22.9 C
Alger
samedi, juin 22, 2024

Les universités algériennes consomment l’équivalent de plus de 2,3 milliards de dollars de subventions publiques pour de très faibles performances

Non, les universités algériennes ne manquent pas d’argent. Elles sont mêmes largement soutenues par les autorités publiques qui leur octroient annuellement d’importants budgets dans le cadre des subventions  de fonctionnement accordées aux établissements à caractère administratif sous tutelle des différents départements ministériels. 

Chaque année, l’Etat algérien débloque pas moyenne de 475 milliards de Da de crédits budgétaires pour financer ces subventions qui permettent de soutenir le fonctionnement de ces établissements publics indispensables au fonctionnement et au développement du pays. Il faut savoir qu’en Algérie, les établissements relevant du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique sont régulièrement les premiers bénéficiaires de ces subventions de fonctionnement qui sont calculées chaque années dans le cadre « des dépenses relatives aux moyens de services », l’un des plus importants chapitres du budget de fonctionnement de l’Etat algérien.

Ces dépenses consacrées aux moyens de services peuvent représenter jusqu’à plus de 66 %, voire 70 % lors de certains exercices financiers, de tout le budget de fonctionnement de l’Etat algérien.  C’est  dire toute l’importance de ces budgets publics qui permettent la continuité des services de plusieurs institutions névralgiques comme les universités, les écoles primaires, collèges ou lycées ainsi que les centres de formation professionnelle.

Ainsi, les universités algériennes bénéficient annuellement de plus de 326 milliards de Da, soit l’équivalent de plus de 2,3 milliards de dollars, de subventions publiques pour assurer leur fonctionnement. Les écoles et établissements relevant du secteur de l’éducation nationale bénéficient d’un budget annuel de 46 milliards de Da tandis que les centres de formation professionnelle touchent annuellement plus de 28 milliards de Da de subventions.

Près de 69 % des subventions de fonctionnement profitent ainsi seulement aux universités algériennes. Malheureusement, en dépit de ces budgets importants, l’université algérienne n’enregistre aucune performance particulière. Les conditions de vie des étudiants algériens sont déplorables, le niveau universitaire est de plus en plus décrié par les secteurs économiques en raison d’une inadéquation des profils des diplômés avec les véritables besoins du marché du travail dans le pays.

Les universités algériennes jouent même un rôle dérisoire dans l’innovation technologique et scientifique. Preuve en est, en 2017,  l’Institut national algérien de propriété industrielle (Inapi) avait fait savoir que « sur 100 à 105 dépôts de brevets annuellement, cinq seulement sont issus de l’université ».

En 2020, l’INAP a constaté également que sur 162 dépôts de résidents (nationaux) par catégorie, les particuliers, personnes physiques, détiennent 113 dépôts, les universités 20, les centres de recherche 19 et les entreprises 10. L’apport du milieu universitaire à l’innovation est uniquement estimé à  12,5 %. Dérisoire et ridicule !  Et pourtant, l’Algérie comptabilise pas moins de 106 établissements universitaires, 1400 laboratoires de recherche, 25 centres de recherche et autres. Seulement sept universités ont eu recours aux services de l’Inapi. M’sila est leader avec 15 dépôts, suivie de Sétif. Tous les budgets publics dédiés à l’université algérienne rapportent ainsi peu de bénéficies au pays et ne lui permettent nullement de progresser scientifiquement ou économiquement.

 

dernières nouvelles
Actualités

3 تعليقات

  1. Pour une fois, je suis d’accord avec vous mais seulement sur le résultat obtenu qui ne dépend que des étudiants eux-mêmes.

    Il n’est que de lire les bouseux, les crétins et autres grossiers personnages y compris Zmar qui laisse passer ce genre de commentaire, pour voir le niveau des universités algériennes, à supposer que ces gens là, y soient allés un jour.