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mercredi, juillet 24, 2024

En 2022, il ne restera dans les caisses de l’Algérie uniquement de quoi financer trois mois d’importations

La situation financière de l’Algérie sera très complexe, pour ne pas dire intenable, d’ici 2022, prévient la Banque Mondiale dans une note de conjoncture publiée récemment sur la situation économique et financière de l’Algérie. Un document dans lequel l’une des plus importantes institutions internationales tire la sonnette d’alarme. Cette note de conjoncture parle de la nécessité d’engager des réformes structurelles pour faire face à la pandémie de la COVID-19.   

Cette note de prospective de la Banque Mondiale explique clairement comment les réserves de change de l’Algérie vont « fondre comme neige au soleil » d’ici 2022. En effet, en 2020, l’Algérie disposait d’une marge de manoeuvre qui pouvait lui permettre de financer près de 14 mois d’importations à l’étranger. L’indépendance économique de l’Algérie n’aurait tenu donc que 14 mois pendant 2020 si l’Algérie n’avait plus aucun revenu en devises. En revanche, en cette année 2021, avec la baisse drastique du niveau des réserves de changes, l’Algérie pourra financer une autonomie d’à peine 6 mois d’importations à l’étranger.

Il n’y aura plus assez d’argent dans ses caisses en terme de réserves de changes pour lui permettre de se nourrir et de répondre à ses besoins les plus urgents ou élémentaires pendant une années si, par malheur, ses revenus en exportations en hydrocarbures continuent de chuter.

Le pire est attendu en 2022 où selon les projections de la Banque Mondiale, l’Algérie disposera uniquement de quoi financer trois mois d’importations ! Cela signifie clairement que les réserves de changes de l’Algérie vont totalement disparaître d’ici 2022 alors que les importations de l’Algérie seront maintenues vers la hausse à cause de la croissance démographique importante et de l’absence d’un appareil productif capable de répondre à ses besoins les plus élémentaires.

En 2022, l’Algérie devra trouver des devises pour s’acquitter d’une facture de 33,5 milliards de dollars alors qu’en 2021, les importations algériennes approcheront les 33 milliards de dollars. L’Algérie sera donc forcée de s’endetter pour pouvoir survivre et financer la satisfaction des besoins de sa population qui ne cessera de croître pour atteindre les 50 millions d’habitants avant même 2030.

 

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2 تعليقات

  1. Pour moi c’est la nouvelle du siècle.
    Peut être qu’après avoir vidé les caisses,ils prendront la poudre d’escampette et laisseront le peuple reconstruire sur des bases saines. La période difficile ne sera pas plus difficile que celle qu’il endure le peuple actuellement. Comme on dit à toute chose malheur est bon