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mercredi, juin 19, 2024

Confidentiel. L’affaire Khaled Bouhabel : le scandale secret qui ébranle l’Autorité nationale indépendante des élections

Un ténébreux scandale a ébranlé secrètement la fameuse Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), créée le 15 septembre 2019 pour superviser l’organisation de l’ensemble des scrutins électoraux en Algérie. Khaled Bouhabel, l’un des membres les plus importants de l’ANIE et le responsable de son service informatique, a été incarcéré il y a de cela plus d’une semaine par le tribunal de Chéraga, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. 

Khaled Bouhabel a été emprisonné à Koléa qui abrite l’un des plus importants centres pénitentiaires en Algérie. Khaled Bouhabel a été arrêté par les services de  sécurité et déféré ensuite devant le parquet du tribunal de Chéraga à la suite de graves accusations de trafic d’influence et de corruption portant sur ds passations douteuses de marchés publics afin d’acquérir du matériel informatique pour les besoins de l’ANIE ainsi qu’un détournement inédit de le la base de données contenant le fichier électoral sur lequel est censé veiller avec beaucoup de soins et  de dévouement l’ANIE en raison de son importance stratégique pour les résultats finaux des futures échéances électorales.

Cependant, d’autres sources avancent une toute autre thèse pour expliquer l’emprisonnement de Khaled Bouhabel. Ces sources proches de l’entourage familial et personnel de Khaled Bouhabel assurent que l’ex-membre de l’ANIE a fait les frais d’un règlement de comptes en raison de sa proximité avec l’un des fils du Chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune. Khaled Bouhabel aurait été dénoncé aux services de sécurité comme étant un « businessman » qui utilise ses relations avec l’un des membres de la famille Tebboune pour procéder à des affaires suspectes permettant son enrichissement personnel. Des accusations qualifiées par ses « proches » d’infondées et de mensongères. Qu’est-ce qui se cache alors derrière l’affaire Khaled Bouhabel ? Pour l’heure, à Alger, personne ne veut dire la vérité à propos de ce scandale étonnant.

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2 تعليقات

  1. Décidemment, c’est la république des scandales. Pas un jour qui y échappe. Avec plus d’une cinquantaine de généraux et autres officiers, soi-disant, supérieurs sous les verrous sans compter les nombreux ministres et autres hauts fonctionnaires et chefs d’entreprises véreux, la corruption, le vol, le détournement de bien publics, le transfert illicite de fonds vers l’étranger et tous les autres vices qui s’y rattachent ont été érigés en mode de gouvernance depuis les années Chadli, considérablement raffinés durant les années Boutéflika et sacralisés par le duo Changriha-Tebboune et tous les rapaces qui les entourent. Ce bidule d’ANIE incarne à lui seul toute la déchéance de la morale en Algérie. Quand on voit qui est à sa tête, on ne peut s’attendre à mieux. Pôvre Algérie!