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mercredi, juin 12, 2024

L’Algérie continue de rêver de « startups » malgré la médiocrité de sa couverture internet

Malgré un bilan catastrophique de la qualité de l’internet en Algérie, les autorités algériennes continuent de « vendre le rêve » d’une nouvelle économie nationale basée sur les « startups » et leur innovation technologique. Un rêve digne d’une utopie folle et inaccessible au regard de la qualité médiocre de l’internet en Algérie. 

Sans solutionner le délicat problème de l’accès au haut débit, voire à un débit digne de ce nom dans le monde de 2021, les autorités algériennes continuent de communiquer sur des projets d’une économie numérique qui va créer des emplois et sortir le pays de la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures.

Hier mardi le 13 juillet,  la troisième édition du programme « Algeria Start up Challenge » s’est tenue à Alger en présence notamment des dirigeants d’entreprises publiques, de compagnies d’assurances et d’établissements bancaires, ainsi que de responsables d’institutions économiques. Le comité de jury présidé par Abdelhakim Berrah, président de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de la Bourse (COSOB) a sélectionné à cette occasion d’une séance de présentation et d’audition trois projets innovants pour trois thématiques différentes en rapport avec le monde de la finance.

Les idées sont très intéressantes et l’initiative est naturellement louable. A titre d’exemple, une jeune startup algérienne a proposé la solution « Amentech » qui propose aux assureurs un service de dématérialisation du guichet de l’assurance sinistre et qui permet aux souscripteurs d’assurance automobile de faire leur constat en ligne juste après leur accident en joignant photos et témoignages sur le sinistre.

Depuis son lancement en mars dernier, cette compétition a vu également l’inscription initiale de 55 projets, dont 27 start-up versées dans le domaine de la finance (Fintech), 13 dans le domaine de l’assurance (Insurtech) et 14 start-up qui touchent à la digitalisation des activités réglementaires et de conformité (Regtech et Risk Management).

Or, malheureusement, ces dizaines de projets ne sont qu’une goutte d’eau douce dans l’océan salée des problèmes structurels qui empêchent réellement l’avènement d’une économie numérique en Algérie. Et tous ces problèmes sont liés à la qualité catastrophique du débit internet et à l’absence d’un contenu de qualité sur le web algérien.

Pour rappel, la prestigieuse revue The Economist a publié l’édition 2020 de son classement « The inclusive Internet Index » mesurant la qualité et l’accessibilité du réseau internet dans le monde. L’Algérie se classe 74ème/100 (73ème/80 il y a un an). Le pays arrive en 7ème position parmi un total de 26 pays africains et en 10ème position parmi les 10 pays de la région « Afrique du Nord-Moyen Orient » étudié. The Economist énumère comme principaux défis pour l’Algérie le renforcement de la culture numérique, l’amélioration de la qualité des réseaux mobile et fixe et la hausse du nombre de contenus pertinents disponibles en ligne.

Le classement prend en compte quatre paramètres : i. Disponibilité (71ème/100) : Le rapport note une large utilisation d’internet en Algérie (74% des ménages, 1,22 abonnement mobile par habitant), un excellent raccordement à l’électricité et une bonne couverture 3G (97% du territoire). En revanche, la couverture 4G est insuffisante (seulement 31% du territoire), tout comme la qualité et la vitesse du réseau, et ce malgré d’importants efforts effectués depuis un an.

ii. Coût (69ème/100): Le prix d’achat des smartphone est élevé. Les tarifs appliqués par les opérateurs sont dans la moyenne mondiale, malgré une concurrence entre opérateurs
relativement importante.

iii. Pertinence (81ème/100) : De nombreux contenus sont disponibles dans les langues du pays, mais des améliorations sont possibles concernant la e-finance, la e-santé et le e-commerce. La disponibilité de contenus en lien avec les services publics est considérée comme moyenne.

iv. Readiness (87ème/100) : Les niveaux de culture numérique, de respect de la vie privée et de sécurité peuvent être améliorés. Le rapport note un important taux de confiance vis-à-vis des informations issus des réseaux sociaux (15ème mondial).

Début février 2020, l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques algérienne a annoncé qu’elle avait assigné aux opérateurs mobiles de nouvelles fréquences, permettant une hausse de capacités des réseaux 3G et 4G. Avec un débit moyen de 1,37 Mb/seconde, le magazine Ceoworld a récemment classé l’Algérie
182ème/207 des pays selon la vitesse de leur débit internet. Tant que l’Algérie n’améliore pas tous ces indicateurs afin de se positionner sur la scène internationale avec des positions plus au moins dignes de son potentiel dans les classements internationaux, l’économie numérique demeurera chimère. Au delà de la communication politique, la création de nouvelles richesses nécessite un sérieux processus de réformes que l’actuel régime algérien peine à piloter.

 

 

 

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7 تعليقات

  1. Oui c’est une marque déposée DZ. effet d’annonces, toujours baratiner, primauté de la parole sur l’acte, la grenouille qui se faire aussi grosse que le boeuf, au lieu de revenir aux fondamentaux : système éducatif performant, économie performante, on excelle dans le foutage de gueule. Pour l’amour d’Allah commencez le travail sérieux et arretez le Tmanyik dans tous les domaines.
    SVP État de droit et primauté à la compétence Y A PAS d’AUTRES VOIES SVP SINON C’EST LA DISPARITION PURE ET SIMPLE DU PAYS

  2. L’Algerie reve de startups effectivement le contrat est signe a Alger mais la startup sera basee au Luxembourg ou Bruges ….et pouratnt Abou Semmar tu dois savoir ces manigances? la derniere de realisee etait avce le fils Goudjil un certain Mustapha et sa startup est en Belgique et il y en a d’autres qui vont se faire bientot il y a un des fils de Tebboune qui s’agite Elyes ou Lyes de son prenom la sienne sera basee au Luxembourg DONC le speed de 3 Mb Ils en ont rien a foutre.
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  3. « Harragas en cols blancs » !
    Ils sont fils de, ils font fait le plein
    d’argent à Alger pour aller l’investir à Paris. Ils ont de qui tenir. C’est leurs manières à eux d’anticiper
    l’après-pétrole avec l’argent du peuple algérien. C’est de la sorte aussi qu’ils espèrent renvoyer l’ascenseur à leurs aînés gentleman-cambrioleurs d’aujourd’hui.

  4. Zemmar le traitre, l’escroc est entrain de faire des articles pour plaire à son bailleur momo6 le baron incontesté du cannabis …plus il tape sur son ex-pays d’origine, plus il fait plaisir aux marochiens de service qui pullullent sur ce site ( AXIS7, Karim70, Nif, Balou et Cie)
    Comparer l’Algérie avec des pays africains qui utilisent encore la bougie et les feux de camps pour s’éclairer est d’une absurdité incommensurable …l’Internet fonctionne avec de l’électricité que ce soit les boitiers ou les antennes relais
    Il y’a 42 millions de puces connectés en Algérie à la 3G et à la 4G d’Alger à In Ghezzam espèce de traitre à ton pays…
    Quel pays d’Afrique à l’électricité dans 100 % de son territoire y’a le bghal?…tu es allé en Afrique pour parler de connexion ?
    Moi j’y suis allé…c’est la cambrousse …bien sur dans les grand hôtels, dans les capitales on peut avoir une bonne connexion mais ailleurs…il n’ont ni l’électricité ni eaux courante, ni égouts, ni même des réseaux routiers
    Combien paie l’Algérien et le marocain pour accéder à l’internet ? pour rechargé sa puce de portable là est la question ?
    En Algérie le revenu moyen d’un client est de 500 DA…oui 3 euros…au Maroc c’est 3 fois à 4 fois plus cher
    Algérie Telecom a connecté un nouveau câble depuis le 01 janvier dernier qui relie Valence à Oran et Alger, en plus de celui de Annaba et celui d’Alger…donc l’Algérie détient depuis 20 % de la bande passante du reste du monde vers l’Afrique et a déjà doublé sa bande passante depuis le début de l’année
    Algérie Telecom grâce uniquement à des compétence algérienne et à sa trésorerie propre est entrain de renouveler le câblage des villes et villages par de la fibre optique après avoir raccorder toutes les villes d’Alger à In gehzzam : cela représente des dizaines de milliers de câbles en fibres optiques
    Le souci c’est l’étendu du territoire à couvrir , la vétusté du réseaux, les vols de câbles (ou de climatiseurs au sud ) et le coût que le citoyen est capable de payer …
    Des travailleur, techniciens , ingénieurs d’Algérie Telecom font leurs maximum pour ramener de la fibre optique dans chaque foyer
    Vous voulez savoir pourquoi SAWIRIS est parti et pourquoi son successeur veut vendre? car cela ne rapporte pas un KOPEK, car les tarifs sont trop bas et les investissements dans la 4G ou la fibre ne sont pas rentables