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lundi, mars 4, 2024

Exclusif. « Je n’ai jamais été arrêté. Je suis chez moi et je circule en toute liberté en France »

Abdeslam Bouchouareb, l’homme qui était ministre de l’Industrie et des Mines sous Abdelaziz Bouteflika, et l’un des dirigeants les plus influents de l’ère Bouteflika, a réagi exclusivement dans une déclaration à Algérie Part aux rumeurs insistantes ayant annoncé ces derniers jours son arrestation en France et son supposé placement en détention à Marseille au sud de la France.

L’ex-ministre algérien a démenti catégoriquement ces informations qui s’avèrent donc être totalement infondées. « Je n’ai jamais été arrêté. Je suis chez moi et je circule en toute liberté en France », a-t-il ainsi expliqué dans son échange avec notre directeur de Publication, Abdou Semmar. Abdeslam Bouchouareb a confié également qu’il s’est lui-même manifesté auprès des autorités françaises en se présentant devant une brigade de la Gendarmerie Française pour connaître la vérité sur les mandats d’arrêt internationaux lancés à son encontre par les autorités judiciaires algériennes depuis 2019-2020. Abdeslam Bouchouareb a fait part également dans ses déclarations de ses intentions de lancer les procédures idoines au niveau de la Justice française pour contester ces mandats d’arrêt internationaux et faire valoir son innocence face aux graves accusations de corruption dont il fait l’objet de la part des autorités algériennes.

L’ex-ministre de l’Industrie et artisan de la politique du montage et assemblage des véhicules neufs en Algérie de 2014 jusqu’à 2019, a affirmé aussi qu’il se tient à la disposition de la Justice française et qu’il attend de connaître les suites que devront lui réserver les procédures lancées de son propre chef pour se défendre contre les condamnations pour corruption qui l’accablent en Algérie. Abdeslam Bouchouareb assure, par ailleurs, que depuis 2019, les autorités françaises ne lui ont jamais adressé la moindre notification officielle pour l’informer de sa mise en examen dans une quelconque affaire de justice ou pour lui faire parvenir une convocation afin de l’informer des tenants et aboutissants d’un mandat d’arrêt international lancé contre lui par la justice algérienne.

Le même interlocuteur a révélé dans le sillage de ses déclarations à Algérie Part qu’il fut hospitalisé pendant près d’une année, à savoir de 2020 jusqu’à 2021, et qu’il n’était donc guère dans la capacité de se défendre convenablement devant les juridictions algériennes. L’ex-ministre de l’Industrie assure également qu’il avait fait parvenir aux autorités judiciaires algériennes les certificats médicaux attestant de son hospitalisation en France et de son incapacité à répondre aux convocations qui lui ont été adressées par des magistrats algériens.

Pour rappel, Abdeslam Bouchouareb est cité dans au moins cinq procès pour corruption en Algérie. À chaque audience, il a écopé de 20 ans d’incarcération par contumace, assortis d’un mandat d’arrêt international. Avant d’occuper le poste de ministre de l’Industrie de 2014 jusqu’à 2017, Abdeslam Bouchouareb était député RND, l’un des partis politiques proches du pouvoir algérien, de 2002 jusqu’à 2014. En 2012, il était même élu vice-président de l’Assemblée populaire nationale. En 2014, il était le directeur de la communication de la campagne présidentielle d’Abdelaziz Bouteflika dans le cadre de sa candidature pour un 4e mandat successif. Mais son premier important poste fut ministre de l’Industrie et de la Restructuration de 1996 à 1997. Dans ce podcast vidéo, notre Directeur de Publication, Abdou Semmar, apporte des explications précises au sujet des échanges qu’il a eus avec Abdeslam Bouchouareb.

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