogrades. Cette gouvernance a fait perdre à notre pays l’aura que le sacrifice de quelques algériens idéalistes et courageux avait léguée à notre nation en son temps.

    Droit de l’homme—Etat de Droit—Liberté d’expression—Liberté d’association—Egalité Femme/Homme … A bas la Corruption—Nous voulons du Pain et du Travail…vont devenir, en Algérie, des expressions qui risquent de nous mener directement à la prison.

    A la place de l’humoriste Diem je me méfierai.