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mercredi, juin 12, 2024

Confidentiel. L’usine d’huile Afia International Algeria fonctionnelle uniquement à 50 % faute de subventions de l’Etat algérien

Les commerçants ne sont pas les seuls responsables de l’actuelle crise de l’huile de table en Algérie. Le gouvernement algérien a réduit dans la plus grande discrétion les quotas alloués aux subventions financières réclamées par les fabricants de l’huile de table pour maintenir la production de l’huile de table subventionnée et sa commercialisation aux prix plafonnés par l’Etat algérien depuis 2011, a appris Algérie Part au cours de ses investigations. 
Le ministère du Commerce vient de provoquer l’arrêter momentané de l’usine du fabricant Afia International Algeria située dans la zone Industrielle Hassi Ameur au niveau de Hassi Bounif dans la wilaya d’Oran. Cette usine de l’un des plus importants fabricants d’huile de table en Algérie est fonctionnelle uniquement à 50 % de son potentiel de production et elle ne produit de l’huile de table subventionnée par l’Etat que pendant une période limitée à 15 jours par mois. Et pour cause, le gouvernement algérien a décidé de réduire de moitié le montant des quotas des subventions financières allouées à Afia International Algeria dans le cadre de la politique de plafonnement des prix de l’huile de table, a confirmé Algérie Part au cours de ses investigations.
Cette décision a fortement perturbé la production de l’usine d’Afia International Algeria. La production de l’huile de table de cet important opérateur de l’industrie agroalimentaire dans la région de l’ouest du pays a été réduite ainsi de moitié. Les responsables d’AFIA International Algeria ont été contraints d’attendre le 1er mai prochain pour pouvoir bénéficier d’un nouveau quotas de subventions et d’allocations. Cette situation n’a pas manqué d’aggraver la perturbation de la distribution de l’huile de table dans de nombreuses wilayas de l’ouest algérien.
Preuve en est, le principal distributeur de l’huile de table Afia, l’entreprise privée Sarl AFDIS située à Sidi Maarouf dans la région d’Oran, a été obligé de mettre au chômage le personnel dédié à la vente en gros de ce produit alimentaire massivement recherché sur le marché algérien notamment depuis le début de ce mois sacré de Ramadan.

 

Il est à rappeler que les prix de l’huile de table sont plafonnés en Algérie suivant un barème qui a été fixé par les pouvoirs publics depuis 2011 à la suite des fameuses émeutes de janvier 2011 ayant fait 8 morts et plus de 800 blessés dans plusieurs villes d’Algérie et plus particulièrement à Alger. Le gouvernement algérien avait fixé de nouvelles mesures pour enrayer la hausse des prix des matières premières.

A l’époque, les autorités algériennes ont décidé de procéder à une baisse de 41 % des taxes sur les coûts de revient des produits de base pour les importateurs, producteurs et distributeurs alimentaires d’huile et de sucre roux. Grâce à cette décision, les prix de l’huile de table ont été ramenés de 900 Da, voire 1000 Da, jusqu’à 600 Da pour le bidon d’huile de 5 litres.

Fin mars 2011, le décret exécutif fixant le plafonnement les prix et les marges bénéficiaires de sucre et les huiles alimentaires à la production, à l’importation et à le distribution, aux commerces de gros et de détail, a été publié au journal officiel no 15.

Ce texte a fixé les prix plafonds pour les bidons d’huile ordinaire raffinée de 5litres, 2 litres et 1 litre respectivement à 600 da, 250da et 125 da alors que les prix de kilogramme de sucre blanc vendu en vrac et préemballé ont été fixés respectivement à 90 da et 95 da.

L’article 12 de ce décret stipule clairement « qu’une compensation est allouée sur le budget de l’Etat aux opérateurs pour la prise en charge de la hausse des prix du sucre et de l’huile brut de soja en vue de garantir le maintien des prix plafonds ». L’Etat algérien est censé ainsi prendre en charge la différence entre le prix moyen pondéré à l’importation de l’huile brute de soja et du sucre roux en stock et les prix de ces matières premières dont les prix des produits finis commercialisés n’ont pas dépassé les prix plafonnés. C’est le ministre du Commerce qui gère la dotation budgétaire correspondant aux montants des compensations à allouer au profit des fabricants de l’huile de table en Algérie comme Afia International Algeria. Cette dotation budgétaire fait partie du budget de fonctionnement du ministère du commerce.

Selon nos sources, il s’avère que ces budgets consacrés aux compensations des prix de l’huile de table sont nettement inférieurs par rapport aux besoins du marché national. C’est ce qui explique les réductions drastiques décidées par le ministère du Commerce qui ne peut pas se permettre d’allouer régulièrement des compensations financières au profit des producteurs de ce produit alimentaire de base en Algérie.

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3 تعليقات

  1. On ne peut indéfiniment vouloir une chose et son contraire !
    Le choix s’impose, il n’y a pas de fuite possible !
    Ou c’est le parti unique et les subventions !
    Ou la liberté :
    -d’entreprendre ;
    -d’expression ;
    -de la justice ;
    -choisir le système de gouvernance !
    -d’aller et venir pour tout un chacun sans Hoggra !

  2. Des entreprises privés s’enrichissent grâce aux subventions de l’état, donc de notre argent à tous
    Cevital , AFIA et d’autres ont un marge bénéficiaire garantie par l’état qui fixe les prix
    Une entreprise privé normal, voit sa marge augmenter ou diminuer selon les prix du marché, la concurrence , l’offre et la demande pas en algérie ….
    L’état doit aider les plus pauvres d’entres nous quitte à distribuer des denrées aux plus démunis et laisser les sociétés privés se débrouiller seules
    Faut arrêter de distribuer 16 milliards de dollars de subventions sachant que cela ne bénéficie par aux plus démunis d’entre nous bien au contraire …vendre le diesel 6 fois moins cher que nos voisins profite aux contrebandiers et aux familles riches ( plusieurs véhicules au sein du même foyer), pas au Zawali qui n’a pas de voiture
    Vendre la baguette à 10-12 DA a tous pour retrouver des millions de baguettes dans nos poubelles alors que c’est du blé « français » le meilleur mais le plus cher qui est importé, puis fortement subventionné…
    Subventionner l’eau, l’électricité, le gaz pour les riches qui habitent des villas ou des appartements de grand standing ( plusieurs biens) c’est jeté l’argent par les fenêtres
    On pourrait dire la même chose sur l’école gratuite , de l’enseignement universitaire , de la médecine gratuite pour ces enfants de « riches » qui ne déclarent rien au fisc donc ne paient pas leurs impôts …
    Ou sont passés les millions de logements subventionnés qui ont construit ces 20 dernières années et vendus pour presque rien…SAHAB CHKARA…ces invisibles qui ne sont ni wal, ni militaire, ni hauts fonctionnaires mais possède des fortunes invisibles ( maisons, appartements, terrains et des montagnes de billets)