27.9 C
Alger
samedi, juin 15, 2024

Conséquences économiques de la COVID-19 : En 2020, au moins 60 % des Algériens ont cessé temporairement de travailler et plus de 51 % d’entre eux ont perdu des revenus

La pandémie de la COVID-19 a produit des conséquences économiques et financières désastreuses en Algérie. Les travailleurs et les salariés ont ressenti l’énorme impact de cette pandémie sur leurs revenus et leurs activités professionnelles, nous apprend une vaste enquête internationale réalisée par le prestigieux Institut Gallup, le premier institut de sondage aux Etats-Unis qui produit également à travers 40 bureaux situés dans 27 pays dans le monde des études et évaluations pour les décideurs sur potentiellement tous les sujets politiques.

Fondé en 1958, l’Institut Gallup est en vérité le premier organisme qui a popularisé les sondages d’opinion grâce aux travaux de son fondateur George Gallup, un statisticien et sociologue américain lequel a développé l’idée qu’il est possible de déterminer une grande part de l’opinion des gens en fonction de leur âge, leur sexe, leur habitat, leur profession, leur religion, leur origine ethnique, etc. La constitution d’un échantillon représentatif de la population totale permet donc de prévoir les opinions majoritaires. Partant de cette idée, l’Institut Gallup a inspiré ensuite tous les instituts de sondages d’opinion dans le monde car il est considéré comme le pionnier dans ce domaine stratégique.

L’Institut Gallup réalise régulièrement des enquêtes d’opinion mondiales pour évaluer l’impact de divers évènements internationaux sur les opinions des pays du monde entier. Entre le deuxième semestre de 2020 jusqu’au début de l’année 2021, l’Institut Gallup a mené une vaste enquête basée sur des entretiens téléphoniques auprès de plus de 322 mille personnes répartis sur 117 pays dans le monde. Au moins 1000 Adultes âgés de plus de 15 ans ont été questionnés et interrogés par pays concernant l’impact de la pandémie de la COVID-19 sur leur travail, leurs revenus et leurs activités professionnelles.

Et les résultats de cette vaste enquête internationale font froid dans le dos. Et pour cause, l’Institut Gallup nous apprend ainsi que 53% des travailleurs dans le monde ont cessé de travailler temporairement au cours du deuxième semestre de 2020. 32% des travailleurs dans le monde ont perdu leur emploi ou ont quitté leur entreprise.  Environ la moitié des salariés dans le monde ont vu leurs heures de travail (49 %) ou leurs salaires réduits ou baissés (50 %).

Les travailleurs Algériens ont été parmi les catégories socio-professionnelles les plus durement touchées par les conséquences économiques et financières de la pandémie de la COVID-19. Preuve en est, pas moins de 60 % des travailleurs algériens ont été contraints de cesser de travailler temporairement à cause de la paralysie économique provoquée par la situation sanitaire dans leur pays.

Par ailleurs, pas moins de 63 % des travailleurs algériens ont été contraints de réduire significativement leur temps de travail puisqu’ils beaucoup d’entre eux ont été mis au « chômage partielle » par leurs entreprises en grosses difficultés face aux conséquences économiques de la pandémie de la COVID-19.

51 % des travailleurs algériens ont perdu des revenus à cause de la pandémie de la COVID-19. Si certains salariés algériens ont été contraint d’accepter des baisses de salaires pour pouvoir jouir encore de leur travail, d’autres n’ont perçu aucun centime lorsqu’ils étaient temporairement à l’arrêt en raison de la fermeture de leurs entreprises. Ces salariés algériens n’ont reçu aucune compensation financière de la part de l’Etat algérien qui a livré les travailleurs à leur triste sort face aux conséquences malheureuses de ce péril majeur qui est la pandémie de la COVID-19.

D’autre part, près de 15 % des travailleurs ont déclaré avoir perdu leur travail à cause de la faillite ou des grosses difficultés financières de leurs entreprises.

Ces données de l’Institut Gallup démontrent que les salariés algériens ont subi des bouleversements majeurs à cause de l’énorme impact économique sur leur pays de la pandémie de la COVID-19. Ces bouleversements ont été relativisés, voire occultés ou ignorés par des autorités algériennes qui ont brillé par leur absence en refusant d’adopter des mesures concrètes pour venir en aide aux travailleurs algériens les plus fragiles et les plus exposés aux malheureuses conséquences de la pandémie.

 

dernières nouvelles
Actualités