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dimanche, mars 3, 2024

Confidentiel. Directeur général par intérim de l’administration pénitentiaire : L’enquête d’habilitation « négative »

Situation ubuesque et inédite à la direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion qui gère l’ensemble des prisons algériennes lesquelles abritent plus de 90 mille détenus à travers toutes les régions du pays. Depuis le 1er décembre 2019, cette institution sensible du ministère de la Justice en Algérie est dirigée par un directeur général par intérim. Il s’appelle Bourbala Fayçal. Le ministre Belkacem Zeghmati souhaite depuis plusieurs mois régulariser et officialiser la nomination de Bourbala Faycaçl. 

Or, l’enquête d’habilitation diligentée par les services de sécurité sur ce haut responsable a abouti à un rapport accablant et a conclu par « un avis défavorable ». Belkacem Zeghmati a été donc désavoué et il ne peut « officialiser » son poulain dans ses fonctions à la tête de l’institution qui gère toutes les prisons algériennes, une mission délicate qui revêt une importance stratégique.

Selon nos informations, Belkacem Zeghmati a tenté de protester contre les conclusions négatives de cette enquête d’habilitation. Mais les services de sécurité lui ont répondu sèchement en lui conseillant de « s’adresser à la Présidence de la République » pour réclamer des explications. En clair, les services de sécurité refusent de subir le diktat du ministre de la Justice, le plus impopulaire des ministres algériens en raison des violations flagrantes des libertés publiques par les tribunaux algériens.

Les prisons algériennes seront donc encore gérées par un intérimaire et cette situation suscite des dysfonctionnements au sein de l’administration pénitentiaire.  Il est à rappeler que Faycal Bourbala a rejoint, en 1996, le corps de la justice où il a occupé le poste magistrat au tribunal d’El Harrach avant d’être nommé juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed suivi de celui de Médéa. En 2003, il est nommé directeur adjoint du recrutement et de la formation à la direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion. En 2008, il est nommé directeur de la recherche et de la réinsertion sociale et membre de la commission de l’aménagement des peines jusqu’à 2014, avant d’être nommé, en octobre dernier, inspecteur général par intérim des services pénitentiaires. Dans son parcours, les services de sécurité ont relevé son implication dans de nombreuses affaires scabreuses et plusieurs membres de sa famille ont été également épinglés par les rapports des services de sécurité pour leur passé peu glorieux.

Algérie Part poursuit ses investigations et reviendra prochainement sur ce dossier avec de nouvelles révélations.

 

 

 

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