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dimanche, juin 23, 2024

En 2021, la liberté de la presse a énormément reculé en Algérie alors qu’elle a progressé dans plusieurs autres pays africains

En 2021, l’Algérie a fait partie des 10 plus mauvais élèves en matière de liberté de la presse. En effet, notre pays s’est retrouvé pendant cette année 2021 qui tire à sa fin parmi les 10 pire pays africain concernant la répression et violation de la liberté de la presse. L’Algérie est, malheureusement, devenue l’un des 10 pire pays africains dans lesquels il est très risque et dangereux d’être un journaliste libre ou indépendant. 

En effet, à l’échelle africaine, l’Algérie est classée au 43e rang sur les 53 pays africains recensés et classés par l’ONG Reporters sans frontières qui travaille régulièrement sur le cadre de travail pour les journalistes en recensant à travers le monde entier le nombre d’agressions et d’arrestations dont sont victimes les journalistes dans l’exercice de leur métier.

L’Algérie s’est retrouvée ainsi au cours de cette année 2021 aux côtés des dictatures les plus répugnantes du continent africain à l’image de la Guinée Équatoriale, la Libye, l’Égypte, Djibouti et l’Érythrée, les pays où les régimes totalitaires emprisonnent, torturent et répriment ouvertement la liberté de la presse et d’expression.

Et au moment où l’Algérie, l’indice de violation des droits des journalistes ne cesse de se dégrader, ailleurs en Afrique, des pays plus stables et plus respectueux des Droits de l’Homme assurent la promotion de la Liberté de la Presse à l’image du la Namibie (19,72), le Cap-Vert (20,09) et le Ghana (21,33) qui sont les seuls pays africains à figurer dans le Top 30 mondial des pays respectant la liberté d’informer.

L’Algérie est également dépassée par plusieurs autres pays africains qui se sont distingués par leurs progrès concernant le respect des droits des journalistes comme  le Burkina-Faso le Sénégal et les Seychelles.

Notons enfin que l’Algérie a connu au cours de cette année 2021 de nombreuses affaires de détention de journalistes à l’image du journaliste algérien Rabah Karèche, du quotidien Liberté, qui avait été incarcéré depuis le mois d’avril avant d’être remis en liberté mardi 19 octobre 2021 après avoir purgé une peine de six mois à la prison de Tamanrasset pour diffusion de « fausses informations », a annoncé son journal.

Rappelons-nous également de l’affaire de Khaled Drareni, le correspondant de TV5MONDE et de Reporters Sans Frontières en Algérie, qui avait été libéré ce vendredi 19 février 2021 après avoir été condamné en appel le 15 septembre 2020 à 2 ans de prison ferme pour « incitation à attroupement non armé » et « atteinte à l’unité nationale ». Le 10 août 2020, il avait été condamné à 3 ans de prison ferme. Khaled Drareni aura passé près de onze mois derrière les barreaux, entre le 29 mars 2020 et le 19 février 2021. Pourtant, il n’a fait que son travail. Un travail de journaliste rapportant seulement des faits qui contrarient le régime algérien.

Rédacteur en chef du site d’information arabophone Essafir broadcast, Abdelhakim Setouane, avait été lui-aussi condamné le lundi 29 mars à six mois de prison ferme. Le journaliste a été notamment poursuivi pour « diffamation » et « chantage journalistique ». La raison ? La publication, le 15 octobre dernier, d’un article dans lequel il révèle une relation extra-conjugale du président de la chambre basse du parlement algérien. Dans la lignée de nombreuses condamnations, ce procès avait démontré une fois de plus que la liberté de la presse n’est plus tolérée en Algérie.

 

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