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mercredi, juin 12, 2024

Pelouse catastrophique, vestiaire vétuste : pourquoi la sélection algérienne devrait jouer à l’étranger pour le 3e et dernier tour (barrages) de la Coupe du monde 2022 au Qatar

L’Algérie est officiellement qualifiée pour le 3e et dernier tour (barrages) de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Il ne lui reste ainsi qu’une dernière étape avant de réaliser l’exploit qui lui permettra de se qualifier à la Coupe du Monde au Qatar, la première de l’histoire qui sera organisée au Moyen-Orient. Mais pour atteindre cet objectif, il semble judicieux que l’Algérie fasse un choix déterminant : délocaliser le dernier match de la sélection nationale à l’étranger faute d’un stade digne de ce nom et conforme aux normes internationales homologuées par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). 

Oui, le constat est sans appel : avec une pelouse catastrophique, boueuse et un gazon largement abîmé à chaque rencontre internationale de l’équipe nationale de football, le stade Mustapha-Tchaker de Blida est tout simplement une honte nationale pour le pays. Aucun équipement de ce stade ne peut réellement faire honneur au pays en raison de la vétusté de cette enceinte sportive gérée comme un bazar à ciel ouvert par ses gestionnaires incompétents.

Hier mardi 16 novembre, l’état désastreux de la pelouse a clairement joué en défaveur des joueurs algériens. L’Algérie a failli perdre un match crucial à cause d’une pelouse impraticable. Les joueurs de l’équipe adverse, le Burkina Faso, ont profité de cette déstabilisation des joueurs algériens pour tenter de créer l’exploit et renverser la vapeur. Ils ont failli éliminer l’Algérie qui était, pourtant, donnée largement comme la favorite. Le stade Mustapha-Tchaker de Blida, le seul stade capable d’accueillir les matchs de l’équipe nationale de football en l’absence d’un autre stade homologué et doté lui-aussi d’une pelouse praticable, est devenu un lourd fardeau pour des grands joueurs algériens qui sont habitués depuis des années aux prestigieuses et modernes pelouses européennes. « Nous avons eu quelques déchets techniques dans la dernière passe, en raison notamment de la pelouse, à la limite du praticable. On a pêché par excès de précipitation », a confirmé à ce propos le sélectionneur national Djamel Belmadi pour commenter la mauvaise prestation des joueurs de l’équipe nationale de football à la suite de ce match nul qui aurait pu tourner à l’avantage du Burkina Faso en raison des défaillances tactiques et techniques ayant miné le « Onze » algérien.

Tous les observateurs les plus avertis du football reconnaissent que l’état du stade Mustapha-Tchaker de Blida a fortement influencé le déroulé de ce match décisif pour l’Algérie.

Même les joueurs du Burkina Faso ont protesté vigoureusement contre l’état déplorable de ce stade. La vielle du match,  devant l’état des vestiaires, les joueurs du Burkina Faso se sont changés… sur la pelouse. Cette scène immortalisée par la presse algérienne a fait le tour du monde humiliant encore davantage l’Algérie et renforçant sa piètre image de pays sous-développé incapable de se doter d’un stade moderne. Les joueurs du Burkina Faso ont préféré éviter les vestiaires du stade Moustapha-Tchaker de Blida, trop vétustes à leur goût.

Les scandales de la mauvaise gestion des infrastructures sportives se succèdent en Algérie depuis de nombreuses années. Ce n’est pas un fait nouveau. Mais il semble que depuis 2019, cette situation s’est nettement aggravée au risque de porter un lourd préjudice aux prestations de la sélection nationale de football. Pour la dernière épreuve au bout de laquelle il faudra arracher la précieuse qualification à la Coupe du Monde 2022, l’équipe d’Algérie ne devrait pas hésiter à demander sa « délocalisation » à l’étranger pour pouvoir disputer son dernier match décisif sur une pelouse digne ce nom. Une pelouse qui permettra aux joueurs algériens d’exploiter amplement leur immense talent et offrir ainsi au pays une qualification historique à une Coupe du Monde inédite, la première de l’histoire organisée par un pays musulman et arabe. Il ne faut absolument pas rater ce rendez-vous.

Et pour ce faire, il n’y a aucune honte à programmer le dernier match des poulains de Djamel Belmadi à l’étranger dans un stade moderne et mieux équipé que les vétustes stades algériens. C’est le choix de la raison qui devra triompher pour ne pas compromettre l’équipe nationale de football.

 

 

 

 

 

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8 تعليقات

  1. Semmar, tu n’as pas envie de publier un article qui parle des trains arrivant à l’heure? Une équipe qui gagne avec des talents, un manager meneur d’homme d’exception, a 2 doigts de se qualifier pour le Qatar, impact positive sur la notoriété et l’image des Algeriens ( jeudis bien Algériens et pas systeme) ect, ect, ect…. Cela doit te faire mal de valoriser ce pays et ses habitants surtout lorsqu’on est parti prenante de la 5eme colonne!

  2. Mouloud
    Écoutes !!! Pourquoi toujours mêler le Maroc la France et l’impérialisme à notre sauce algérienne « bien piquante  » et dire tout simplement que le pétrole a été une malédiction renforcée par le piston, le tribalisme , le manque de courage au travail et pour clôturer le tableau c’est toujours la faute au destin (El matoub )
    Preuve en est, l’algérien réussi toujours ailleurs, mais jamais chez lui
    A bon entendeur

  3. Il faut que l’equipe algerienne vienne jouer au Maroc où elle a un vrai public au lieu del’Egypte où son public est traditionnellement agressif contre l’equipe algerienne.Pour rappel, quand l’Algerie gagne au foot il y a des scenes de liesses dans les villes marocaines.Il suffit d’aller sur Youtube pour le verifier.