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vendredi, juin 21, 2024

Cité « Radar » : le nouveau QG des réseaux mafieux de la harga depuis l’ouest algérien

« Hai El Wiam », ce quartier populaire de Mostaganem, une ville située à 80 KM d’Oran, est connu dans l’imaginaire collectif toujours sous le nom de cité Radar. Habitée par plus de 30 mille habitants, cette agglomération urbaine est réputée depuis de nombreuses années pour abriter l’un des foyers les plus actifs de la délinquance et des bandes criminelles organisées de Mostaganem et de toute l’Oranie. La pauvreté, l’extrême misère sociale et les conditions de vie de plus en plus déplorables de la population locale ont permis malheureusement l’émergence d’une véritable cité de tous « les vices » et les « fléaux » à la Cité Radar. 

Mais depuis quelques semaines, ce n’est plus la criminalité traditionnelle ou « classique » qui inquiète et fait peur. C’est plutôt l’implantation des réseaux mafieux de la Harga au niveau de cette agglomération déshéritée qui suscite l’angoisse collective de Mostaganem jusqu’à Oran ou Ghazaout. Et pour cause, c’est effectivement dans cette cité Radar que les réseaux les plus structurés de la harga ont choisi d’élire leur… Quartier Général (QG).

Appartements transformés en sites d’hébergement des futurs Harragas qui viennent des quatre coins du pays en quête d’une précieuse place dans n’importe quelle embarcation à destination de l’Espagne, des voitures et minibus pour assurer la logistique et le transport des Harragas, des camions pour les approvisionnements en nourritures et eau potable, bref, les réseaux de la harga ont totalement modifié le paysage de la Cité Radar.

Des centaines de jeunes ont été recrutés par cette nouvelle filière mafieuse. Des agents chargés du gardiennage des sites d’hébergement, de la sécurité des acheminements des candidats à l’émigration clandestine, des guetteurs pour surveiller le moindre mouvement suspect et, bien sûr, des convoyeurs de fonds pour collecter les espèces versés par ces harragas à ces réseaux qui vont ensuite les transférer vers des sites sécurisés à l’abri des regards indiscrets pour les « blanchir » finalement et les intégrer au circuit économique informel. C’est toute une organisation habile et machiavélique qui a été mise en place par ces réseaux mafieux sophistiqués.

Une organisation qui n’a pas échappé à la vigilance des autorités locales et services de sécurité. Mais étrangement, à Mostaganem, personne ne bouge le petit doigt pour déloger ces exploitants des malheurs et désespoir des harragas. Ni la gendarmerie nationale, ni la DGSN n’osent inquiéter les nouveaux mafieux de la cité Radar. Pourquoi ? Parce que ces réseaux disposent de complices au plus haut niveau des institutions de l’Etat. Des complices bien rémunérés grâce à ce nouveau business florissant. Depuis le début du mois de septembre, prés de 100 d’embarcations quittent quotidiennement les côtes des wilayas de Mostaganem, d’Oran ou les plages de Ghazaouat dans la wilaya de Tlemcen pour rallier les côtes du sud de l’Espagne. Plusieurs sources sécuritaires révoltées par la passivité observée par les autorités algériennes face à ce fléau ont certifié à Algérie Part que jamais, au grand jamais, les côtes de l’Oranie n’ont connu auparavant un tel nombre d’embarcations naviguant la nuit le plus tranquillement possible sur les eaux territoriales nationales avant de rejoindre la rive nord de la Méditerranée.

Nos sources sont unanimes : les gardes-côtes, la gendarmerie nationale et tous les services de sécurité ferment les yeux et refusent d’intervenir comme il se doit pour empêcher ces départs massifs depuis les côtes algériennes. Pourquoi ? Parce qu’il y a trop d’argent en jeu et la mafia de la Harga sait bien comment entretenir ses complices au sein des institutions les plus névralgiques de l’Etat. L’argent coule à flots et tout le monde en profite y compris au sein des gardes-côtes et des gendarmes. La mafia de la harga redistribue les bénéfices et nourrit les agents des services de sécurité.

Il faut dire que le business rapporte gros. Les traversées de la Méditerranée se négocient à partir de 400 mille Da et les prix montent jusqu’à 900 mille Da pour les bateaux les plus robustes équipés de deux moteurs puissants pouvant relier les plages de Mostaganem ou d’Oran en 3 heures à Almeria au sud de l’Espagne.  L’équivalent de 5000 ou de 4000 euros par tête pour chaque embarcation transportant une dizaine de désespérés en quête de vie meilleure en Europe, la harga est devenue une activité beaucoup plus rémunératrice que le trafic de drogue. Des milliards de centimes sont brassés quotidiennement pour être blanchis à travers des circuits très complexes.

Les réseaux mafieux de la Harga investissent sur des équipements, à savoir des bateaux, de plus en plus rapides et des moteurs de plus en plus puissants. Des dirigeants locaux ou des hauts gradés des services de sécurité s’impliquent dans le business et s’emparent d’une partie du gâteau succulent. C’est nettement plus « rentable » et « intéressant » que de réprimer ou d’incarcérer ces mafieux suceurs de sang de jeunes désoeuvrés et accablés par l’absence de perspectives dans leur pays.

Il est à signaler enfin que les candidats à l’émigration clandestine sont majoritairement issus des classes populaires. Ils revendent leurs biens, leur familles troquent leurs bijoux ou contractent même des prêts pour permettre à leurs enfants de fuir l’Algérie et de vivre dans un autre pays qui peut leur offrir des opportunités d’une vie décente et digne.

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4 تعليقات

  1. Quant on est génocidaire, c’est logique de laisser les bourreaux vaquer à leurs occupations tranquillement.
    Un état voyou, génocidaire, avec des sous fifres tels les fils de p….., Qui viennent chanter les louanges de cette junte et insulter les autres nations.
    Ils insultes la France, mais se mettent à genoux devant une simple employé de la CAF tels la Zoubia.
    Tfouhhhhhh ya lekleb.

  2. Ni la gendarmerie nationale, ni la DGSN n’osent inquiéter les nouveaux mafieux de la cité Radar. Pourquoi ?

    Parce que ces réseaux disposent de complices au plus haut niveau des institutions de l’Etat.

    Hum!Hum! Si on le voulait, on arrêterait fissa ce trafic. Si on ne le fait pas, on fait comme les makokos. En laissant partir ces pauvres gens, ceux-ci iront grossir les rangs des sans papier algériens qui traînent leur désespoir en France. On complique ainsi la tâche de Macron et des autorités françaises.

    Cela démontre que, quelque soit le régime, la notion de dignité de l’homme est inconnue et même bafouée par ces régimes qui n’ont que les mots « patriotisme ou harki » à la bouche et qui par leurs incompétence et leur malhonnêteté condamnent une partie de notre jeunesse à devenir des exilés.

    Qu’attendent donc les français pour enseigner à ces jeunes leur langue et les faire accéder à des études et/ou à des métiers. Des jeunes, qui se lancent comme ça à l’aventure avec les risques que cela comporte, prouvent grandement qu’ils ont une grande force morale et qu’ils veulent se réaliser dans une vie digne. C’est avec de tels caractères que se sont construits les grandes nations comme les USA.

    Dès 1946, c’est avec la présence des polonais et des yougoslaves fuyant le communisme, des espagnols opposés au franquisme, des italiens démocrates du temps de Mussolini et des portugais victimes du dictateur Salazar, sans oublier nos parents ou grands-parents, c’est avec ces gens travailleurs et endurant que la France s’est reconstruite.
    Que Macron leur tendent la perche! La France sera gagnante autant que nos haranguas. Et tant pis pour Tebboune et consorts qui ne comprennent rien. Ubi bene, ibi patria. La patrie est où l’on est bien, comme disaient les Romains.

    Nos gouvernants savent très bien que nos jeunes compatriotes vont vivre des moments difficiles et que certains risquent de tomber dans la drogue et la délinquance car les consulats algériens et l’ambassade sont très au courant, par leurs informateurs, de tout ce qui se passe dans le milieu des émigrés algériens en France. Nos étudiants ont beaucoup de problèmes pour survivre et n’ont pas beaucoup de moyens mais les informateurs se portent bien.

  3. Nous voudrions bien savoir ce que pensent l’essaim de mouches a merde ,de la cité RADAR ou de l’Hussein Dey ? El Hadj la fiote, la parole est a toi en tant que chef d’escadrille , si toutefois tu as fini ta journée à te faire caler dans les trolleybus.
    Vivement le jour où les MAM ( mouches a merde) seront déclarés comme organisation terroristes.