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mercredi, juin 12, 2024

Urbanisation, chômage, pauvreté et inégalités : ce qui attend l’Algérie d’ici 2040

La trajectoire actuelle empruntée par l’Algérie l’expose à des défis majeurs qu’elle risque de ne pas pouvoir les soulever si elle continue de souffrir du sous-développement économique et de l’instabilité politique. Explications.

En effet, d’ici 2040, de nouvelles mutations vont changer le visage de l’Algérie qui devra multiplier les efforts pour combler les nouveaux besoins d’une population qui va dépasser les 57 millions d’habitants. Aujourd’hui, environ 74 % de la population algérienne (soit 32 millions) vit dans les zones urbaines de la plaine côtière. Cette population urbaine devrait atteindre environ 82 % (soit 44 millions) d’ici à 2040.

Dans l’ensemble, l’Algérie fera partie des régions les plus urbanisées d’Afrique et devra compter relativement moins d’implantations sauvages dans ses villes que l’Afrique subsaharienne. Cette dynamique est généralement attribuée à de meilleures stratégies de développement urbain, mais elle est également influencée par le climat désertique inhospitalier de ses régions méridionales.  Les taux élevés d’urbanisation va nécessiter des investissements importants dans les infrastructures de base qui doit se traduire par des taux élevés d’accès aux services publics. Il faudra donc mobiliser d’importantes ressources  financières dans ce domaine.

L’Algérie sera confrontée également aux immenses attentes de sa jeunesse.  Les démographes considèrent que ratio population âgée de 15 à 29 ans par rapport à la population adulte totale est considéré comme un facteur d’instabilité sociale, en particulier du fait d’une importante population masculine jeune.

En général, plus l’explosion démographique des jeunes est importante, plus un pays est enclin aux manifestations et aux émeutes en l’absence d’opportunités socioéconomiques.

L’explosion démographique des jeunes en Algérie a culminé dans les années 1980 (52 %) et peut avoir contribué aux émeutes du pain en 1988 et à leurs conséquences. Au moment du Printemps arabe en 2011, la part de la population âgée entre 15 et 29 ans avait chuté à 41 % de la population algérienne. Aujourd’hui, l’explosion démographique de la jeunesse
algérienne est légèrement supérieure à 30 %, ce qui diffère nettement de celle de l’Afrique subsaharienne qui est beaucoup plus importante (48 %). Ce phénomène devrait modérer la tendance démographique à l’instabilité en Algérie.

L’Algérie devra aussi faire face à l’augmentation du chômage, la mauvaise qualité de l’éducation, le manque d’opportunités économiques et des décennies de conflits et d’instabilité ont entraîné le désenchantement et parfois, la radicalisation des jeunes comme ce fut le cas lors de la décennie noire des années 90.

L’Algérie aura aussi la responsabilité de préserver sa jeunesse contre l’émigration illégale qui deviendra encore un moyen répandu pour échapper à des perspectives qui s’annoncent sombres. Il n’existe pas de données fiables sur le nombre d’harraga ui fuient le pays chaque année, mais l’Algérie perd également une part de son capital humain par la
migration légale. On estime, par exemple, à plus de 14 000 le nombre de médecins algériens qui travaillent actuellement en France. Cette fuite des cerveaux renforce
le cercle vicieux de la pauvreté.

Pour mesurer l’extrême pauvreté, la Banque mondiale utilise désormais le seuil de 3,20 dollars US par personne et par jour dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (PRITI) et celui de 5,50 dollars US (parité de pouvoir d’achat en dollars US de 2011) dans les PRITS.

L’Algérie a réussi à réduire considérablement la pauvreté liée au revenu au cours des deux dernières décennies. Sur le plan du développement humain, elle est parmi les 20 pays du continent qui ont réalisé la réduction la plus importante de leur déficit de leur indice de
développement humain (IDH) entre 1990 et 2015.

Désormais, elle dispose de services sociaux inclusifs (l’éducation et la santé pour tous, nourriture, logement et transports publics subventionnés), même s’ils sont de qualité médiocre. Ces politiques ont réduit les inégalités, malgré d’importantes différences infranationales et régionales qui demeurent. Bien que les subventions et les transferts de l’Algérie aient réduit la pauvreté, ils ont également créé d’autres inégalités sociales et régionales en raison d’un ciblage inefficace et médiocre des subventions.

Ces disparités se manifestent par d’importantes inégalités des taux de consommation, avec un écart de près de 28 % entre les riches et les pauvres.

Les avantages ne sont pas non plus répartis équitablement entre les régions. Il y a ainsi deux fois plus de pauvreté dans les provinces du Sahara, et trois fois la moyenne nationale parmi les habitants de la région écologique de la steppe algérienne. Les régions côtières et le Nord sont le noyau de l’activité économique et ont des taux de pauvreté nettement plus faibles que le Sud aride. Soulignons enfin que le chômage, conjugué à la baisse des prix du pétrole, rendra toutefois la lutte contre la pauvreté et les inégalités en Algérie très difficile dans le futur notamment d’ici 2040.

 

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4 تعليقات

  1. Ahahhaahhaha…. Mais quel article bidon !!!
    Le mec ne sait plus quoi écrire et sa source Google est tarie dans sa recherche effrénée de mauvaises nouvelles…

    Ahhahahahahahaaahah….Mais quel Article de pute et de Harki…..Galek toute misère que j’espère pour l’Algérie en….2040!!!!!

    Ya Semmar tu as battu tous les records de crasse intellectuelle !!!

    In grand bravo…T es un débile extrémiste comme je croyais qu’il n’en n’existait plus.
    Tu viens de rejoindre Éric Zemmour….

    Hahahahahaha….. Mais quel article pourri jusqu’à la moelle…. Quelle honte d’écrire de la sorte….Wellah j’espère que tu ne remettras plus les pieds en Algérie… Même la prison serait un honneur…

    Tu as volé et tu as biberonné avec la Issaba Bouteflika…. C’est suffisant pour le reste de tes jours.
    J’espère que tu te saoules comme il faut chaque jour… Parce que un type comme toi ne peux pas se regarder dans une glace….0 honneur…0 dignité….

  2. Mr Semmar vous jouez parfaitement le rôle de la mère fouettarde. Nous ne sommes pas dans les scènes de vos soirées parisiennes torrides avec des fouets pour se flageller. La situation de l’Algérie est difficile personne ne peut le nier mais c’est aussi le cas dans beaucoup de pays. Prédire à chaque fois le cataclysme c’est votre plus haut fantasme.