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vendredi, septembre 29, 2023

Répression des étudiants à Béjaia, affrontements avec des radiés de l’Armée aux portes d’Alger

C’est un mardi très tendu que vit l’Algérie à cause de plusieurs marches et protestations populaires. Si la marche des étudiants s’est plutôt bien déroulée à Alger-centre avec plusieurs centaines de manifestants qui ont défilé dans les rues pour appeler au départ du régime, ailleurs, l’ambiance était beaucoup plus électrique. 

A Béjaia, les forces de sécurité ont réprimé sévèrement les étudiants de l’Université Abderrahmane Mira qui ont tenté d’organiser une imposante marche dans les rues de la ville. Des étudiants ont été passés à tabac et d’autres ont été brutalement bastonnés. Des témoins oculaires font état de plusieurs blessés parmi les étudiants qui ont tenté de se mobiliser pacifiquement. A Béjaia, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer cette répression jugée brutale et injustifiée.

« La marche hebdomadaire de la communauté universitaire de Béjaïa vient d’être sauvagement réprimée par les services de sécurité. Un blessé est évacué pour des soins. Hier, c’était un rassemblement pacifique qui a été empêché et de nombreuses personnes ont été interpellées », a commenté à ce propos  Atmane Mazouz Chargé à la communication du RCD, l’un des plus importants partis de l’opposition algérienne et l’une des formations politiques les mieux enracinées dans la région de Béjaia.

« Cette escalade dans la violence contre les manifestants pacifiques est de la seule responsabilité du pouvoir . Le summum de cette fuite en avant du système pour opposer la violence contre des revendications légitimes est atteint, aujourd’hui : violation des franchises universitaires et répression sauvage des enseignants et étudiants », a souligné également la même source.

Aux portes de la capitale Alger, de violents affrontements ont opposé les forces de sécurité à des centaines de retraités, radiés de l’armée, des invalides et de leurs ayants droit. Ces affrontements se sont déroulés ce mardi matin à l’entrée de la localité de Bentalha, située à environ 15 kilomètres au Sud d’Alger. Des forces anti-émeutes de la Gendarmerie Nationale ont balancé du gaz lacrymogène sur des centaines de ces anciens militaires en colère qui voulaient marcher sur la capitale Alger pour réclamer leurs droits et leurs revendications sociales relatives au logement et à la revalorisation des pensions.

Les affrontements ont duré longtemps et se sont étendus jusqu’à l’intérieur de l’agglomération de la tristement célèbre Bentalha, le lugubre lieu qui a été le théâtre des massacres horribles commis par des groupes terroristes dans la nuit du 22 au 23 septembre 1997 faisant jusqu’à 400 morts parmi les victimes civiles.

Plusieurs milliers d’automobilistes sont restés bloqués par le dispositif spécial mis en place par les services de sécurité à l’occasion de la marche prévue par des retraités, des radiés de l’armée, des invalides et de leurs ayants droit pour exiger la satisfaction de leurs revendications socioprofessionnelles. Des embouteillages ont été provoqués par les barrages sécuritaires filtrant la circulation automobile au niveaux des principaux accès routiers menant vers le centre de la capitale Alger. Les services de sécurité ont été instruits d’éviter à tout prix la convergence des deux marches du Hirak et celle des anciens militaires algériens dans les rues d’Alger-centre. Le pouvoir algérien craignait des débordements majeurs à la suite de cette nouvelle mobilisation populaire qui risque de prendre une nouvelle dimension alarmante en raison de la participation des anciens soldats désenchantés et révoltés de l’Armée algérienne.

Soulignons enfin que les mécontents regroupent des retraités de l’armée qui réclament une augmentation de leurs pensions, des radiés de l’armée qui demandent leur réintégration ou d’être mis à la retraite et les invalides de l’armée qui veulent une meilleurs prise en charge dans les hôpitaux militaires, selon les pages Facebook des diverses catégories. Ils ont tenté à plusieurs reprises et en vain de gagner le centre d’Alger ces dernières années.

 

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6 تعليقات

  1. M Axis 7, arrêtez ce langage sectaire, le peuple n’en peut plus avec ces fréquentes manifestations improductives organisées par des énergumènes anarchistes ou des pseudo étudiants censés poursuivre leurs études au lieu de polluer l’espace public. Dans la conjoncture actuelle le pays comme les citoyens ont besoin de vivre et participer au redressement dans un climat apaisé dans l’ordre et la discipline…

  2. @AXIS7@ un sujet qui se prosterne devant le plus grand trafiquant de cannabis le roitelet des pauvres nous parle de libération…parlez nous des sujets de votre roitelet momo escobar le 6e du nom que notre armée vient d’expulser de la frontière du coté de figuig…que va faire ton roitelet pour récupérer les terres spoliés par l’armée algérienne selon les termes de votre presse du Makhnez?
    Wallou,
    Il faut arrêter d’accueillir ses traitres de marochiens et leurs offrir du travail chez nous…c’est tous des traitres
    Ils se sont installé coté algérien (c’est Chadli le traitre qui a réouvert les frontières et les a autorisé de cultiver des lopins de terre de notre coté de la frontière)et ils affirment maintenant que ses terres appartiennent à leur parents
    Qu’ils aillent réclamer des terres et du travail à leurs roitelet