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vendredi, juin 21, 2024

Une étude du FMI démontre que le mauvais système judiciaire et la corruption en Algérie aggravent le développement de l’économie informelle

La très mauvaise qualité du système judiciaire et l’ampleur de la corruption en Algérie aggravent le développement de l’économie informelle qui brasse d’immenses sommes échappant au Trésor Public du pays. Et c’est une vaste étude internationale menée en ce moment par le Fonds monétaire international (FMI) qui le démontre.

En effet, le FMI a entamé une vaste étude pour réaliser des analyses empiriques sur la situation des marchés informels dans plusieurs pays à travers le l’Afrique du Nord. Cette étude qui paraîtra prochainement a pour but de présenter une analyse de l’écart entre la taille de l’économie informelle dans les pays d’Afrique du Nord et dans les pays avancés réalisée par le FMI.

Pour le cas de l’Algérie, le FMI a révélé d’ores et déjà quelques conclusions amères sur les véritables causes qui renforcent le marché informel. Ces conclusions ont été dévoilées  dans le dernier rapport des services du FMI établi par une équipe des services du FMI qui a été transmis pour examen par le conseil d’administration du FMI le 19 novembre 2021.

Les experts du FMI expliquent ainsi que « les distorsions liées aux politiques économiques et des facteurs structurels sont les principaux ressorts de l’activité informelle en Algérie ». L’étude du FMI a démontré que la mauvaise réglementation des entreprises et du marché du travail, la pression fiscale et la mauvaise qualité de la gouvernance jouent un rôle important dans le développement de l’activité informelle.

Pis encore, des blocages précis continuent d’empêcher les acteurs du marché informel en Algérie à légaliser leurs activités. Il s’agit notamment des lacunes dans le système judiciaire qui nuisent à l’exécution des contrats et à la protection des droits de propriété, de la corruption qui limite l’accès aux services publics (ou offre des opportunités d’évasion), de la Faiblesses en matière de qualité des services publics, de l’accès difficile au crédit et des informations lacunaires concernant les dispositifs mis en place par les autorités algériennes pour encourager la formalisation volontaire à travers des incitations fiscales ou des investissements dans les infrastructures.

Ce sont les principaux obstacles qui empêchent ainsi le recul concret du marché informel en Algérie. Et tant que ces obstacles persistent, le marché informel continuera de dominer l’économie algérienne. L’étude du FMI a pointé également du doigt les « contraintes sur la concurrence et hégémonie des grands acteurs et des entreprises publiques » ainsi que le « contrôle des prix » exercé par l’Etat algérien. Ces paramètres découragent les acteurs de l’informel de rejoindre… le secteur formel réglementé et encadré par la législation algérienne. Cette situation risque, malheureusement, de perdurer longtemps encore au regard du fonctionnement opaque et lourd de l’administration algérienne qui génère l’ensemble de ces maux aggravant le fléau du secteur informel dans notre pays.

 

 

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2 تعليقات

  1. L’économie informelle date depuis 1962 ce n’est pas d’aujourd’hui , l’échange des devises et fait spécialement pour la nomenclatura pour pouvoir avoir des dollars et l’euro pour préparer leurs fuites ,tout ce qu’ils disent ce n’est que de la comédie pour bercer le peuple , la nomenclatura a toujours pris les algériens pour des immatures.