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vendredi, juin 21, 2024

Confidentiel. L’Etat a refusé de verser l’équivalent de 280 millions de dollars à Air Algérie

L’Etat a refusé de venir en aide à la compagnie aérienne nationale Air Algérie ébranlée par une très forte crise financière en raison de la fermeture totale des frontières aériennes du pays depuis le début de pandémie de la COVID-19 à la mi-mars 2020.  Aucun sou n’a été versé par les autorités algériennes à Air Algérie pour qu’elle puisse résister face aux chocs provoqués par la pandémie de la COVID-19 et les demandes formulées par la direction générale d’Air Algérie ont essuyé un refus catégorique du gouvernement. 

En effet, en janvier 2021, Air Algérie avait demandé officiellement via le ministère des Transports et le gouvernement une aide de 280 millions de dollars pour compenser les pertes qu’elle avait subi en raison de la fermeture des frontières et des effets de la pandémie de la COVID-19 sur le trafic aérien international. Mais cette demande a été refusée par l’Etat à la suite d’une instruction émanant de la Présidence de la République qui a demandé d’économiser toutes les dépenses publiques tant que la pandémie continue de paralyser le monde entier.

En clair, aucune rallonge budgétaire ni le moindre prêt ne sera consenti par l’Etat tant que la pandémie poursuit ses ravages sur la planète. Le Palais Présidentiel d’El-Mouradia refuse catégoriquement de consentir à une ouverture des frontières du pays même si elle doit être uniquement partielle pour permettre à Air Algérie de mettre en place des programmes de vols spéciaux.

Pour éviter la faillite à Air Algérie, l’Etat envisage seulement d’étudier la possibilité de verser les compensations tarifaires dont a droit la compagnie aérienne nationale dans le cadre de billets subventionnés des vols nationaux vers les régions les plus lointaines du grand sud algérien. Il s’agit de la compensation pour sujétion de service public. Ces compensations constituent un véritable problème pour Air Algérie car elle a estimé qu’elle souffre d’une « insuffisance » des compensations financières. « Ces dernières années, nous avons souffert de l’insuffisance des compensations financières qui nous sont dues par l’Etat au titre des sujétions de service public sur le réseau domestique », avait relevé l’ancien PDG d’Air Algérie, Bakhouche Allèche. « Je dis bien compensation et non pas subvention. En réalité, l’Etat subventionne l’usager et non pas la compagnie », avait-t-il affirmé en octobre 2019. Il faut savoir sur les 102 milliards DA, soit l’équivalent de 790 millions d’euros, gagnés par Air Algérie en 2018, le marché domestique ne représente qu’à peine 10 %, à savoir même pas 79 millions d’euros.

Et le montant des compensations financières que l’Etat algérien doit verser à Air Algérie ne dépasse pas les 15 milliards de Da, soit l’équivalent de 110 millions de dollars. Il s’agit d’un montant qui couvre les trois dernières années d’activités des vols domestiques d’Air Algérie. Même cet argent qui est attendu désespérément par la compagnie aérienne nationale ne sera pas suffisant pour réparer les pertes provoquées par la fermeture totale des frontières aériennes du pays. L’avenir d’Air Algérie plonge dans l’incertitude.

 

 

 

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3 تعليقات

  1. L’état n’a pas refusé !!!
    Les caisses sont vides, pas de quoi acheter des anesthésiant pour les hôpitaux ou toutes les salles d’opérations sont fermées.
    Air Algérie à demander au trésor Français un crédit de 900 millions d’euros, avec comme garantie l’état Algérien.
    Mais comme tout le monde sait que cette junte est en fin de vie, personne ne veut miser zouj dourou sur eux.