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dimanche, juin 23, 2024

L’Algérie est considérée par l’OCDE comme le pays le plus hostile aux investisseurs étrangers dans la région MENA

L’Algérie est devenue parmi les pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) les plus hostiles aux investisseurs étrangers. C’est du moins ce qu’on peut déduire de la dernière étude établie par L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), une organisation internationale d’études économiques l’OCDE comptant 38 pays membres et regroupe plusieurs centaines d’experts et dont les pays membres — des pays développés pour la plupart — ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Il s’agit effectivement d’une étude qui a été consacrée exclusivement aux Perspectives des Politiques d’investissement dans la région MENA. 

Cette étude a permis de dresser ce que l’OCDE appelle l’Indice de restrictivité de la réglementation de l’Investissement Direct Etranger (IDE). Cet indice « s’attache uniquement aux mesures statutaires qui sont discriminatoires pour les investisseurs étrangers », explique l’OCDE dans cette vaste étude consacrée aux pays de la région MENA. « L’application effective des réglementations, les restrictions tenant à la sécurité nationale, les monopoles d’État, les traitements préférentiels octroyés aux investisseurs tournés vers l’exportation et les régimes de zones économiques spéciales ne sont pas pris en considération. Les données rendent compte des restrictions réglementaires au mois de décembre 2019 pour les huit pays de la région MENA, et 2018 pour tous les autres pays », indique encore la même étude dont Algérie Part détient une copie.

Et ce document nous apprend que l’Algérie affiche après la Libye en guerre l’indice le plus élevé de restrictivité de la réglementation à l’encontre des investisseurs étrangers. Cela signifie que le lois adoptées en Algérie ne favorisent nullement l’arrivée des IDE et n’encouragent pas le développement des projets financés partiellement ou intégralement par des IDE. Et ces restrictions réglementaires peuvent  « entraver la hausse des volumes d’IDE, ainsi que les gains de productivité induits par la concurrence », note à ce propos l’OCDE.

La même étude constate que l’Algérie fait partie des économies de la région  MENA qui limitent les participations étrangères dans les secteurs des services aux entreprises, ainsi que des services financiers, de la distribution et du transport alors que ces secteurs « constituent des intrants majeurs pour les autres secteurs ».

« Dans les secteurs des infrastructures, y compris dans le transport maritime et aérien et dans la construction, les restrictions sont aussi en règle générale plus fortes (chapitre 9). Les restrictions à l’IDE dans ces services d’appui entravent la concurrence et la productivité non seulement dans ces secteurs, mais également dans tous ceux qui en dépendent, dont le secteur manufacturier, ce qui a pour effet de limiter les gains de productivité potentiels dans l’ensemble de l’économie », explique encore l’OCDE pour mettre en exergue les conséquences fâcheuses de ces entraves ralentissant le développement des IDE dans des pays de la région MENA comme l’Algérie.

« Une plus grande ouverture peut contribuer à accroître l’efficacité (et à réduire les coûts des intrants) dans les secteurs dominés par de grands monopoles nationaux, ainsi qu’à améliorer la qualité et la disponibilité des services », note enfin cette étude de l’OCDE que les autorités algériennes devraient prendre en considération pour obtenir de nouvelles précieuses sources de financements au profit des investissements indispensables au développement économique du pays.

 

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