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jeudi, juin 13, 2024

De fortes pressions et campagne de dénigrement contre Abdelmadjid Attar pour l’obliger à se taire

L’ex-ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, est victime depuis plusieurs jours d’une campagne de dénigrement et fait l’objet de plusieurs fortes pressions exercées par des lobbys bien introduits au sein du pouvoir algérien notamment au sein du Palais Présidentiel d’El-Mouradia. Les analyses tranchantes et la sincérité ainsi que la justesse des opinions émises dans les colonnes des médias algériens et étrangers par Abdelmadjid Attar dérangent fortement les dirigeants actuels de Sonatrach et leurs « parrains » au plus haut sommet de l’Etat algérien. Abdelmadjid Attar dévoile au grand public les dessous de plusieurs mauvaises décisions qui mettent en péril l’avenir du secteur des hydrocarbures de notre pays. 

Et cette posture est vécue comme un affront par les dirigeants du pouvoir algérien qui ne tolèrent pas la moindre à l’encontre de leurs actions et décisions politiques. Un média électronique proche du PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar, a lancé une véritable offense visant à discréditer, voire à salir dangereusement la réputation d’Abdelmadjid Attar en l’assimilant à un « traitre » qui menace la stabilité de l’économie algérienne à travers ses critiques malvenues et malveillantes.

« L’ancien ministre de l’Energie n’hésite pas en effet, à dégainer et verser, notamment dans « les paradoxes » et les contradictions, en évoquant Sonatrach Dernière trouvaille : L’incapacité de l’Algérie à augmenter sa production en gaz, mais elle est conforme à la méthode d’assurer l’approvisionnement de la valeur minimale et une autre qui représente le maximum, car les termes des accords permettent à l’Algérie d’exporter la valeur minimale spécifiée dans le contrat », a affirmé ainsi ce média télécommandé depuis la direction générale de Sonatrach à Hydra.

Pis encore, le même appareil de propagande médiatique est allé jusqu’à affirmer que  « l’ancien ministre de l’Energie, remet en doute la fiabilité de Sonatrach, de surcroît celle de l’Algérie à honorer ses engagements vis-à-vis de ses clients alors que tous les experts énergétiques soutiennent le contraire ». « Est-il vraiment le temps d’une telle « analyse » ? Profitera-t-elle de l’Algérie ? Assurément pas », décrète la même source qui veut ainsi interdire tout débat, toute critique ou toute analyse qui ne va pas dans le sens des orientations adoptées par les actuels hauts responsables de Sonatrach et du régime algérien.

L’infortuné Abdelmadjid Attar, après avoir consacré toute sa vie à la prospérité et au développement de son pays, se retrouve aujourd’hui traité par cette même propagande d’agent au service « des bribes du makhzen marocain contre l’Algérie et le groupe Sonatrach ». L’insulte est d’une ignominie hallucinante surtout lorsqu’on connait le parcours et la longue expérience d’Abdelmadjid Attar au sein de Sonatrach et notamment au coeur de la division exploration et production.

Ingénieur Géologue formé par l’Université d’Alger (1966-1969) et l’Institut Algérien du
Pétrole (1969-1971), Abdelmadjid Attar est l’une des compétences nationales les plus brillantes dans le secteur des hydrocarbures. Après avoir démarré sa carrière en 1971 à SONATRACH et y est resté jusqu’en 2000 après y avoir exercé plusieurs responsabilités en tant que chef de Département, Directeur Exploration, Abdelmadjid Attar est devenu  le Directeur des projets internationaux, puis Président Directeur Général de 1997 à 2000.

En Juin 2000, il est nommé Directeur Général du Holding Public « CHIMIEPHARMACIE-SERVICES » qui relevait du Chef du Gouvernement et en Juin 2002, il est nommé Ministre des Ressources en Eau. Depuis 2004 et à ce jour, il préside son propre cabinet d’études et de conseil dans les domaines de l’Energie, l’Hydraulique et l’Environnement. L’ancien ministre algérien est également Membre de l’Association Américaine des Géologues Pétroliers (AAPG), et de l’Association Algérienne de l’Industrie du Gaz (AIG) dont il est le Vice-Président. L’homme qui fut ministre de l’Energie du 23 Juin 2020 au 21 Février 2021 est réputé pour son patriotisme exemplaire et il n’a jamais fui son pays pour aller monnayer ses compétences à l’étranger.

Mais pourquoi Abdelmadjid Attar dérange tant certaines chapelles du régime algérien ? Il est jugé « coupable » de crime de lèse-majesté parce qu’il a démonté les mensonges entretenus par les actuels dirigeants autour du récent contrat de livraison de nouvelles quantités supplémentaires de gaz naturel à l’Italie. Abdelmadjid Attar a fait remarquer, à juste titre, que l’Algérie ne peut actuellement pas augmenter sa production de gaz naturel et une augmentation significative du volume de production, estimé à 4 milliards de mètres cubes, « n’est pas techniquement et réalistement possible, que ce soit en une semaine, un mois ou même un an », a-t-il fait savoir dans une récente déclaration médiatique.

Selon l’ancien ministre, la décision de pomper ces quantités de gaz algérien vers l’Italie, l’Algérie seule ne pourra la sécuriser que par le recours à une autre destination, au lieu d’augmenter les capacités de production qui sont actuellement à leurs plus hauts niveaux.

Il a ajouté que les clients algériens des pays européens dépendent des quantités de gaz actuellement importées ; Sécuriser leurs réserves d’énergie pour la consommation pendant la saison hivernale. Il a indiqué dans le même sillage que les importations destinées à ce stock commencent à partir du mois d’avril de chaque année, alors que l’Algérie n’a pas besoin de mettre des quantités de production sous forme de stock, au motif que le gaz est présent au niveau du gisement et est produit périodiquement et en continu pour couvrir besoins internes.

Abdelmadjid Attar a reconnu enfin  que l’Algérie a une solution suicidaire, qui est l’utilisation de gaz destiné à être pompé dans des puits pour assurer la poursuite des processus de production et d’extraction, ce qui est le procédé technique bien connu.

Il a expliqué à ce propos que l’Algérie produit en moyenne 135 milliards de mètres cubes de gaz par an, et en consomme et commercialise au niveau local environ 90 milliards de mètres cubes. Quant au montant restant, selon Attar, qui est de 45 milliards de mètres cubes, 35 milliards sont re-pompés dans les champs pour maintenir la production, tandis que Sonatrach consomme 10 milliards de mètres cubes sur place au niveau des champs et des stations de pompage. « Quant à tout ce qui dépasse ces quantités, c’est dû aux négociations entre les deux parties, ce qui permet à l’Algérie de réaliser une marge bénéficiaire dans l’exportation de gaz », a décrypté encore cet expert qui refuse de mentir aux algériennes et algériens en leur vendant des fantasmes inexistants et dangereux sur l’avenir des hydrocarbures dans leur pays. Décidément, cette honnête intellectuelle dérange le PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar, et ses acolytes ainsi que ses protecteurs qui veulent saccager nos réserves et les richesses de notre sous-sol pour réaliser à court-terme quelques intérêts commerciaux sans grande valeur ajoutée pour le futur de notre pays.

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