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mercredi, juin 12, 2024

Un méga-budget dépassant les 2,1 milliards de dollars pour la Police algérienne en 2022

Les autorités algériennes continuent d’accorder des budgets colossaux à la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), à savoir la Police algérienne, en dépit d’une conjoncture financière de plus en plus difficile et compliquée. En 2022, c’est un méga-budget dépassant l’équivalent de 2,1 milliards de dollars que va consommer la DGSN. 

Plus de 295 milliards de Da vont être accordés par le ministère de l’Intérieur à la DGSN au cours de cette année 2022, a pu  apprendre Algérie Part en analysant la répartition des crédits ouverts, au titre du budget de fonctionnement, par la loi de finances pour 2022. C’est effectivement l’équivalent de plus de 2,1 milliards de dollars US.

Rien que les salaires des policiers algériens, les prestations familiales et les cotisations à la sécurité sociale,  l’entretien du parc automobile, l’acquisition de divers matériels, l’habillement, l’alimentation, le mobilier ou le dressage des animaux ou la contribution aux oeuvres sociales vont coûter à la DGSN pas moins de 282 milliards de Da, à savoir l’équivalent de 2 milliards de dollars. C’est, sans doute, l’une des dépenses publiques les plus conséquentes et importantes du gouvernement algérien.

Il faut savoir également que la DGSN dispose officiellement de trois hôpitaux qui lui sont entièrement dédiés. Ils sont situés à Alger, Oran et Sidi Bel Abbès. Le fonctionnement de ces trois hôpitaux va nécessiter en 2022 un budget dépassant les 1,8 milliards de Da.

D’autre part, 1 milliard de Da, soit l’équivalent de 7,2 millions de dollars, sera consacré en 2022 par la DGSN aux frais de formation à l’étranger des policiers algériens. Le Parc automobile de la DGSN coûte, à lui seul, pas moins de 3,2 milliards de Da, soit l’équivalent de 23 millions de dollars.

Les tenues et les repas des policiers algériens vont coûter plus de 11,3 milliards de Da en 2022, soit l’équivalent de plus de 81 millions de dollars. Toutes ces dépenses publiques sont à la charge du ministère de l’Intérieur qui dispose de l’un des plus budgets du gouvernement algérien. En 2022, ce département ministériel régalien va bénéficier de plus de 585 milliards de Da, à savoir l’équivalent de près de 4,2 milliards de dollars US. C’est le troisième budget de l’Etat algérien après celui de la Défense Nationale et de l’Education Nationale.

 

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8 تعليقات

  1. C’est normal c’est un État policier il faut bien qu’il soigne ses gardes chiourmes , grâce a eux qu’il détient le pouvoir , grâce a eux il emprisonne les opposants et grâce a eux il fait ce qu’il veut, donc ça ne sert a rien de s’étonner c’est ça la nouvelle Algérie de tebbou-nia , tout pour l’armée et la flicaille.

  2. La junte a décrété que pour manger en priorité en Algérie, il vaut mieux être en tenue !
    Ou bien, à la rigueur, un indicateur-cachériste-délateur !
    Pour le reste, vous avez le choix entre aller en prison pour manger des fayots ; ou se faire
    exfiltrer par des baltaguis (autre espèce bénie) au prix fort, avec le risque de servir de nourriture
    aux poissons en méditerranée ! Voilà, un des choix cornélien qui s’offre au pauvre peuple brimé !
    Une citation qui dit à peu près ceci : Il vaut mieux rater sa vie en essayant quelque chose que de
    n’en rien faire du tout !

  3. Normal pour un état voyou, une junte de despotes.
    Sans cela ils finiraient leurs jours dans les sous sols de 3antar.
    Les policiers anjiriens sans tous ou la plus grande majorité des SNP, donc des wleds lehrem sinon comment soutenir une junte en écrasant le peuple.
    Moralité de l’histoire ,il n’y’en à aucune sauf que. c’est des wleds lehrams.

  4. Il est ou le problème ?
    En France, pour 2022, le ministère de l’intérieur recevra 21,26 milliards d’euros (24,1 milliards de dollars). Rien que l’augmentation par rapport à 2021, soit 1,5 milliards d’euros (1,7 milliards de dollars) est quasiment équivalente au budget entier du ministère de l’intérieur algérien !
    Et pour finir, le budget du ministère de l’intérieur du royaume de la Zettla s’élève à 4,45 milliards de dollars (41,1 milliards de dirhams). Qu’est ce que tu viens nous casser les bonbons avec tes âneries.
    Je ne pense pas que la France fait face à autant de menaces et de défis sécuritaire que l’Algérie.
    Donc, Mr Zemmara, ce genre d’articles malsains qui déforme la réalité et qui veulent jeter le discrédit sur tout ce que fait l’état algérien est et reste contreproductif.

  5. En Algérie, l’armée et la gendarmerie ne sont pas là pour défendre le peuple mais pour se protéger et mâter le peuple dont ils sucent le sang goulûment depuis 1962.
    Une armée qui n’est même pas équipée de canadairs pour éteindre les incendies en Kabylie (les plus ravageurs et mortels de toute la Méditerranée), n’est pas une armée. Elle a préféré envoyer de simples soldats sans équipement se faire cramer vifs.
    Les faits sont cruels, mais ce sont les faits.On peut les retourner dans tous les sens , ils restent les faits.

  6. Il est où le problème se demande Dzman.

    Le problème se trouve dans le fait que certains d’entre nous regardent systématiquement ce qui se passe ailleurs, en bien ou en mal c’est selon, pour légitimer ce qui se passe dans notre pays. Est-ce parce qu’on veut ainsi se rassurer et ne pas se démoraliser ou alors par calcul politique se préserver des avantages qu’on retire de la situation évoquée.
    On peut comprendre qu’un policier soit très satisfait de ce budget.

    Mais notre pays n’est pas la France (depuis 60 ans) pas plus que nos sommes gouvernés par une royauté prédatrice, malsaine et obscurantiste. Le problème se trouve dans l’état de nos finances publiques et partant de la viabilité de l’Etat algérien.
    Ces difficultés que le peuple algérien, celui qui vit en Algérie, ressent quotidiennement dans la gêne de boucler ses fins de mois ou de trouver la nourriture de base nécessaire pour vivre décemment sont une réalité en Algérie. Et non ailleurs. De même que pouvoir bénéficier de services publics dignes d’une nation du XXI siècle dont nos systèmes éducatif et sanitaire entre autres, par l’apport de dotations conséquentes nous concernent au premier chef.

    Voilà, c’est tout simple.

    Or, quand on consulte la répartition par département ministériel les dépenses d’équipement à caractère définitif telles que prévues par la loi de finances 2022 et adoptée jeudi par le Conseil de la Nation, tout citoyen algérien peut constater que le montant prévu pour l’Intérieur, collectivités locales et aménagement du territoire s’élève à 585.370.059.000 DA. Et de cette somme, 295.000.000.000 DA vont être attribuées par le Ministère de l’Intérieur à la DGSN ! Si on soustrait cette somme à la dotation globale, il va rester 290.370.000.000 DA pour les collectivités locale et l’aménagement du territoire.

    Sachant les importants besoins de certaines zones d’ombre, des demandes de subventions émanant des municipalités non satisfaites ou tout simplement du budget conséquent qu’il va falloir pour entretenir et rénover notre réseau routier dont l’Autoroute Est ouest qui se dégrade à vue d’œil, on ne peut qu’être interrogatif sur la pertinence du montant de cette somme.
    S’attend-on, en haut lieu, à ce que le peuple descende dans la rue pour réclamer ce qui lui est
    du ? S’attend-on à des émeutes ?

    On ne peut que constater que la gouvernance du Président Tebboune malgré les éclairages et les analyses que développent des économistes algériens et étrangers compétents et désintéressés et malgré les rapports du FMI de la BM, cette gouvernance devrait prendre conscience qu’un jour prochain notre Nation se réveillera et cessera de se considérer pour ce qu’elle n’est pas.

    Elle découvrira que notre force et notre intelligence se trouve dans notre jeunesse algérienne. C’est sur elle que toute l’attention d’un gouvernement digne de ce nom devrait se reporter. C’est à l’Education nationale, à la recherche scientifique, à l’éducation physique et sportive, à l’art que ces milliards de dinars devraient être affectés. Instituer une véritable Ecole, libératrice de l’obscurantisme qui sévit actuellement dans ce pays et raison de notre sous développement, devrait être une cause nationale .

    Penser que limiter la liberté d’expression intellectuelle et politique à laquelle le gouvernement vient d’ajouter une kyrielle de lois réprimant la spéculation va permettre à notre peuple de passer ce cap difficile de la pandémie est une pure tartuferie. La répression n’a jamais été une solution. Redonner l’espoir et faire en sorte que le possible soit une réalité empêchera que des centaines de nos jeunes quittent ce pays.
    C’est de la parfaite hypocrisie que de déclencher toutes sortes d’enquêtes parlementaires folkloriques pour déterminer les causes de cette spéculation que la politique de ce gouvernement a lui-même provoquée. Il lui suffit d’en assumer les erreurs et de procéder aux rectifications adéquates. S’il le peut encore.
    Aussi, il semble bien que le problème n’est pas chez fafa ni chez les macocos mais bien chez nous.