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vendredi, juin 21, 2024

L’Algérie parmi les 53 pays où les ménages consacrent plus de 60 % de leurs revenus aux produits de première nécessité

L’Algérie a été classée parmi 53 pays où les ménages consacrent plus de 60 % de leurs revenus aux produits de première nécessité tels que la nourriture, le carburant, l’eau et le logement. C’est du moins ce que nous apprend l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui vient de publier un rapport international sur les Perspectives de l’alimentation. 

Il s’agit d’une publication semestrielle du FAO (mai/juin et novembre/décembre) qui se penche sur les faits nouveaux intervenus sur les marchés mondiaux des produits destinés à la consommation humaine et animale. Ce rapport retrace régulièrement l’évolution des marchés internationaux des produits, à travers des évaluations et des prévisions approfondies pour chaque denrée concernée.

Cette source nous apprend que le commerce alimentaire mondial s’est accéléré en termes de volume et de valeur. Selon ce nouveau rapport de la FAO, la facture mondiale dépassera 1.750 milliards de dollars. Il s’agit d’une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente et de 12 % par rapport aux prévisions antérieures de juin 2021. Selon cette agence onusienne basée à Rome, cette hausse s’explique par l’augmentation des prix des denrées alimentaires échangées au niveau international et par la multiplication par trois des coûts de transport. L’organisation a également mis en garde contre une hausse des factures due à l’augmentation du prix des intrants agricoles.

Les experts de la FAO ont révélé également que l’Indice mondial des prix des intrants (GIPI) et l’indice FAO des prix des denrées alimentaires (FFPI) ont évolué de manière synchronisée depuis 2005. Dans ces conditions, la hausse des coûts des intrants se traduit facilement par une hausse des prix des denrées alimentaires. Au cours de l’année qui s’est terminée en août 2021, le FFPI a augmenté de 34 % et le GIPI a augmenté globalement de 25 %, par rapport à la même période en 2020.

Plus globalement, les prix des denrées alimentaires ont atteint leur niveau le plus élevé en dix ans. Ce qui pèse encore davantage sur les budgets des ménages mis à mal par la pandémie et la hausse des factures d’énergie. Ce qui expose de nombreux pays à des risques élevés menaçant leur sécurité alimentaire. C’est le cas de l’Algérie qui dépend largement de l’étranger pour se nourrir et se procurer des matières premières agricoles ou des produits alimentaires incontournables pour l’équilibre sanitaire.

Il est à préciser qu’une précédente étude publiée par l’Office National des Statistiques (ONS) a démontré que les dépenses des ménages algériens affectées à la couverture des besoins alimentaires représentaient en 2011 près de 42 % des dépenses totales.

Il convient de signaler que plusieurs études ont indiqué également que de réels progrès ont été réalisés dans les consommations alimentaires, à la faveur de l’urbanisation, d’un pouvoir d’achat protégé par une politique de soutien des prix par le gouvernement, et d’un recours aux importations pour les biens les plus consommés (blés, lait, sucre, huiles alimentaires).

Mais si Ll’Algérie est classée internationalement dans le groupe des pays à faible niveau de faim. Toutefois, si la ration alimentaire est quantitativement suffisante, elle reste qualitativement déséquilibrée. Les comportements et mode consommation se rapprochent des pays développés et sont sources de pathologies et de dépenses de santé croissantes comme le diabète. Il y a aussi des pertes et des gaspillages alimentaires (de l’ordre de 10 % pour les céréales) au niveau de la distribution et à la ferme.

 

 

 

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