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dimanche, juin 23, 2024

Décryptage. Pourquoi les réunions du gouvernement et des ministres algériens se multiplient sans aboutir à une amélioration des conditions de vie de la population

Cherté excessive de la vie, explosion du chômage, chute de la valeur du dinar, poussée dangereuse de l’inflation, détérioration inquiétante du niveau de vie des Algériens, la situation économique déplorable du pays est devenue une préoccupation majeur pour les Algériennes et Algériens. Le gouvernement multiplie les réunions de travail, le Président Tebboune préside presque chaque semaine un Conseil des Ministres, mais finalement sans aboutir à la moindre amélioration concrète des conditions de vie de la population. L’économie demeure toujours en panne alors qu’officiellement le gouvernement dirigé par Aïmene Benabderrahmane s’est doté d’un plan d’action promettant la relance économique. 

Or, ce plan est totalement noyé dans des mesures théoriques et des promesses sans lendemain parce que les vrais problèmes structurels du pays ne sont pas traités sérieusement et rigoureusement. Et ce sont justement ces problèmes structurels qui empêchent la relance économique du pays. De quoi s’agit-il sérieusement ?

D’abord, il faut savoir que l’Algérie souffre énormément de plusieurs déséquilibres macroéconomiques, le pays faisant face à une dégradation de ses comptes internes (balance publique déficitaire depuis 2010, dette publique multipliée par cinq entre 2013 et 2018) et externes (réserves de change passées de 192 Mds USD fin 2013 à 73 Mds USD en avril 2019). Aucun plan d’action ne peut être efficace si des mesures urgentes ne sont pas prises pour  rééquilibrer les comptes internes.

Et pour ce faire, les experts les plus compétents en la matière insistent sur la nécessité d’un plan de privatisations, un élargissement de l’assiette fiscale à travers une réelle taxation des activités aujourd’hui informelles dont les recettes échappent aux caisses de l’Etat. Il est également importé d’élaborer une réforme du système de subventions et une
ouverture des monopoles publics.

Concernant les comptes externes, de nombreux éminents économistes ont suggéré un ajustement du taux de change, une relance des politiques de diversification des exportations, le développement d’une offre domestique de services, le recours étudié à l’endettement extérieur  et des facilitations élargies pour les investisseurs étrangers.

L’autre gros problème auquel l’Algérie est confronté est le climat des affaires, l’Algérie étant classée 157ème/190 pays au classement Doing Business de la Banque mondiale. Les principaux points faibles du pays relevé par le classement sont : l’obtention d’un crédit,
protection des investisseurs minoritaires, enregistrement de la propriété et commerce transfrontalier.

Pour remédier à ces problèmes, les autorités algériennes doivent penser à une réforme du droit des sociétés, une convertibilité graduelle du dinar, une hausse de la transparence gouvernementale, une évolution du rôle de l’administration économique et une fiscalité plus attractive.

Mais sans une plus grande transparence, pédagogie et communication autour de l’action publique, aucune de ces réformes ne peut réussir ou aboutir. La condition sine qua non à tous les changements souhaités en Algérie est le retour de la confiance, au sein de
l’administration mais également entre celle-ci et le secteur privé. Une plus forte déconnection de l’administration vis-à-vis des pouvoirs exécutif et judiciaire ont fait partie des mesures indispensables pour pouvoir réaliser sérieusement la relance économique du pays.

Malheureusement, au lieu d’opter pour ces solutions, le gouvernement algérien multiplie les réunions superficielles pour adopter des lois et des dispositifs qui n’aboutissent à aucun résultat concret à cause de l’absence des conditions socio-politiques et socio-économiques permettant un véritable essor du pays. C’est pour cette raison que la crise financière et économique s’aggrave de jour en jour en Algérie mettant ainsi en péril la qualité et le niveau de vie de la population algérienne.

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6 تعليقات

  1. Parce que nous excellons dans l’art du baratin, du khorti, du Tbal3it, on parle beaucoup mais quand vient le moment de transpirer y a personne, nous sommes des moulins à parole. champions du monde pour donner de la morale, on promet monts et merveilles et on a toujours raison.
    Exemple : on va produire des vaccins et exporter à toute l’Afrique; nous avons les moyens d’organiser 2 coupes du monde; nous allons battre le Burkina 6 à 0; nous avons l’énergie solaire et on exportera à toute l’Europe; nous serons le le plus grand pays touristique; l’agriculture du Sud exportera des milliard de tonnes de légumes aux pays du Golfe.; nous avons la meilleure Doubara de l’univers; notre architecture urbaine est unique au monde; nous avons le meilleur réseau de transport par métro (à l’arrêt) du monde 6 km; nous avons les meilleurs hôpitaux gratuits; nous avons la compagnie aérienne la plus compétitive de l’histoire; nous avons vaccinés 10 millions en 2 mois; nos allons aider la Tunisie à surmonter la crise COVID ; nous avons des dizaines d’universités, des centres de recherche pour ne rien produire et tout importer ou tout acheter : automoute, frégates, mayonnaise Lessieur, Jack Daniels, Viagra, soutien gorge, etc.

  2. Le problème c’est qu’ils sont dans l’incapacité
    de changer quoique ce soit .. pour cause.. ils n’ont pas la moindre compétence dans le domaine
    ils ont hérité de la rente pétrolière et gazière qu’ils pensaient suffisante et éternelle … et ils n’ont jamais voulu bouger le petit doigt pour faire évolué le pays par crainte de perdre leurs privilèges.

  3. @Loco
    On n’entend plus de haw haw, car la livraison de la multicommande très spéciale occupe le tarouss actuellement depuis mardi passé. Il est en train de s’empiffrer avec du Ralston Purina, Dr Ballard’s très protéinés, Blue Wilderness et autre César. Une vraie ripaille haut de gamme qui n’est pas souvent livrée dans des HLM miteux. J’espère qu’au moins il n’a pas oublié de dire merci au livreur.