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samedi, juin 15, 2024

Nouveau record des incarcérations politiques : plus de 167 détenus d’opinion en Algérie

Encore un nouveau record. Les incarcérations arbitraires décidées à l’encontre des militants pacifiques du Hirak se poursuivent et ne s’arrêtent pas. Désormais, l’Algérie recense plus de 167 détenus politiques. Des activistes condamnées à la prison ferme ou placées sous mandat de dépôt à cause de leur participation directe ou indirecte à des marches du Hirak. 

Rien que durant cette semaine ayant suivi les tristes évènements du vendredi 21 mai, caractérisé par une répression massive des manifestants du Hirak, pas moins de 30 personnes ont été placées en détention. Depuis la reprise des marches du Hirak le 22 février 2021, pas moins de 143 citoyennes et citoyens ont été incarcérés en raison de leurs opinions politiques hostiles au pouvoir en place et leur militantisme engagé  en faveur du Hirak.

370 autres manifestantes et manifestants sont encore poursuivis devant divers tribunaux répartis à travers le pays. Beaucoup d’entre eux sont placés sous contrôle judiciaire. Le tableau est donc très sombre et l’Algérie n’a jamais connu une telle situation chaotique pour les libertés publiques et civiles durant ces 20 dernières années.

Cette réalité amère préoccupe plus que jamais les défenseurs des Droits de l’Homme en Algérie.  Plus de 2000 manifestants ont été interpellés, dont près d’une centaine a été placée en garde à vue et une soixantaine sous mandat de dépôt, a déploré à ce propos Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), qualifiant la situation d’«inquiétante».

Pour briser toute opposition dans la rue avant les élections législatives du 12 juin, le ministère de l’Intérieur a décidé d’obliger les organisateurs des marches du Hirak, un mouvement sans véritable leadership, à «déclarer» au préalable les manifestations auprès des autorités, ce qui revient à les interdire. Depuis, les rassemblements du Hirak ont été empêchés à Alger et dans certaines villes, entraînant des vagues d’interpellation à travers le pays. «Rien que vendredi dernier il y a eu au total près de 800 interpellations dans 15 wilayas» sur 58, a affirmé encore à ce sujet Saïd Salhi.

Si la plupart des interpellés ont été relâchés dans les heures qui ont suivi, une cinquantaine ont été présentés dimanche devant les tribunaux et 17 condamnés à un an de prison ferme. «Près de trois mois après la grâce présidentielle du 18 février, on revient à un chiffre de 160 détenus », a dénoncé enfin Saïd Salhi.

 

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