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vendredi, septembre 29, 2023

Confidentiel. Le business juteux des vols de rapatriements : jusqu’à 60 % de bénéfices pour Air Algérie

L’argent va couler à flot à Air Algérie grâce aux programmes des vols de rapatriements. Il s’agit bel et bien d’une opération financière qui permet à Air Algérie de dégager jusqu’à 60 % de bénéfices sur des vols qui lui coûtent beaucoup moins chers que les vols ordinaires mais qui lui vont lui rapporter un très joli pactole en raison des prix des billets très élevés désespérément recherchés par des milliers d’Algériens bloqués à l’étranger et animés par le désir ardent de revenir dans leur pays natal, a appris Algérie Part au cours de ses investigations. 

Chaque vol de rapatriement qui relie en ce moment Paris à Alger coûte à peine plus de 40 mille euros à Air Algérie. Mais avec des billets vendus à des prix dépassant les 368 euros pour un aller simple, Air Algérie a pu gagner plus de 110 mille pour chaque vol de rapatriement déployé entre Paris et Alger, a-t-on appris au cours de nos investigations. Avec des charges diminuées à 63 %, pas de frais de mission en devises pour les PNC et les pilotes, pas de de frais d’hébergement du personnel naviguant dans les hôtels parisiens, des taxes aéroportuaires beaucoup moins onéreuses, Air Algérie a pu réaliser des gains allant jusqu’à 70 mille euros par vols. Les avions sont pleins à craquer et les billets, en dépit de leur cherté excessive, s’arrachent très rapidement par des voyageurs qui sont inscrits depuis des semaines, voire  des mois sur des listes d’attente dans l’espoir de pouvoir revenir en Algérie et retrouver leurs parents ainsi que leurs proches.

Selon nos investigations, le vol quotidien établi par Air Algérie entre Alger et Paris depuis le 23 décembre jusqu’au 31 janvier va rapporter plus de 4,3 millions d’euros aux caisses d’Air Algérie. Le vol quotidien qui relie Marseille à Alger va rapporter, quant à lui, pas moins de 1,5 million d’euros à Air Algérie. Et le vol hebdomadaire qui va relier à partir du 2 janvier prochain Montréal à Alger va rapporter également pas moins de 1,2 million d’euros à Air Algérie.

L’ensemble des vols spéciaux mis en place dans le cadre de ce programme des rapatriements au profit des Algériens bloqués en dehors du territoire va permettre à Air Algérie de gagner plus de 25 millions d’euros entre le 23 décembre 2020 et 31 janvier 2021. Il s’agit de l’une des plus belles et rentables opérations financières d’Air Algérie. La compagnie battant pavillon nationale a d’ores et déjà demandé au gouvernement les autorisations pour mettre en place un autre programme de vols spéciaux pour le mois de février afin de profiter de cette rentabilité inédite qui s’offre à elle.

Finalement, la fermeture des frontières peut être une bénédiction pour Air Algérie qui pourrait continuer de vendre des billets d’avion à des prix historiquement exorbitants lui permettant ainsi de combler un tant soit peu son énorme déficit. Malheureusement, cette situation ne profite pas aux voyageurs algériens qui sont contraints de casser la tirelire afin de s’offrir le « luxe » de revoir leur pays natal. Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

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8 تعليقات

  1. les morocco’s sont comme des sang sues ! il ne s’en prennent jamais à l’espagne
    ils viennent de recruter 2cyber hackers pour faire de la propagande anti algérienne sur les journaux électroniques
    l’argent du hachich ! ils l’utilisent pour récupérer le sahara ! ils ne reculent devant rien
    bombarder les yéménites
    s’allier avec les sionistes
    nous envahir avec le hachich
    nous insulter de partout
    ce sont nos pires ennemis ! il faut être
    vigilant ils sont sournois et fourbes
    Voilà qu’ils veulent qu’on leur ouvre nos frontières
    Jamais de la vie c’est faire rentrer un chacal dans la bergerie
    Méfiance avec cette racaille

  2. Néanmoins, la fréquence de ces vols est encore faible et ne permettra pas à Air Algérie à faire face à ses coûts fixes, notamment ceux liés à son personnel pléthorique. Même les compagnies européennes qui ont repris une bonne partie de leur trafic continuent à être déficitaires et à brûler du cash, imaginez donc Air Algérie. La reprise est donc indispensable pour que cette compagnie ne coule pas.