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samedi, juin 22, 2024

Les catastrophes naturelles ont coûté à l’Etat algérien plus de 5 milliards de dollars entre 2004 et 2020

Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, a révélé samedi à Alger que les catastrophes naturelles ont coûté à l’Etat algérien plus de 5 milliards de dollars entre 2004 et 2020. Ces dépenses ont été assumées entièrement par l’Etat algérien en raison de l’absence d’une culture nationale des « assurances », a déploré le Premier-ministre dans son intervention lors de la journée d’information organisée par l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (Abef), à l’occasion de la Journée mondiale de l’épargne. 

Le même haut responsable a reconnu que le taux de pénétration de l’assurance en Algérie demeure très faible. Partant de ce constat amer, il a demandé aux établissements financiers et aux Assureurs de multiplier les efforts pour inculper la culture des assurances aux algériens.

En plus de son sous-développement chronique, le secteur des assurances en Algérie est en crise depuis 2020. Le chiffre d’affaires du secteur des assurances a reculé en 2020 à 136 milliards de dinars, contre 144 milliards en 2019, soit une baisse de 8 milliards de dinars, en raison notamment de la crise sanitaire de Covid-19. Le taux de pénétration du secteur demeure inférieur à 1% en Algérie. C’est l’un des taux les plus faibles à l’échelle africaine, fait remarquer à juste titre Aïmene Benabderrahmane.

Pour remédier à ce problème préjudiciable pour l’économie algérienne, Aiemene Benabderrahmane avait appelé à la du fin du mois de mars dernier à l’amélioration des prestations de services, à travers une plus grande diligence dans le traitement et le règlement des dossiers d’indemnisations des assurés, ainsi qu’une amélioration de la qualité de l’information mise à la disposition de la clientèle, au niveau des agences et des site internet des sociétés d’assurances.

Dans ce cadre, « l’accent doit être mis sur le processus de digitalisation qui doit être mené par chaque société d’assurance », car la digitalisation est devenue « une nécessité stratégique », permettant aux différentes sociétés de s’adapter aux nouveaux modes de distribution et de commercialisation (paiement en ligne, communication interactive), avait-t-il encore estimé à ce propos.

Malheureusement, jusqu’à aujourd’hui, aucun progrès notable n’a été enregistré par les assureurs algériens. L’Etat continue donc de subir à lui-seul les conséquences des additions salées des sinistres naturels qui se produisent dans le pays.

Notons enfin que le chiffre de 5 milliards de dollars ne comprend pas les dégâts matériels des feux de forêts ayant ravagé la Kabylie et 12 autres wilayas du pays en août 2021.

 

 

 

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