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samedi, juin 15, 2024

Confidentiel. Comment l’Algérie va puiser dans sa consommation nationale pour augmenter ses livraisons de gaz naturel à l’Italie

L’Algérie a décidé de puiser dans une partie de sa consommation nationale pour augmenter ses exportations de gaz naturel vers l’Italie, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. Les autorités algériennes ont validé discrètement un nouveau plan d’action élaboré par les services de Sonatrach pour fournir de nouvelles quantités de gaz naturel à l’Italie qui tente désespérément de s’émanciper de la dépendance de la Russie qui répond à plus de 40 % de ses besoins nationaux concernant cette précieuse énergie si vitale pour l’industrie et les besoins domestiques de la population italienne notamment pendant l’hiver. 

Selon nos sources, le nouveau plan d’action de Sonatrach consiste à profiter de la baisse de la consommation nationale pendant la saison estivale, notamment les mois de juillet et août, pour transférer ces volumes de gaz naturel dédiés au marché national vers le marché italien où la société ENI va se charger ensuite de les stocker dans des sites de stockage spécialisés afin de les réinjecter ainsi dans le circuit de consommation nationale à l’approche de l’hiver où l’Italie aura grandement besoin de nouveaux approvisionnements afin de combler ses besoins nationaux estimés annuellement à près de 80 milliards de M3.

Grâce à cette stratégie, la Sonatrach pourra livrer des quantités supplémentaires de gaz naturel au-delà des 21 milliards de M3 qui sont exportés annuellement par l’Algérie vers l’Italie dans le cadre du contrat à long terme reconduit par les deux pays 2019 jusqu’à 2030. Les nouvelles quantités prévues par ce nouvel accord gazier seront expédiées vers l’Italie en utilisant les capacités disponibles du gazoduc Enrico Mattei (Transmed) et qui demeurent inexploitées en raison de la baisse continue des exportations algériennes ces 10 dernières années.

Cependant, d’après nos vérifications, les nouvelles futures livraisons de gaz naturel de l’Algérie vers l’Italie seront limitées et ne pourront pas dépasser 4, voire les 5 milliards de M3 par an dans les meilleurs des scénarios contrairement à ce qui a été affirmé par des titres de la presse italienne qui ont annoncé des quantités considérables de 10 milliards de M3. Il s’avère que l’Algérie ne peut en aucun cas garantir un tel volume de nouvelles fournitures gazières en raison de la stagnation de sa production nationale de gaz naturel.

Les informations propagées par la presse italienne sont donc erronées et infondées. Toutefois, il convient de signaler en dernier lieu qu’en contrepartie de ces augmentations des exportations algériennes, l’Italie s’est engagée à développer des investissements productifs importants aux côtés de Sonatrach dans les activités d’exploration et de production d’hydrocarbures ainsi que dans le domaine des énergies nouvelles et renouvelables, telles que l’énergie solaire, l’hydrogène, les biocarburants, le captage, le stockage et l’utilisation du CO2. Ce qui devra permettre à l’Algérie de ralentir l’augmentation de sa consommation interne qui épuise la production nationale du gaz naturel en utilisant des énergies alternatives.

 

 

 

 

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