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dimanche, juin 23, 2024

Enquête. Comment la production du pétrole en Algérie va dangereusement décliner d’ici 2030

L’Algérie risque de ne plus pouvoir vivre de son pétrole à partir de 2030. C’est un rapport international réalisé par des experts de haut niveau qui nous alerte sur cette réalité amère face à laquelle les autorités algériennes ne font absolument rien alors que le danger qui pèse sur les équilibres économiques et financiers du pays sont très inquiétants. Enquête. 

Un rapport international qui a été rendu public à la fin de juin 2020 nous apprend ainsi que la production pétrolière algérienne va chuter significativement d’ici 2030. Ce rapport a été réalisé par les experts du The Shift Project, un think tank français fondé en 2010 qui œuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone. Guidée par l’exigence de la rigueur scientifique, cette association composée de divers experts travaille pour éclairer et influencer le débat sur la transition énergétique . Ce think Tank est constitué de plusieurs groupes de travail autour des enjeux les plus délicats et les plus décisifs de la transition vers une économie libérée de sa dépendance aux énergies fossiles.

Dans son rapport rendu public à la fin juin 2020, il est expliqué que la majorité des sources actuelles d’approvisionnement en pétrole de l’Union européenne menacent de décliner d’ici à 2030. L’analyse du Shift Project s’appuyant sur des données exclusives. « Une raison de plus pour mettre en oeuvre sans tarder et de manière ambitieuse les politiques publiques et mesures proposées par l’European Green Deal, la Convention citoyenne pour le climat », expliquent ainsi les auteurs de ce rapport.

L’Algérie classée comme l’un des plus importants fournisseurs de pétrole pour l’Europe est une source qui va se tarir de façon alarmante à partir de 2030. « L’Algérie, fournisseur pétrolier important pour le sud de l’Europe et en particulier pour la France, présente une situation similaire à celle de la Russie : une production largement mature, et guère de perspectives à ce jour pour en compenser le déclin.  Mais la situation algérienne
semble encore davantage problématique. Dans le cas de l’Algérie, le déclin de la production
nationale est déjà entamé depuis 2007, avec une baisse de la production de 23,6% sur la
période 2007 – 2019, et une baisse future continue d’environ 13 % sur la période 2019 – 2030 », révèle ainsi ce rapport international qui s’appuie sur de nombreuses expertises mondialement reconnues pour leur connaissance approfondie des nuances du secteur des hydrocarbures.

« Cet état de fait porte en germe un risque fort d’instabilité pour le régime politique, l’économie et la société algérienne, tout comme pour la plupart des pays dont la production
semble pour l’heure vouée au déclin », souligne encore ce rapport qui dresse ainsi un tableau sombre des perspectives du secteur des hydrocarbures en Algérie.

La même source explique aussi qu’un « tel cercle vicieux peut advenir dans tous les pays producteurs dont la production est largement mature, en particulier ceux où la stabilité des institutions d’une population nombreuse est largement tributaire de la manne pétrolière ». Aux yeux des experts du Shift Project, l’Algérie fait partie de ces pays pétroliers dont l’avenir est jugé le plus « préoccupant ».

A ce titre, l’Algérie a été classée dans la catégorie des pays victimes de  déclins – modérés à abrupts de leurs productions pétrolières. Dans cette catégorie, nous retrouvons aussi la Russie, Kazakhstan, Nigeria, Azerbaïdjan, Mexique ou l’Angola.

Le rapport souligne enfin seul un essor de ressources en pétroles non-conventionnels, à savoir le pétrole de schiste, pourrait ralentir le déclin de la production algérienne de pétrole. Mais cet essor a besoin d’investissements colossaux et « prendrait sans doute au minimum une demi-décennie pour atteindre un niveau significatif », relativisent ainsi les experts du Shift Project. « Un tel essor demeure aujourd’hui hypothétique  même si des projets pilotes existent en particulier aujourd’hui pour le tight oil, notamment en Russie et en Algérie, et si le Venezuela disposait avant sa crise politique de perspectives de développement de ses réserves gigantesques réserves de pétrole extra-lourd », explique en dernier lieu ce rapport très savant en notre possession. L’Algérie devrait absolument se préparer à tourner la page du pétrole pour préparer la construction de son avenir. Malheureusement, les dirigeants algériens ne sont pas encore conscients de cette nécessité absolue qui engage l’avenir des générations futures.

 

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5 تعليقات

  1. Bravo! Samar tu viens d’annoncer une bonne nouvelle a Tebboune et la mafia , là c’est sur lui qui est parti pour un seul mandat , maintenant c’est le deuxième mandat qui va s’annoncer ,tant qu’il y a le pétrole il y a des dollars, en tout les cas il n’a pas a s’inquiéter du peuple ,il y a du sable dans le désert. Samar avec cette nouvelle Tebboune te remettra une bonne médaille de la prophétie du monde des bonnes nouvelles et surtout de l’avoir mis à l’aise ,la pluie des dollars va continuer sur Tebboune.

  2. En 2030, on demandera aux habitant du sud puis du nord s’ils veulent garder leurs voitures, camions, locomotives et centrales Electrique au fioul et au Gaz ou les remplacer par des chameaux , baudets , charbons de bois, bougies etc
    S’ils souhaitent garder leurs voitures, alors on fera comme les canadiens, américains, australiens et d’autres…on exploitera le pétrole et le gaz de schiste ( respectivement 7eme et 3eme réserve au monde)
    Car, l’énergie solaire ne va pas pouvoir remplacer le gaz ou le pétrole pour faire tourner les machines à moteurs thermiques …
    Le projet Desertec a été évalué à 400 milliards de dollars….heu…on en pas les moyens sauf avec un emprunt sur 100 ans