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jeudi, juin 20, 2024

Les images des brutalités policières soulèvent l’indignation générale en Algérie

Des policiers algériens frappent, violentent et s’acharnent sur un vieil homme au corps chétif, une personne âgée amaigrie, fatiguée au teint pâle,  un manifestant pacifique embarqué manu militari et interpellé par des policiers en civil en marge des manifestations populaires du Hirak à Alger. Cette image a fait le tour du pays et sur les réseaux sociaux, elle a suscité l’indignation générale des internautes algériens. Le bras levé avec le poing serré, le visage contracté, marqué par le froncement des sourcils, mâchoires serrées, narines pincées, le policier qui assénait des coups à ce vieil homme laissait transparaître une haine qui interpelle, intrigue, inquiète et soulève à la fois de nombreuses interrogations sur l’agressivité excessive des policiers algériens à l’encontre des manifestants et militants pacifiques du Hirak. 

Cette image prise par des témoins oculaires à Alger hier vendredi 7 mai en marge des marches populaires du Hirak à Belouizdad, l’un des quartiers populaires les plus importants de la capitale Alger, est devenue le symbole des brutalités policières infligées aux manifestants algériens par les services de sécurité. Elle est devenue effectivement le symbole de cette répression brutale déployée massivement par le pouvoir algérien depuis plusieurs semaines dans le but d’en finir avec ces marches populaires qui réclament son départ et la concrétisation du  changement démocratique espéré et attendu depuis des décennies par le peuple algérien.

Plus qu’une image, la symbolique de cette scène illustre parfaitement la situation actuelle qui prévaut en Algérie : des violences policières banalisées, des Droits de l’Homme bafoués, des droits civiques violés, des libertés publiques et individuelles sacrifiées. Le climat politique est de plus en plus tendu en Algérie et de véritables inquiétudes commencent à s’emparer de la communauté internationale.

Preuve en est, la prestigieuse ONG Amnesty International a poussé un véritable coup de gueule hier vendredi 7 mai contre le régime algérien. « Il faut que les forces de sécurité algériennes s’abstiennent d’avoir recours illégalement à la force afin de disperser des personnes qui manifestent pour appeler à un changement politique radical et que les autorités libèrent les plus de 60 militant·e·s du Hirak qui continuent de languir en prison en raison de leur participation aux manifestations », a déclaré ainsi Amnesty International dans un communiqué rendu public le jour même où les marches du Hirak ont été sévèrement réprimées dans plusieurs wilayas à travers le pays.

« Depuis que le Hirak a repris ses manifestations hebdomadaires, en février, après les avoir interrompues pendant près d’un an à cause de la pandémie de COVID-19, les autorités répriment les manifestations à Alger, la capitale, et dans d’autres villes, notamment en dispersant de force des rassemblements pacifiques, en rouant de coups des manifestant·e·s et en procédant à des arrestations collectives », estime encore Amnesty International.

« La réaction brutale de la police face aux manifestant·e·s courageux qui participent au Hirak illustre pourquoi des personnes de toute l’Algérie demandent une réforme politique. Le recours illégal à la force et les détentions arbitraires sont inacceptables, et les témoignages que nous avons entendus sont extrêmement inquiétants », a déploré à ce propos Amna Guellali, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International.

« Il faut que les autorités algériennes permettent les manifestations pacifiques et n’aient pas recours à la force ni à d’autres mesures punitives injustifiées. Toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique doivent être libérées immédiatement et sans condition, et toutes les charges retenues contre elles doivent être abandonnées », a souligné enfin la même interlocutrice.

Epinglé pour ses dérives totalitaires et ses violences systématiques à l’encontre de manifestants pacifiques, le régime algérien est mis au banc des accusés. Son image s’est gravement détérioré dans le monde entier et sa volonté d’empiéter sur les libertés et dignité du peuple algérien est devenue une évidence aux yeux de toutes les ONG et institutions internationales. Les dérapages à venir risquent de mettre en danger l’intégrité physique des manifestants algériens. Et l’Algérie pourrait plonger ensuite dans une spirale d’incessantes violences.

 

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14 تعليقات

  1. Et pourquoi sait ong ne parle pas des puissances et pourquoi nos journalistes font tout pour nuire l’image de notre payer et pour quoi qu’elle que soit qui veut négocier avec ce régime vous le traitez de traître comme nekkaz et tout ce qui il a fait et vous l’avez humiliée sait grave et à chaque fois je vous demande vous allez maître qui pour la transition quelle personnage zaitout bouchachi asoul tabous qui franchement

  2. Quels dégoûtants personnages sans cervelles que sont ces soit disant policiers, moi je dirais qu’ils ressemble à une milice aux sévices d’une quelconque mafia. Un jour vous paierai votre traîtresses vis vis du peuple. J’ose espérer que tous les policiers algériens ne sont pas aussi pourrie que ceux qu’ont voit a l’image.

  3. Kabylos
    Ne fait pas des généralités stp.
    La violence et l’injustice est toujours condamné par la nation algérienne.
    Certains opportunistes ont profité et profitent toujours de l’opposition surfaite de la région Kabylie pour légitimer la dictature.
    Et même si c’est dur à avaler et frustrant, tu tombes les deux pieds dedans.
    Restons ensemble.
    Tu existes à travers l’altérité.
    Apaise toi et reste juste d’autant que ton combat est légitime.

  4. Ils veulent convaincre à coups de bâton que la dictature militaire est le meilleur système. Le peuple est parqué, il a son foin.
    Le prendre en photo quand il rigole pour justifier le bourrage des urnes aux yeux des étrangers et le tour est joué !
    MM. Ça fait 60 ans que ça dure, qui dit mieux !

  5. Ahmed : je ne sais pas si tu es au courant mais les manifestations en France sont constamment filmés par divers sources !
    Il y a des enquêtes qui sont menés à chaque fois qu’il y a des violences de part et d’autres ! De nombreux policiers ont été sanctionnés !
    Le plus célèbre eborgne, Jérôme Rodrigues, a eu 30 000 € de compensations provisoire !
    Le policier lanceur de LBD est sous contrôle judiciaire ! De même, pour le policier qui a blessé à la jambe le fameux Mickaël !
    Ces qualifications relèvent des assises !
    Je vous conseille, Ahmed, de vous informer, ce n’est pas si simple que cela en France !