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samedi, juin 22, 2024

Un autre rapport international confirme le recul alarmant des universités algériennes sur le plan africain

Aucune université algérienne ne figure parmi les 31 meilleures universités africaines sélectionnées par le  World University Rankings, un classement mondial des universités les plus performantes selon des critères comme la réputation académique et chez les employeurs, le taux d’encadrement, la quantité d’enseignants et étudiants internationaux, les citations, etc. Ce nouveau rapport mondial démontre le recul significatif et alarmant des universités algériennes sur le plan mondial en général et à l’échelle africain en particulier. 

Ce classement est le fruit d’un rapport international établi par le cabinet britannique Quacquarelli Symonds, une société internationale qui fournit des services académiques, des analyses et des informations sur le secteur de l’enseignement supérieur. Quacquarelli Symonds est une société britannique spécialisée dans l’analyse des établissements d’enseignement supérieur à travers le monde. L’entreprise a été fondée en 1990 par Nunzio Quacquarelli, l’un des plus importants spécialistes de l’enseignement supérieur dans le monde anglo-saxon. Il faut savoir que le QS World University Rankings est considéré comme l’un des trois classements universitaires les plus influents au monde, avec le Times Higher Education World University Rankings et le Academic Ranking of World Universities.

Dans son classement mondial des universités pour l’année 2021/2022, seulement 31 universités africaines ont été retenues. Et aucun établissement algérien ne figue parmi ces 31 universités africaines.  La première au niveau continental reste l’Université du Cap, en Afrique du Sud. A l’échelle mondiale,  elle a perdu 6 places par rapport à l’année dernière, se classant 226e. En deuxième place arrive sa compatriote de Witwatersrand, qui s’est classée 424e à l’échelle mondiale.  L’Université de Johannesburg, troisième au plan africain et 434e au niveau mondial.

En tout, l’Algérie du Sud est  représentée trois autres fois dans le Top 10 des meilleures universités africaines, avec l’Université de Stellenbosch (5ème), celle de Pretoria (7ème) et celle de Rhodes (10ème). L’Égypte y apparait trois fois, en 4ème (Université américaine du Caire), 6ème (Université du Caire) et 9ème place (Université Ain Shams). L’Université tunisienne de Sousse arrive en 8ème position. Elle est, d’ailleurs, la seule université maghrébine figurant dans ce TOP 10 des meilleures universités africaines.

Dans le classement, on retrouve également l’Université Makerere (Ouganda), celle du Ghana, celle de Nairobi (Kenya) et celle de Khartoum (Soudan), respectivement à la 16ème, 19ème, 20ème et 27ème place. Sur le plan international,  les universités africaines ont entièrement reculé, seule celle de Johannesburg ayant avancé (de 5 places) parmi celles déjà présentes au dernier classement.

Quant aux universités algériennes, elles sont tout bonnement inexistantes sur le plan africain comme sur le plan mondial. Ce qui symbolise grandement le déclin de l’enseignement supérieur algérien en dépit de tous les investissements publics importants qui lui ont été dédiés ces dernières années. Rien qu’en 2021, ce secteur a consommé en termes de budget de fonctionnement l’équivalent de plus de 2,3 milliards d’euros.

 

 

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6 تعليقات

  1. Autres réalités aussi, il est prouvé qu’en Algérie, il vaut mieux être trabendiste, parking (eur), vendeur de schemma, passeur, indicateur ; ou, décrocher le graal de « cachiriste », que d’user sa culotte sur les bancs d’universités pour finir chômeur-hitiste-haraga !!!
    On voit pourquoi l’université est devenue le parent pauvre de l’Algérie !
    Pour le régime, c’est plus facile de gérer la première catégorie que des universitaires exigeants !