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mercredi, juin 19, 2024

Grâce au soutien financier et à la confiance de l’Algérie, la Tunisie espère obtenir 4 milliards de dollars de la part du FMI

L’Algérie est venue au secours de la Tunisie. Le prêt de 300 millions de dollars accordés par les autorités algériennes à la Tunisie pourrait lui permettre de sauver sa « tête » en cette fin d’année totalement chaotique pour ce pays maghrébin endetté jusqu’au cou et qui a besoin encore de trouver 4 milliards de dollars supplémentaires avant la fin de l’année 2021 pour pouvoir garantir son fonctionnement normal et ne pas sombrer dans la faillite généralisée. 

Endettée à hauteur de 41 milliards de dollars (102% du PIB), la Tunisie est en négociation avec le Fond monétaire international pour un prêt de quatre milliards de dollars. Pour sortir de l’ornière, malgré les aides massives reçues de l’Union européenne, Tunis se tourne pour la quatrième fois en dix ans vers le FMI, mais aussi vers les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, etc. L’objectif est de récolter rapidement ses 4 milliards de dollars pour éviter un scénario à la libanaise, à savoir la faillite généralisée des institutions du pays qui va se retrouver en cessation de paiement, c’est-à-dire qu’elle ne peut plus payer ce qu’elle doit à ses créanciers.

Cela concerne à la fois le capital et les intérêts de sa dette. Il faut savoir que lorsqu’il s’agit d’un pays, il existe trois types de dettes : obligataire – l’Etat a emprunté sur les marchés ; bancaire ; ou « institutionnelle », lorsque le pays a reçu un prêt d’une institution internationale comme le Fonds monétaire international. C’est le cas précis de la Tunisie qui pourrait se retrouver en défaut de paiement vis-à-vis de ces trois acteurs. Pour éviter ce scénario fatal pour la stabilité de la Tunisie, les autorités tunisiennes ont négocié un protocole de prêt leur permettant de profiter de 300 millions de dollars de la part de l’Algérie.

Pour l’heure, les termes de ce prêt demeurent encore secrets et opaques. Mais il permettra à la Tunisie de respirer et de lui fournir un atout majeur dans ses négociations avec les autres bailleurs de fonds internationaux qui rechignent à lui prêter encore de l’argent parce qu’ils doutent de sa capacité à rembourser. Avec ces 300 millions de dollars, la Tunisie peut au moins expliquer à ses bailleurs de fonds qu’elle a de argent dans leurs caisses, ne serait-ce que pour acheter des médicaments ou des produits alimentaires.

Ce qui lui permettra de discuter dans une position un plus confortable l’octroi de nouveaux prêts supplémentaires plus conséquents. En clair, le prêt algérien permet à la Tunisie de disposer d’un capital de confiance vital pour pouvoir recourir à d’autres emprunts qui serviront finalement en partie à rembourser d’autres prêts contractés ces dernières années.

 

 

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1 تعليق

  1. Koi cette histoire encore ? 300 millions de $ va assurer une garanti de pret de 4 milliards . La Tunisie mon ami abdou est perdu le jour ou Ben ali a quitte en catastrophe . Le besoin de liberte du peuple tunisien a fait en sorte qu’ils se sont tires dans le pied eux meme . Preuve que la democratie ne se copie pas . Il y a des priorites plus grande que le besoin de democratie . Il faut avoir les moyens de ses ambitions . Et la Tunisie ne les avait pas . Peu de pays arabe ont les moyens de leur ambitions . Les moyens ce n’est pas juste des $$ , la consciences collectives a besoin de leaders ,d’hommes et de femmes integres . On est loin du lot