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mercredi, juin 12, 2024

Cédric Shaurli, l’incroyable combat d’un père français pour retrouver sa fille enlevée en Algérie

Cédric Shaurli est un père français qui mène depuis au moins 5 longues années un combat inédit et émouvant pour retrouver sa fille enlevée par sa mère en Algérie. En dépit de plusieurs dizaines d’actions en justice et de plusieurs condamnations de son ex-femme, une franco-algérienne, ainsi qu’un avis de recherche d’Interpol, Cédric Shaurli n’a toujours pas pu retrouver sa fille Myriam. Chaque jour sur les réseaux sociaux, il publie des témoignages poignants qui retracent sa lutte acharnée pour récupérer sa fille enlevée et retenue en Algérie par sa mère.

Le 14 janvier 2017 « a été le jour où j’ai vu Meriem pour la dernière fois. Elle avait un an et demi », raconte Cédric Shaurli dans un témoignage accordé à l’AFP. Cédric est un ancien journaliste de 37 ans qui a depuis arrêté de travailler et passe plusieurs mois par an en Algérie dans l’espoir de récupérer son enfant.

Son témoignage diffusé par l’AFP indique que son « cauchemar » a commencé en décembre 2015 : « Nous étions en vacances à Alger, et la veille de notre retour en France, alors que je prenais une douche, mon épouse s’est enfuie avec notre fille », révèle Cédric Shaurli.

Trois semaines plus tard, elle demande le divorce en Algérie, accusant son mari de « mécréance » et de « détourner (leur) enfant de l’islam », indique le père originaire d’Auch, une région située dans le sud-ouest de la France.

Le jugement accordera à Cédric Shaurli un droit de visite de quelques heures par semaine, « qui s’effectuent dans une atmosphère de menaces et d’humiliations dans la maison de mon ex-belle-mère », selon lui.

Le Français se heurte rapidement à des refus d’exercer son droit de visite et finalement, en janvier 2017, son ex-femme lui fait savoir, par voie d’huissier, qu’elle déménage dans le Sahara. « Mais l’adresse qu’elle a donnée n’existe pas », soutient le trentenaire.

« Une vingtaine de PV de non-présentation d’enfant ont été établis, une cinquantaine de signalements, plaintes ou demandes d’intervention ont été déposées au parquet et ministère de la Justice en Algérie. Au total, j’ai mené près de 200 actions en cinq ans pour faire valoir mes droits… en vain », déplore-t-il.

En France, son ex-femme est condamnée en 2018 à 15 mois d’emprisonnement pour soustraction d’enfant, selon le jugement du tribunal correctionnel d’Auch, consulté par l’AFP. En Algérie, elle est également reconnue coupable à de nombreuses reprises pour non-présentation d’enfant, ainsi que pour faux et usage de faux pour l’adresse communiquée au père pour son droit de visite, peut-on lire sur les jugements du tribunal correctionnel d’El-Harrach datés de 2019 et 2020.

Cependant, « étant Français, opposé à une Algérienne issue d’une famille influente, je ne pèse rien du tout », souffle le père, selon lequel les autorités algériennes ne mettent pas en oeuvre tous les moyens nécessaires pour localiser son ex-femme et sa fille, recherchée par Interpol.

L’ambassade d’Algérie en France n’a pas voulu réagir aux questions de l’AFP concernant le drame vécu par ce père français. Il est à souligner enfin que Cédric Shaurli s’est tourné vers l’ONU à laquelle il a adressé une plainte en octobre 2019. Si elle est jugée recevable sur la forme, le père espère que le comité des droits de l’homme enjoindra à l’Algérie de retrouver la fillette, aujourd’hui « trimballée d’un endroit à l’autre, cachée et pas scolarisée », dénonce-t-il.

 

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4 تعليقات

  1. Je suis sure que cette femme est en France mais qu’elle a laisse leur fille en Algerie chez sa mere ou son pere. C’est un coup tres classique ! j’en connais au moins un mec, qui a enleve sa fille concue avec une frenchie, pour la donner a sa vieille mere en Algerie. Au retour le mec meure dans un accident!

  2. Cette mère est une perverse. Priver un enfant d’un de ses parent est une honte. Instrumentaliser les enfants lors d’un divorce est immonde. On a pas le droit de se venger en sabotant la relation filiale qui n’appartient pas aux parents. L’enfant a le droit au respect de sa vie affective essentiel à son développement et épanouissement. Les enfants ne sont pas des objets.

  3. Enlever un enfant à un de ses parents est une tragédie pour ce dernier.
    Cependant, il faut aussi évoquer le cas de milliers de pères Algériens ou d’origine, qui se retrouvent tout simplement privés de voir leurs enfants. Il ne faut pas parler que dans un sens.
    J’ai cru comprendre que la garde des enfants incombent à la mère sauf si cette dernière est une droguée ou une prostitué. Dans tous les autres cas, c’est la mère qui a la garde. Le père est réduit à voir ses enfants que les week-ends.
    Pour les couples mixtes, il y a le risque d’enlèvement qui complique les choses. En effet, rien ne prouve que si la mère lui confie l’enfant pour un week-end, qu’il ne va pas quitter le territoire algérien avec la complicité des services consulaires de son pays. Les pères Algériens vivent exactement le même calvaire avec les mères françaises en France. Un père Algérien est systématiquement soupçonné d’enlèvement et verra ses droits réduits au stricte minimum voir pas de droits.
    Les gens intelligents et humains ne se prononcent pas sur des drames pareils. Ils s’abstiennent de donner des leçons ou de critiquer gratuitement. Les abrutis se permettent tout sans aucune limite.