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mercredi, juin 12, 2024

A cause du Maroc et des élections présidentielles en 2024, l’Algérie se retire de la course pour l’organisation de la CAN 2025 et 2027 en provoquant un coup de tonnerre

Ce mardi 26 septembre, le directeur de Publication d’Algérie Part, Abdou Semmar, a révélé dés les premières heures de la matinée dans un podcast vidéo que l’Algérie est sur le point d’annoncer son retrait de la course pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 comme celle de 2027. Notre Directeur de Publication avait fourni des informations très précises sur les dessous de cette décision brutale et controversée.

Cette décision s’explique d’abord et avant tout par la volonté du régime Tebboune de ne pas s’avouer vaincu face au Maroc, le grand rival, qui est donné comme le grand favori pour remporter le privilège d’accueillir la prochaine CAN 2025. A moins de vingt-quatre heures de ce grand rendez-vous, l’Algérie candidate à l’organisation des deux compétitions n’a pas répondu à l’invitation de la CAF d’assister à la réunion du mercredi au Caire où le comité exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF) va désigner les deux pays qui auront l’honneur d’organiser les deux prochaines éditions 2025 et 2027 de la CAN. Visiblement convaincu par les faibles chances de l’Algérie de remporter l’organisation des deux éditions, face au Maroc et le Sénégal, le nouveau président de la Fédération algérienne de football (FAF), Walid Sadi, élu la semaine dernière, ne souhaite pas se rendre au Caire.

Quelques heures plus tôt, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a reçu le nouveau président de la FAF, Walid Sadi. Celui-ci a «présenté au chef de l’Etat sa vision du développement et de la relance du football algérien», a indiqué la présidence algérienne dans un communiqué. Mais en vérité, un autre paramètre se cache derrière ce repli inattendu et surprenant de l’Algérie. Il s’agit des élections présidentielles de 2024 qui devront avoir lieu au mois de décembre et qui risquent d’accoucher d’une nouvelle crise politique dans le pays car Abdelmadjid Tebboune et son entourage veulent imposer de force et par la brutalité un controversé 2e mandat présidentiel à la tête de l’Etat algérien en dépit d’un bilan catastrophique et chaotique sur tous les plans y compris le plan sportif.

La CAN 2025 devra être organisée au mois de janvier 2025, à savoir un mois après les élections présidentielles de 2024 où le suspense bat son plein en raison de l’absence d’un consensus général autour du projet du 2e mandat désiré et souhaité par Abdelmadjid Tebboune. Les tensions risquent de monter crescendo au sein du régime algérien et le pays n’est pas à l’abri d’un scénario similaire à celui de 2019, à savoir l’éclatement d’une grosse populaire contre la régression économique, politique et sociale du pays et la naissance d’un autre mouvement de protestation populaire aussi dangereux et vaste que celui du Hirak de février 2019.

N’ayant pas pu réunir toutes les garanties lui assurant son maintien au pouvoir, Abdelmadjid Tebboune préfère éviter une nouvelle déconfiture sur la scène internationale avec une défaite très lourde de sens face au rival marocain, ou plutôt l’ennemi marocain, qui va aggraver son impopularité et délégitimera sa démarche de prétendre à un 2e mandat. En plus, la situation politique du pays pourrait basculer dans l’inconnu en décembre 2024 avec des résistances de plus en plus vives au sein du régime algérien contre la pérennité du clan Tebboune aux commandes du pays. L’Algérie n’est donc pas du tout prête à accueillir une aussi importante et célèbre compétition sportive dans des circonstances politiques aussi troublantes.

Plus tard dans la journée, dés le début de l’après-midi, cette information a été confirmée officiellement par la Fédération algérienne de football (FAF) qui a diffusé un communiqué annonçant avoir « officiellement transmis à la Confédération africaine de football (CAF) un courrier par lequel elle l’informe de sa décision de retrait de la candidature de l’Algérie pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations Total Energies (CAN), des éditions 2025 et 2027, a expliqué la FAF ce mardi 26 septembre vers 13 H 00, confirmant ainsi les informations qui ont été révélées par Algérie Part concernant les dessous de cette décision surprenante et totalement inattendue d’autant plus qu’elle intervient à la veille de l’attribution des CAN 2025 et 2027 mercredi par le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) au Caire.

Pour rappel, l’Algérie a été le seul pays africain à avoir postulé pour organiser les deux éditions, a officialisé le retrait de sa candidature. Mais au lendemain de l’audience accordée au Palais Présidentiel d’El-Mouradia par le président Abdelmadjid Tebboune au nouveau président élu à la tête de la Fédération Algérienne de Football (FAF), Walid Sadi, les autorités algériennes via la FAF décident unilatéralement de se retirer brusquement de cette course pour l’organisation des deux prochaines CAN. La peur de concéder une défaite au rival marocain n’est pas en réalité la seule motivation de cette décision étonnante. Abdelmadjid Tebboune ne veut pas aussi relever le défi d’organiser la CAN par peur de subir une deuxième humiliation qui lui a été infligée le 24 août 2023 à la suite de l’échec de la candidature de l’Algérie aux BRICS. A cause de son très mauvais bilan et de échecs de son gouvernement à redresser le pays et à le gérer convenablement, Abdelmadjid Tebboune sort de la compétition pour organiser une CAN et prive l’Algérie des joies de cette prestigieuse compétition africaine qui est devenue le miroir reflétant l’émergence des pays africains et leur éveil économique ou politique.

Depuis 1990, l’Algérie n’a pas organisé une CAN et plusieurs centaines de millions de dollars ont été investis depuis plus de 10 ans pour construire de nouveaux stades modernes dans le pays. Presque 250 millions de dollars US pour le nouveau stade d’Oran, plus de 300 millions de dollars pour le stade de Baraki et plus de 340 millions de dollars pour le nouveau stade de Tizi-Ouzou sans compter d’autres projets inachevés comme le nouveau stade Douéra dans la banlieue d’Alger. Tous ces investissements vont partir en fumée puisque l’Algérie ne pourra pas les rentabiliser en se retirant de toutes les courses pour organiser une CAN. Il faut attendre la CAN 2029 pour pouvoir, peut-être, ou espérer voir l’Algérie décrocher le privilège de renouer avec les joies de la CAN et démontrer au monde entier qu’elle est un pays africain qui émerge et se développe.

Mais en attendant, Tebboune vient d’enterrer définitivement les ambitions de notre pays à cause de son incapacité avérée à se montrer à la hauteur de son histoire glorieuse et son immense potentiel.

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