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samedi, juin 22, 2024

Pétrole : les dernières statistiques de l’OPEP confirment le maintien du gel préjudiciable des projets de l’exploration en Algérie

Malgré l’augmentation phénoménale et inédite des prix du baril de pétrole ces dernières semaines sur les marchés mondiaux, les autorités algériennes maintiennent toujours le gel des projets de l’exploration de nouveaux gisements à travers le lancement de nouvelles plateformes ou unités de forage permettant d’extraire, produire ou stocker le pétrole et/ou le gaz. Les dernières statistiques officielles de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) confirment ce constat amer qui démontre l’immobilisme des autorités algériennes face au déclin de la production nationale des hydrocarbures. Un déclin qui prive le pays d’une importante manne financière en devises puisque ses exportations déclinent de plus en plus faute d’une production puissante et forte de pétrole ou de gaz. 

Le dernier bulletin statistique mensuel du mois d’octobre publié par l’OPEP pour décrire les dernières évolutions de la production mondiale des hydrocarbures dans l’ensemble des pays producteurs de pétrole ou du gaz, qu’ils soient membres pas ou de l’OPEP, nous apprend ainsi que jusqu’à la fin du mois de septembre dernier, l’Algérie a mobilisé uniquement 26 unités ou appareils de forage pour lancer de nouveaux travaux d’extraction ou d’exploration des hydrocarbures. Un mois auparavant, à savoir au mois d’août dernier, le nombre de ces appareils de forage ou unités d’extraction était de 24. L’Algérie a donc augmenté dans des proportions très insignifiantes ses capacités de forage et d’exploration de nouveaux gisements ou puits de pétrole.

Les statistiques de l’OPEP confirment que l’Algérie n’a pas évolué depuis le 2e trimestre de l’année 2020 concernant le forage et l’exploration de nouveaux gisements. Depuis cette date-là, l’Algérie utilise une moyenne de 25 appareils de forage pour les besoins de la mise en production de nouvelles réserves d’hydrocarbures. Ces chiffres illustrent une terrible régression de l’activité exploration et exploitation de nouveaux gisements en Algérie puisqu’en 2018/2019, le pays utilisait régulièrement entre 45 jusqu’à 50 unités ou d’appareils de forage dans le secteur des hydrocarbures.

Cela signifie que l’activité du forage, de l’extraction et de l’exploration de nouveaux puits ou gisements a marqué une chute de 50 % depuis 2018/2019. Cette régression s’explique uniquement par les décisions adoptées le 22 mars 2020 par Abdelmadjid Tebboune consistant à réduire de 50 %  les charges d’exploitation et les dépenses d’investissement de Sonatrach dans le secteur des hydrocarbures afin de « préserver les réserves de change du pays ».

Ces décisions ont été appliquées sans aucune discussion préalable par la direction générale de Sonatrach le dimanche 30 mars 2020. Et depuis ce jour-là, l’activité forage, exploration et mis en production de nouveaux gisements pétroliers a totalement chuté en Algérie comme l’illustrent avec éloquence les statistiques de l’OPEP.

Contrairement à l’Algérie, les autres gros pays producteurs de pétrole ont relancé leurs activités de forage et d’exploration pour booster leurs productions et la renforcer dans l’optique de profiter de l’embellie des prix du baril constatée ces dernières semaines, une embellie qui est appelée à durer encore pendant plusieurs semaines selon de nombreuses expertises internationales.

En Arabie Saoudite, 61 unités d’extraction ou appareils de forage ont été réactivées, aux Emirats Arabes Unis, ce nombre est de 38, en Irak 43 et en Iran, pas moins de 117 appareils de forage ont été mobilisés y compris pendant la crise sanitaire de la COVID-19 pour continuer à explorer de nouvelles réserves et renforcer la production nationale iranienne qui est de 2,5 millions de barils de pétrole par jour.

C’est dire enfin que l’Algérie est demeurée figée et statique dans le domaine de la production pétrolier alors que les autres pays membres de l’OPEP ont repris largement leurs investissements et leurs activités d’exploration pour renforcer leurs productions. Les conséquences sont totalement funestes pour notre pays puisque sa production nationale demeure bloquée à 930 mille barils de pétrole par jour au mois de septembre dernier en se basant sur un potentiel de production d’à peine 1,05 million de baril de pétrole par jour. Une production dérisoire et ridicule en comparaison aux autres productions des pays membres de l’OPEP comme l’Irak, l’Iran, le Koweit ou l’Arabie Saoudite. L’Algérie est devenue depuis 2020 le 4 pays le plus faible de l’OPEP après le Vénézuela dont la production nationale s’est totalement effondrée à la suite des sanctions américaines et du blocus imposé à ce pays de l’Amérique Latine depuis 2017.

 

 

 

 

 

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3 تعليقات

  1. Occupez vous d’exporter vos tonnes de cannabis et de cocaïne
    Avant hier, encore un saisie à Tanger med, une tonne 355 kg de cocaïne …putain quel narco monarchie de merde…

    Ils inondent leurs voisins de tonnes de cannabis et de cocaïne , prostituent leurs mères soeurs , et même leurs enfants Leurs immigrés en europe, se transforment en dealers et en blanchisseurs d’argent sale ..mais ils n’ont pas hontent…ils en sont fier, l’argent , le gain

    Hier, le ministre de l’énergie a répondu aux makhnez et ses relais en Algérie…l’Algérie a une réserve prouvée qui couvre 150 année de consommation et d’exportation …
    Le département américain de l’énergie a estimé que l’Algérie avait la 3eme plus grande réserve du monde de gaz de schiste et la 7eme de pétrole de schiste…
    La question est ce qu’il faut commencer à l’exploiter…la réponse pas avant 2030…la demande mondiale de gaz va augmenter , la consommation nationale augmente de 10 à 15% ( grâce aux nouveaux raccordements au gaz de ville et de la production électrique)…
    L’Algérie doit obligatoirement diversifier ses revenus d’exportations pour assurer son indépendance économique..
    Investir dans l’exploitation des mines ( phosphates, fer, manganese, etc) et développer une industrie de transformation de ses propres minerais..
    Le Gazoduc ABUJA- Alger est aussi une solution à moyen terme pour garder ses parts de marché en europe