19.9 C
Alger
vendredi, juin 21, 2024

60 % des traitements et médicaments anti-cancéreux indisponibles ou font l’objet d’une pénurie en Algérie

La situation demeure alarmante en Algérie pour les malades ou patients atteints de diverses formes de maladies cancéreuses. 60 % des médicaments ou traitements indispensables à leur prise en charge font l’objet d’une pénurie à travers l’ensemble du territoire algérien, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations.

Au niveau des hôpitaux publics, certains médicaments sont disponibles dans des quantités insignifiantes à l’image de l’Afatinib dimaléate, une molécule qui est utilisée comme traitement des cancers du poumon. On l’utilise pour traiter certains types de cancers pulmonaires qui se sont propagés à d’autres parties du corps. L’afatinib agit en bloquant l’activité d’un groupe de protéines appelées récepteurs du facteur de croissance épidermique (EGFR). Le récepteur du facteur de croissance épidermique est une protéine qui joue un rôle dans la croissance et la propagation des cellules cancéreuses et l’afatinib agit en inhibant l’action de cette protéine.

Le busulfan est l’autre médicament qui fait également l’objet d’une inquiétante pénurie au niveau des hôpitaux algériens. Il s’agit d’un médicament qui est administré comme traitement de conditionnement préalable à une greffe conventionnelle de cellules souches hématopoïétiques. L’Axitinib, un traitement utilisé à la surface des cellules cancéreuses, ou la Cyclophosphamide pour les enfants cancéreux sont également quasiment introuvables dans les stocks des hôpitaux algériens.

Il faut savoir que la cyclophosphamide prévient la prolifération des cellules cancéreuses. C’est une molécule anticancéreuse utilisée dans le traitement du cancer du sein et de l’ovaire, de certains cancers du poumon mais aussi du neuroblastome, du lymphome et du myélome multiple. L’Asparaginase, un médicament qui tue les cellules cancéreuses, le Bevacizumab, largement utilisé dans une chimiothérapie à base de sels de platine et qui est indiqué en traitement de première ligne chez les patients adultes atteints de cancer bronchique, ainsi que la  Cisplatine TEVA, un médicament utilisé seul ou en association avec d’autres chimiothérapies dans le traitement de nombreux cancers, tous ces médicaments et traitements sont introuvables dans la majorité des unités de soins chargées d’accueillir ou de prendre en charge les cancéreux algériens.

Algérie Part a pu constater au cours de ses investigations que de nombreuses patientes traitées contre le cancer du sein sont en plein désarroi et ne peuvent plus poursuivre leurs cures depuis plusieurs mois en raison de la pénurie de plusieurs médicaments stratégiques comme la dacarbazine, un agent chimiothérapeutique anticancéreux utilisé dans le traitement de divers cancers, dont le mélanome malin, qui est introuvables dans les stocks des hôpitaux algériens.

Les molécules comme l’herceptin, l’Exemestane 25mg, le Fulvestrant inj 250 mg ou le Paclitaxel, tous des médicaments anticancéreux utilisés dans certaines formes de cancer du sein, sont introuvables dans les structures de santé publique de notre pays.  Ces ruptures de stock ou pénuries condamnent à une souffrance inouïe, voire à une mort certaine, de nombreux malades cancéreux. Face à cette situation de détresse, les médecins algériens se retrouvent contraints d’utiliser certains médicaments ne disposant pas d’une autorisation de mise sur le marché en Algérie. Ces pénuries durent depuis plusieurs mois en raison de l’annulation ou le non-achèvement de plusieurs appels d’offres lancés en octobre 2021 par la Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH), l’institution en charge de l’approvisionnement des hôpitaux algériens en médicaments et produits pharmaceutiques. 

dernières nouvelles
Actualités