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mercredi, juin 12, 2024

Malaise à l’hotel El Aurassi : la direction confiée à l’homme qui avait ravagé la pelouse du stade du 5 juillet

« L’homme qu’il faut à la place qu’il faut », cette fameuse devise du défunt président Houari Boumédiène, le 2ᵉ chef de l’État du pays de 1965 à 1976 puis président de la République de 1976 à 1978, n’est plus d’actualité. Pis encore, elle est devenue totalement caduque et inapplicable dans l’Algérie d’aujourd’hui. Et ce qui est en train de se passer au célèbre hôtel El Aurassi en est une parfaite illustration. 

En effet, la semaine passée, un nouveau PDG a été nommé très discrètement à la tête de l’hôtel El Aurassi. Il s’agit de Noureddine Belmihoub qui a remplacé dans des conditions très opaques et incompréhensibles  Al-Wardi Abdel Nasser, président du conseil d’administration de la chaîne hôtelière El Aurassi, ainsi que Qadi Abdel Hakim directeur général, les deux hommes qui avaient succédé au célèbre et controversé Abdelkadr Lamri lequel avait été admis à la retraite après avoir occupé la direction de l’un des hôtels les plus célèbres en Algérie pendant… pas moins de 40 ans. Cette transition avait été organisée au début du mois de septembre dernier lors de l’Assemblée générale extraordinaire de la chaîne hôtelière El Aurassi.

Cette transition a été aujourd’hui entièrement bousculée et compromise par la nomination de Nourreddine Belmihoub. La nomination de ce nouveau PDG a plongé les 1200 travailleurs de la chaine hôtelière El Aurassi dans une angoisse collective. Et pour cause, l’homme qui vient d’être intronisée à la tête de la direction de leur hôtel fétiche traîne derrière lui de nombreuses casseroles et ne connait strictement rien au tourisme.

Nourreddine Belmihoub est, en réalité, l’homme qui avait ravagé la pelouse du célèbre stade du 5 juillet à Alger en 2012. Il était effectivement l’ancien directeur général de l’Office du complexe olympique (OCO) Mohamed-Boudiaf qui avait été limogé en novembre 2012 à cause du scandale des conditions déplorables dans lesquelles s’était déroulé le match Algérie-Bosnie au stade du 5-Juillet.

A cause de sa gestion chaotique du chantier de la pelouse du stade du 5 juillet, Nourredine Belmihoub avait soulevé l’indignation des joueurs et dirigeants du football algérien et la presse nationale.

A l’époque, une enquête judiciaire avait été officiellement ouverte pour déterminer les causes de ce scandale inédit qui implique également la société néerlandaise Queens Grass laquelle avait été chargée de la pose d’une nouvelle pelouse en gazon naturel. Cela s’était passé à partir du mois de janvier 2008 où le stade du 5-Juillet avait été fermé.

Mais comme de nombreuses autres affaires, ce scandale a été étouffé dans l’indifférence générale. Pourquoi ? Parce que Nourredine Belmihoub était l’ancien protégé de l’oligarque Ali Haddad qui va l’aider à sortir de sa traversée du désert en lui permettant de devenir le directeur de l’hôtel El Djazaïr (Alger) en mars 2017. Après avoir ruiné le stade du 5 juillet, le protégé d’Ali Haddad va bousiller les finances et la stabilité de l’hôtel El Djazair, l’un des fleurons de l’hôtellerie algérienne, véritable patrimoine historique de la capitale Alger.

Mauvaise gestion, népotisme et favoritisme, limogeages abusifs de plusieurs employés, brimades et humiliations infligées aux cadres intègres, Nourredine Belmihoub va dénaturer le charme de l’un des plus beaux hôtels du pays. Et en dépit de ces bilans désastreux à l’Office du complexe olympique (OCO) Mohamed-Boudiaf et de l’hôtel El Djazair, Nourredine Belmihoub se retrouve à la surprise générale à la tête de l’hôtel El Aurassi, l’autre bijou du tourisme algérien.

Comment est-ce possible ? Selon nos investigations, cette nomination a été rendue possible grâce au lobbying d’un certain businessman appelé « Brahim le constantinois » qui possède deux magasins de vêtements chics à Hydra et El-Mouradia. Ce businessman a tissé des relations très prestigieuses au sein du sérail de la « Nouvelle Algérie ». Et il est intervenu avec insistance auprès de certains dirigeants influents pour contraindre l’actuel ministre du Tourisme de confier la direction générale d’El Aurassi à Nourredine Belmihoub.

Et pourtant, au sein du pouvoir algérien, ce manager raté est connu pour ses diverses frasques. En 2006/2007, il était le Directeur de la Jeunesse et des Sports (DJS) de la wilaya de Tipaza, un poste qu’il avait pu décrocher grâce au parrainage de son ami, l’ex-député RND, Seddik Chihab. A l’époque, la gestion hasardeuse de ce DJS suscitait de nombreuses protestations et indignations. Mais comme il était un militant du RND et un proche de plusieurs personnalités influentes, personne n’avait osé remettre ses prérogatives en cause.

Et aujourd’hui, en 2021, le même manager connu pour ses échecs successifs et ses ratages pitoyables va jouer avec le destin de… 1200 travailleurs. Ces derniers ont promis de ne pas se taire et assurent qu’ils vont saisir par écrit toutes les autorités suprêmes de l’Etat. Mais qui va leur tendre l’oreille ?  Rappelons enfin que L’Hôtel El Aurassi est un hôtel cinq étoiles situé dans le centre d’Alger qui avait été inauguré le 2 juin 1975. Il fait partie des joyaux de l’urbanisme et du tourisme en Algérie.

 

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6 تعليقات

  1. Loco : Pour jouer dans l’équipe d’Algérie, il suffit d’avoir un lointain ascendant qui est né en Algérie, et on te donne le passeport !
    Le pauvre Andy s’est découvert un lien avec l’Algérie, mais il fait partie d’un phénomène de mode tout comme le film # l’ADN # de Nolwenn, on retrouve, aujourd’hui, un tas de personnalités présentes et passees liées à l’Algérie !

  2. eroukh wa boukhss ce voyou dont je ne veux même pas prononcer le pseudo.

    Ignorant on peut avoir plusieurs nationalités et pour ce qui me concerne j’en ai 4. Et pan dans ta salle tronche de voyou.

    Je vote où je veux dans les représentations diplomatiques et/ou consulaires bougre d’ignorant. Il ne faut pas spécialement résider en France pour voter, bougre d’ignorant, bis repetita et ter repitita et encore c’est insuffisant.