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samedi, juin 22, 2024

L’Algérie enregistre encore l’un des plus faibles niveaux de maturité du cadre réglementaire sur les TIC en Afrique

L’Algérie fait partie des pays africains qui n’ont pas encore mûri leur environnement juridique afin qu’ils soutiennent leur croissance dans le développement de l’économie numérique et de l’utilisation des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Pis encore, l’Algérie est distancée aujourd’hui par plusieurs pays africains concernant l’indice de maturité régissant la réglementation des TIC. 

Et pourtant, le cadre réglementaire est indispensable à la bonne gestion et au développement de l’environnement TIC, télécoms et numérique. Si les lois régissant ce secteur n’évoluent pas favorablement, un pays va rester en marge de l’évolution technologique et scientifique. C’est ce qui est en train de se produire en Algérie nous apprend le rapport « Digital trends in Africa 2021 Information and communication technology trends and developments in the Africa region 2017-2020 » établi par  l’Union internationale des télécommunications (UIT), une agence des Nations unies pour le développement spécialisé dans les technologies de l’information et de la communication et basée à Genève, une organisation internationale très prestigieuse à laquelle l’Algérie participe activement puisqu’elle avait été élue le 05 novembre 2018 membre du Conseil d’administration de l’Union internationale des Télécommunications (UIT) pour la période 2019- 2022, lors des élections tenues dans le cadre des travaux de la 20eme Conférence Plénipotentiaire de l’UIT qui s’était déroulée à Dubaï du 29 octobre au 16 novembre 2018.

Si ce rapport estime que le continent africain est d’ailleurs la région du monde où il a le plus évolué au cours des 10 dernières année, il n’en demeure pas moins que l’Algérie appartient toujours à l’une des catégories les plus basses selon les données qui sont comparées entre les pays africains sur la base du G5 Benchmark défini par l’UIT.

En 2007, près de 47 % des pays africains appartenaient à la catégorie G1. En 2018, seuls deux pays restaient dans cette catégorie la plus basse. Mais depuis 2019, l’Algérie est toujours bloquée à la catégorie G2, l’avant dernière catégorie du G5 Benchmark défini par l’UIT. Ce qui traduit encore le sous-développement de l’environnement juridique algérien régissant l’utilisation et l’usage des TIC alors que les pays africains de la catégorie G3 ont augmenté régulièrement en nombre, passant de 5 % à 52 % aujourd’hui. A titre d’exemple, le Kenya était le seul pays africain dans la catégorie G5 en 2019, entrant pour la première fois dans le top 10 mondial en huitième position. Cette année-là, l’Afrique comptait également cinq pays de premier plan dans la catégorie G4 : le Sénégal, le Rwanda, le Nigeria, le Malawi et l’Ouganda.

C’est dire que ces pays disposent de niveaux élevés de maturité du cadre réglementaire sur les TIC. Tout au contraire de l’Algérie qui rame encore dans la catégorie G2 à cause de ses lois archaïques et arriérées qui empêchent la libre concurrence ou la liberté d’entreprendre dans le très stratégique secteur des TIC.

Malheureusement, l’Algérie stagne là où plusieurs pays européens progressent à l’image du Sénégal et le Rwanda qui sont sur le point d’atteindre la catégorie G5. L’Ouganda a également été le premier pays africain à atteindre la catégorie G4 et ce… depuis 2009 alors que l’Algérie peine encore à sortir de la catégorie G2.

L’Algérie perd un temps précieux pour moderniser sa réglementation afin de favoriser le développement des TIC. Soulignons enfin que selon la Société financière internationale et Google, l’économie numérique pourrait peser 180 milliards $ en Afrique d’ici 2025. Pour en tirer parti, les pays africains ont entamé une véritable course vers la modernisation de leurs infrastructures, réseaux de télécoms et lois régissant ce secteur. L’Algérie, quant à elle, demeure encore à la traîne et ne risque pas de profiter de cette nouvelle importante manne financière pour développer son économie.

 

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  1. Axis7 Oulid El Kahba esclave soumis au grand homosexuel maitre des esclaves du Maroc, l’histoire de cocaine dans les journeaux Ya Oulid El Kahba c’est des affaires de polices et justice Algerienne pas comme chez le maitres des esclaves ou la « police » des Oulad El khab du Maroc et autres services de reseignement de la prostitution n’attrape que les Marocains qui essayent de vivre en tant que republicains! Ya Oulid El khaba combiens d’affaires de cocaine passe par la justice dans l’hacienda du maitre des esclaves alors que c’est un Hub pour la Colombie et le Bresil ya Oulid El Kahba.