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mercredi, juin 12, 2024

Energie : Attention, la production algérienne en chute libre depuis 2019

Contrairement à ce qui est dit et annoncé dans la presse algérienne par les dirigeants officiels de l’Etat, l’Energie n’est pas du tout abondante en Algérie et elle commence même à manquer cruellement dans notre pays au risque de ne plus pouvoir satisfaire convenablement la demande nationale. 

Les chiffres font même froid dans le mode. Le ministère de l’Energie a diffus récemment les principaux chiffres relatifs à l’énergie et aux hydrocarbures en Algérie en 2019. Daté de juillet 2020, le document n’a été rendu public que début octobre 2020. Ce document nous apprend ainsi que la production algérienne d’énergie a chuté de 5% en 2019 et atteint 157 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep).

La production poursuit son recul – quasi-continu depuis 2005 – et atteint son plus bas niveau depuis 2002. Dans le détail, la production algérienne d’énergie se compose à
54% de gaz naturel (-7% sur un an), de 34% de pétrole brut (stable), de 6% de condensat (-8%) et de 6% de GPL (-2%).

En revanche, la consommation algérienne d’énergie a progressé de 3% en 2019 et atteint le niveau record de 67 Mtep. Elle a ainsi doublé depuis 2002 (alors à 33 Mtep), en raison de l’accroissement démographique et de la hausse de la consommation par habitant.

En s’appuyant sur le même document, nous apprenons que le mix énergétique (nature de l’énergie consommée) se compose de 2/3 de gaz naturel et d’1/3 de pétrole/condensat.

Conséquence de l’effet ciseau qu’est la baisse de la production combinée à la hausse de la
consommation domestique, les exportations algériennes d’énergie ont chuté de 9% en 2019 et atteint 92 Mtep, soit leur plus bas niveau depuis 1995. Si les ventes de pétrole (-1%), condensat (+2%) et GPL (-5%) n’ont que légèrement fluctuées en 2019, celles de gaz naturel ont fortement reculé (-17%). En outre, les ventes via gazoduc ont chuté
(-31%) au profit de celles de gaz naturel liquéfié (+22%).

Il est à noter que la production d’hydrocarbures – en repli quasi-constant depuis le milieu des années 2000 – a baissé de 6% au premier semestre 2020. Le recul de la production de pétrole brut et de gaz naturel (-7%) et de l’activité de liquéfaction de gaz naturel (-9%) est contrebalancé par une hausse de la production de pétrole raffiné (+3%). La production des mines et carrières recule également (-5%), tirée à la baisse par l’extraction de phosphate (-16%) et de sel (-5%).

Du fait de la conjoncture, la production d’énergie baisse de 4%, après avoir nettement progressé ces dernières années (x2 depuis 2008).  Ces chiffres officiels reflètent parfaitement l’inquiétant déclin qui frappe de plein fouet le secteur de l’Energie en Algérie alors que le pays recèle encore des réserves prouvées en hydrocarbures conventionnels qui se situent au 16e rang mondial pour le pétrole (12,2 M barils) et au 19e pour le gaz naturel (4200 Mds m3). Mais le gaspillage inutile de nos réserves et la très faible exploitation de ces réserves pour la transformation industrielle en produits dérivés sophistiqués ont privé l’Algérie d’une véritable opportunité de développement économique.

Au final, le seul atout qui reste à l’Algérie, ce sont ces réserves d’hydrocarbures non conventionnels qui se positionnent au 3e rang pour le gaz et au 7e pour les huiles. La totalité des gisements connus sont en onshore. Soulignons enfin que pour le moment, l’Algérie est le 9e producteur mondial de gaz et le 3e africain pour le pétrole. Les hydrocarbures représentent encore et toujours 95 % des recettes d’exportation du pays.

 

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6 تعليقات

  1. @Loco
    Comment ça va ? A mekh the lidh ? Tu te fais rare !
    C’est ce genre de parapluies qu’on déploie pour dire dans un premier temps « ce n’est pas moi, c’est l’autre » pour ensuite finir par l’auto amnistie derrière le vocable habituel du « tous responsables mais pas coupables » !
    C’est pour ça qu’il est de notre devoir de ne pas laisser :
    Irdhanes T’mourthnagh Iyir Thoughmasses !

  2. Au frère Boussad,
    Ça va,akhedim si svah ghar yidh.
    C’est la saison des récoltes, et des mises bas, donc il y’a des journées sans fin.
    Et en plus les touristes arrivent, alors les jours de marchés se rallongent, mais ça va je ne vais pas me plaindre.
    Irdhane etchent, sans compter le reste.
    Prends soin de toi et de ta famille, frère.

  3. A@ Tout le monde
    Mon nounours a moi dit le Danceur des tables a trouve ses cousins perdus dsns la jungle des Idiots…..

    Heureusement que son frere nourri a l’abbeille morte dite la Putte de AP se reveille.

    Ils a corrige, et oui, Mon Tintin a corrige Mon Nounours a moi et ses petits cousins..
    ===≈==================================

    A la prochaine

    Ey n’oubliez pas de dire Au Revoir a Mon Nounours a moi qui dit que des Conneris

  4. On nous avez déjà prédit la fin de la manne pétrolière dans les années 70…il parait qu’on avait pour 20 ans de production
    L’année dernière, ZEMMAR le sait, la totalité des pays de l’OPEP, hors OPEP et même les USA ont baissé leurs production de pétrole et de Gaz…et oui , la crise économique du COVID est passé par là, le demande mondiale et les prix se sont effondrés …l’Arabie saoudite , la Russie et les USA ( les champs de Gaz et de pétrole de schiste devenus non rentables), on du baisser leurs production …l’OPEP a imposé une baisse drastique à la totalité de ses membres et l’Algérie a du le faire
    Et ui Zemmar, notre consommation intérieur à été multiplié par deux entre 2003 et 2019 ( 7O % des foyers raccordés au Gaz pas cher et subventionné) et notre parc automobile qui a explosé ( 400.000 voitures neuves importé rien qu’en 2014)
    Tant que les prix Sont aussi bas ( parmi les plus bas au monde) et surtout subventionnés , l’Algérien moyen ne pensera
    pas à réduire sa consommation
    Ceci dit, l’Algérie a la 7eme réserve mondiale de pétrole de schiste et la 3eme pour le Gaz de schiste …Des démocraties occidentales comme les USA, le Canada ou l’Australie, avec des règles environnementales les plus sévères ont dûs autoriser leurs entreprises énergétiques d’exploiter leurs gisements de pétroles et de Gaz…
    Cela n’empêche pas le pays d’investir dans les énergies renouvelables, qui ont un coût exorbitant ( c’est des dizaines de milliards de dollars ) et quoi qu’en fasse à moyen terme ne pourrons pas se subtituer au Gaz et au pétrole…envisager un mix énergétique pour 2030 et après et la seule solution crédible.
    Je pense pas que l’Algérien moyen acceptera de se passer de l’usage de sa voiture ou des transports en commun
    La voiture électrique est un mythe car « la batterie  » est dépendante des terres rares , qui comme leurs noms l’indique sont devenus à 90 % par la chine
    L’hydrogène est une solution mais cela demande aussi non seulement des investissements mais la maitrise d’un savoir faire, de la R&D et du temps
    l’Algérie , depuis la nationalisation de notre énergie au début des années 70, on a le savoir faire, des compétences ,des installations pétrochimiques, des ports etc qui nous permettent d’aller vers l’exploitation du pétrole et du Gaz de Schiste pour la prochaine décennie …
    Pour cela il faut associer les algériens , surtout nos compatriotes du Sud, qui doivent avoir la priorité pour les formations, les emplois et de l’investissement…il faut absolument désactiver notre beau patrimoine du Sahara et investir dans les infrastructures (autoroutes, lignes de chemin de fer, aéroport, infrastructures hôtelières , etc )
    Ne pas le faire va gravement impacter notre économie et notre avenir