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mercredi, juin 19, 2024

Nourredine Boukourh traite Tebboune de « fou » et affirme qu’il a été sauvé de la prison par Gaid Salah

C’est sans doute la tribune la plus violente qui a été écrite en Algérie depuis l’arrivée au pouvoir d’Abdelmadjid Tebboune. L’ex-ministre Nourredine Boukrouh a publié sur sa page Facebook, très suivie en Algérie, une tribune incendiaire dans laquelle il a tiré à boulets rouges sur Abdelmadjid Tebboune en le qualifiant de « fou ». Au lendemain des résultats controversés du scrutin des élections législatives, la plume acerbe de Boukrouh s’en est pris violemment à un « Président » accusé de « délirer » et de mettre l’Algérie dans une situation extrêmement périlleuse. 

Les mots de Boukrouh sont durs, très durs. « Abdelmadjid Tebboune a échappé à la prison grâce au général Gaïd Salah, chef d’état-major de ‎l’armée, qui en fit d’autorité le président putatif de la République en pensant qu’avec lui il tiendrait ‎plus sûrement l’Algérie. Il décéda quarante-huit heures après la prestation du serment présidentiel ‎par son poulain dont le fils était en prison depuis plusieurs mois.‎ Un autre général, chef des services secrets au moment de l’élection présidentielle, avait jeté son ‎dévolu sur un autre candidat qui, quelques heures avant la proclamation des résultats, avait été ‎annoncé comme le gagnant. Quelques semaines plus tard ce général était condamné pour trahison ‎par la justice militaire et dégradé au rang d’homme de troupe. Quant à son cheval de course, un ‎certain Mihoubi, il a disparu du paysage politique et attend son tour de comparaître devant la ‎justice pour de présumés faits de corruption. ‎ Voilà ce qu’on peut lire sur la première page de l’histoire de la « nouvelle Algérie ». Jamais dans ‎l’histoire des nations une telle proximité entre la prison et le sommet de l’Etat n’a été constatée », c’est avec ces mots que l’ex-candidat à la première élection présidentielle pluraliste en Algérie, à savoir l’élection présidentielle de 1995, plante le décor de sa contribution.

D’emblée, l’ex-ministre du Commerce de 2002 jusqu’à 2004, remet en cause la légitimité d’Abdelmadjid Tebboune et considère qu’il est un président « intronisé » dans un contexte houleux de l’histoire de l’Algérie. Ensuite, Nourredine Boukrouh s’attaque avec véhémence de l’actuel Président algérien en allant jusqu’à mettre en cause sa « lucidité mentale ».

« Moins d’une année après son intronisation le Covid 19 frappait Tebboune, le mettant entre les ‎mains de la mort. La médecine allemande réussit à l’en arracher et à le remettre sur pied, mais nul ‎ne pouvait imaginer qu’un impondérable, dû au Covid 19 ou à autre chose, allait le livrer à un sort ‎peut-être pire, celui de la folie, car mieux vaut perdre la liberté et la vie que la faculté du ‎discernement qui prive de leur jouissance », décrète ainsi l’intellectuel algérien et fondateur du Parti du renouveau algérien (PRA).

Boukrouh ne s’arrête pas là. Il pousse encore le bouchon plus loin en parlant de l’instabilité psychique de Tebboune.  « C’est alors qu’apparurent les premiers symptômes du « delirium tremens » chez Teboune qui s’est ‎mis à voir dans le « Hirak » une procession populaire mise en branle par Dieu pour le sacrer Aguellid ‎‎(roi) de la Berbérie, mais qui devait se disperser après les cérémonies pour retourner à sa vocation ‎de masse taillable et corvéable à merci. Or, à sa stupéfaction, elle ne désempara pas. De « béni », le ‎Hirak qui l’a incidemment porté au pouvoir devint « honni » parce qu’il voulait le lui enlever », raconte ainsi Nourredine Boukrouh dans cette tribune qui ne manquera pas de faire couler beaucoup d’encre.

Pis encore, l’auteur du livre « Islam : la dernière chance : Pourquoi, comment et que réformer dans l’islam ? », considère que Tebboune est devenu maintenant une « menace » pour la sécurité et la stabilité nationale du pays.  « Quand on n’est que simple quidam, devenir fou est un malheur inconsolable. Mais quand on est le ‎chef d’Etat du plus grand pays d’Afrique, le problème prend les proportions d’une menace ‎nationale et d’une source de désordre international. Ce n’est plus le sort d’un homme qui est en ‎jeu, mais celui d’une nation et de son voisinage », déplore ainsi un Nourredine Boukrouh révolté et très inquiet pour l’avenir du pays.

L’intellectuel algérien habitué à écrire et publier de nombreuses tribunes sur les bouleversements de l’actualité algérienne n’a pas manqué de parler des « résultats » des élections législatives anticipées. A en croire Nourredine Boukrouh, ces élections ont consacré définitivement l’illégitimité d’Abdelmadjid Tebboune.

«  »Peut-on sensément parler de « légitimité populaire » quand 30% d’un peuple disent « Oui » à ‎quelque chose et 70% « Non » ? C’est ce dernier taux et non le premier qui confère la légitimité, ‎sinon ce serait le monde à l’envers. Mais Tebboune n’en a cure, ne s’en rend pas compte, d’où ‎l’impression de sincérité qui se dégage de lui au moment où il débite ces paroles incohérentes.‎ Il a refoulé le souvenir qu’il a été élu par une minorité d’électeurs (4,9 millions sur 24,5), que la ‎Constitution de la « nouvelle Algérie » qu’il a soumise à référendum a été rejetée par les quatre-‎cinquièmes du corps électoral, que l’instance législative qu’il veut mettre en place coûte que coûte ‎n’a recueilli au mieux que 30% des voix inscrites, refusant de voir le verre rempli à 70% de « Non » », écrit ainsi l’ex-ministre du Commerce qui s’est retiré de la vie politique pour se consacrer officiellement à la vie intellectuelle.

Nourredine Boukrouh conclut enfin en discréditant les annonces faites par l’Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE) et affirme qu' »il n’y a pas eu 30% de participation à ce scrutin, mais au maximum la moitié comme cela va ‎s’avérer dans les prochains jours. Ce n’est pas le plus important avec Tebboune qui s’en moque, et ‎il ne sert à rien de chercher à pinailler avec lui, d’essayer de lui faire entendre raison, de critiquer ‎ses décisions ou de lui intenter un procès en dictature ».

 

 

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13 تعليقات

  1. Tu et sérieux biukrouh maintenant et intellectuel ça t’a range ce qui il dit tu et sérieux mais pour quoi vous ramener pas d’opposant à vous sait ça le journalisme sait toi qui a dit que teboune ne peut pas parler ne peu pas marcher pas moin d’une année mais investigation tu et sérieux le scrutin et catastrophique ça sait sûr mais la cause sait qui sait vous et votre entourage dz zaitout assoul bouchachi pourquoi ils font pas une autorisation de marche du hirak en sait que le gouvernement ne leur donne pas mais ils auront une autorité mais non ils le font pas le seule qui a fait sait nekkaz le seule et vous vous faite que parle franchement sait honteux de votre part sait grâce à vous que vous avez brisé le hirak avec votre mensonge comme la magharibia quelle démocratie vous parler j’ai jamais vue une chaîne qui ramène que qui sont avec eux sait ça la démocratie honte à vous ce boukrouh comme vous le dite était avec bouteflika pour quoi bouteflika était élu ? Quand en l’ Eure retire l’Eure privilège en commence à critiquée qu’il renonce à ça pays de ministre sait l’argent du peuple non sait el aisabba non là il faut pas parler de ça qu’il renonce à sont passeport diplomatique ah non mais vous les simple gens faite le travaille et après en vien vous gouverne mais là vous exagérez

  2. C’est son passé de Complice du régime des Bouteflika qui le fait agit de la sorte ?
    Pendant le règne des Bouteflika ce Boukrout a bien mangé et n’a rien trouver à redire au pillage en règle du pays….Et là il joue au « courageux’???

    J’y crois pas en cet escroc…Ça sent la guerre des clans…

  3. Ce qui est dramatique en Algérie, depuis 1962 on rivalise dans la médiocrité. Pour apparaître intelligent on s’entoure toujours de plus médiocres que soit. Et à ce petit jeu là, on finira par généraliser la dépendance au cachir pour tous pour définitivement niveler le niveau par le bas !

  4. Boukrouh et cie c’est les responsables du gaspillage de 1000 milliards de dollars
    Qu’est-ce que l’Algerie aurait pu réaliser avec une telle manne?
    Sortir les citoyens de ce pays définitivement de la pauvreté , de la dépendance étrangère, créer des millions d’emplois pérennes
    Résultat on a des problèmes hydrique alors qu’on aurait pu créer plus d’usines de dessalement d’eau de mer, l’internet le plus long d’afrique, la compagnie aérienne la plus cher du monde au km et une industrie inexistante
    La règle du 51/49 a été décidé pour imposer des oligarques soutenus par des généraux corrompus et fait fuir les investisseurs sérieux
    Rien n’est perdu, car c’est un peuple qui crée une nation forte pas ses richesses souterraines et le peuple s’est levé comme un seul homme et a dégagé des corrompus comme Boukrouh
    On aurait attiré des investisseurs sérieux
    Tebboun a été débarqué par les oligarques au bout de 3 mois car il voulait mettre fin au pillage des reserves de changes dans des projets foireux commme les usines de gonflage de pneus

  5. Je persiste à croire que l’analyse de Boukrouh est judicieuse et bien pensée . N’avons nous pas aboyé depuis sa désignation et son adoubement par le sergent Garcia que ce cheval était……………………un bourrin ! On nous répondait par des cris d’orfraie et surtout certaines vierges effarouchées et nauséabondes offraient leurs services vils et serviles pour attenter au coeur de la république .Les premiers à trépasser les lois et bafouer les paramètres universels d’une nation apaisée , surtout des aventuriers fades et sans saveur pour des strapontins éphémères sans envergure . Mettre en selle des Charfi ( vomissure patenté de la politicaille ) , Belhimer ( le vaguemestre) Khaldi ( un aboyeur inédit dans une cour vide ) et consorts en période d’une crise structurelle qui risque d’envoyer le pays dans ………………les abimes . Il est temps de procéder à un sursaut salutaire par un appel de la Nation à ses enfants compétents et armés scientifiquement pour redresser la barre de ce bateau qui…………………..tangue ! Boukrouh a doublement raison d’éveiller des consciences en mal du fait politique . Chapeau bas et merci Mr B.Nouredine .

  6. Quand j’entends le Nom « Boukrouh », le seul mot qui me vient en tête est « Ghachi ». Dans le passé, il avait traité tous les Algériens de ghachi le lendemain de sa défaite aux élections présidentielles. C’est dire l’idée préétablie que se font nos politiques du peuple algérien. Toutefois, il reste un bon analyste dont nous avons besoin pour décrypter notre actualité. Il ne faut pas jeter la bassine avec le bébé. Nous avons tous droit à l’erreur.