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mercredi, juin 12, 2024

Algérie : explosion troublante du budget des charges communes du gouvernement dans des conditions troublantes

En 2022, pas moins de 1260 milliards de Da seront consacrés aux charges communes du gouvernement. C’est l’équivalent de pas moins de 9,2 milliards de dollars. C’est une augmentation phénoménale de ce poste budgétaire de l’Etat algérien. En réalité, le budget des charges communes du gouvernement algérien a totalement explosé entre 2020 et 2022. C’est le projet de loi de finances (PLF) pour l’exercice 2022 qui confirme cette augmentation inédite de ce budget. 

Il faut savoir, d’abord, que  budget des charges communes recense les crédits qui, destinés à l’ensemble des services de l’Etat ou à plusieurs d’entre eux, ne peuvent être inscrits dans le budget d’un ministère particulier.

En 2022, l’Etat algérien veut allouer à ces dépenses pas moins de 1260 milliards de Da, soit l’équivalent de 9,2 milliards de dollars. Ce même budget était fixé en 2020 à 493 milliards de Da soit l’équivalent de 3,6 milliards de dollars. Deux ans plus tard, ce budget a tout bonnement triplé ! Et le gouvernement ne fournit aucune explication ou justification pour exposer les motifs de cette inédite augmentation budgétaire. Et pourtant, il s’agit de l’argent public qui devra être dépensé par des institutions de l’Etat algérien. Des dépenses qui interviennent dans un contexte très difficile et périlleux puisque le pays traverse l’une de ses pires crises financières avec des recettes insuffisantes pour couvrir toutes les dépenses publiques sans oublier l’impact préjudiciable de la dévaluation de la monnaie, sa perte de valeur et les très mauvaises performances financières de l’économie algérienne en l’absence d’une production industrielle et d’exportations diversifiées.

Il est à signaler que la réglementation algérienne prévoit normalement des contraints auxquelles doivent se soumettre les dirigeants algériens dans leur utilisation de l’argent public.  En Algérie, théoriquement, il est obligatoire de procéder à une vérification et analyse annuelles des recettes et des dépenses budgétaires, les charges communes, les comptes spéciaux du Trésor, les opérations de trésorerie et les budgets des ministères et des organismes publics sous tutelle.

Malheureusement, les résultats de ces vérifications sont rarement publiques et dévoilés aux Algériennes et Algériens. Cette opacité aggrave la mauvaise gouvernance du pays et ouvre des brèches aux usages pernicieux de l’argent public.

A titre d’exemple, l’Etat algérien avait prévu de dépenser en 2018 un budget des charges communes d’un montant de 474,983 Mrds, soit l’équivalent de 3,4 milliards de dollars. Ensuite, jusqu’à la fin de l’exercice financier de 2018, les autorités algériennes ont finalement dépensé seulement 345,306 Mrds de DA, soit une baisse de 129,677 Mrds de DA.

Au final, L-les consommations du budget des charges communes étaient de l’ordre de 315,058 Mrds de DA contre 373,018 Mrds de DA en 2017, soit une diminution de 15,54% et elles ont été imputées au taux de 46,84% au titre I « Dette Publique et dépenses en atténuation des recettes », au taux de 31,72 % au titre IV « Interventions Publiques », au taux de 16,86% au titre III « Moyens des services » et en fin au taux de 4,58% au titre II « Dépenses des pouvoirs publics ». Derrière ces termes techniques et purement comptables, il y a eu des dépenses importantes de l’Etat algérien. Mais ces dépenses n’ont jamais été explicitées ou expliquées comme il se doit à l’opinion publique.

Mieux encore, on sait aussi qu’en 2018, des ministères ont bénéficié de financements supplémentaires qui ont été prélevés à partir du budget des charges communes. Ces finances supplémentaires ont totalisé un montant de 146,626 Mrds de DA, soit l’équivalent de 1,07 milliard dollars US.

Ces astuces permettent ainsi aux autorités algériennes d’augmenter significativement les budgets de divers ministères du gouvernement pour élever le niveau de dépenses sans aucune transparence et sans fournir sur le moment la moindre justification convaincante. En 2022, l’explosion du budget des charges communes risque ainsi d’aggraver ces pratiques occultes en permettant au gouvernement algérien de puiser encore et toujours de l’argent public pour continuer à dépenser et dépenser sans aucun contrôle indépendant. C’est très Inquiétant.

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3 تعليقات

  1. Zidane est un Français qui passe ses vacances là où il veut au même titre que Sarkozy ou Jospin qui apprécient les vacances a Marrakech … que dire du booldug saadani ancien président de l’APN et homme fort du régime d’Alger qui s’est réfugié au Maroc avec l’argent volé d’Algerie et qui a monnaye les secrets de l’Algérie au Makhzen car FAFA ne voulait plus lui renouveler sa carte de résidence a Paris… tous ces généraux pourris vont finir comme saadani et se réfugier au Maroc… mais cette fois ci l’Algérie indépendante va exiger du Maroc de les extrader pour que ces traitres soient jugés en Algérie !

  2. @Amazigh

    Zidane est français, né en France, faut pas mélanger les torchons et les serviettes !
    Par contre, si vous n’avez pas encore lu cet article, je vous le recommande, il se trouve sur ce site !

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